‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 138 sur 143 · Den 2 Star en · texte numérisé non relu

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« Je laissai en ces lieux une lettre pour le capitaine

Dumont-d'Urville, lui indiquant les moyens de me ren-

contrer, Ayant terminé tout ce que j'avais à faire à Tucopia, je mis, dès le soir même, à la voile pour Mannieolo, et le pilote se dirigea sur une étoile brillant à l'ouest. À dix heures du lendemain matin, je me trouvai à moilié hauteur de l'île, À midi, nous n'en étions éloignés que de trois ou quatre lieues : je pouvais apercevoir que l'abord de l'île était excessivement dangereux, à cause des bancs de sable et des nombreux

récifs, dont les uns étaient à fleur d'eau, et les autres couverts de deux ou trois brasses d'eau. Le jour était trop avancé pour envoyer des canots chercher un mouillage; je passai done la nuit à faire des bordées en tous sens devant l'île, Le lendemain matin, 8 septembre, dès la pointe du jour, j'envoyai à terre deux embarcations armées dans lesquelles étaient Martin Busshart et Rathea pour reconnaitre un port et ouvrir des communications amicales avec les insulaires; ils revinrent une heure après la nuit close. Ils nous annoncèrent qu'ils avaient découvert un port dont l'entrée n'était pas très difficile, L'officier que j'avais chargé de cette mission m'informa de plus, qu'en doublant une pointe de l'ile, les bateaux s'étaient trouvés en face d'un village, dont les habitants, à leur vue, avaient aussitôt fait retentir leurs instruments de guerre, et, armés d'ares et de flèches empoisonnées, étaient accourus sur le rivage, où ils avaient commencé leurs

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