LAS EST
pt DRE
donna Antoing à enlever; les Anglo-Hanovriens, à droite, furent lancés sur Fontenoy, L'ennemi attaqua nos positions pendant cinq heures et fut arrété par le leu d'artillerie et de mousqueterie qui partait de nos redoutes, Dés lors les Hollandais mirent ventre à terre, ne bougérent plus et restérent jusqu'à la fin de la bataille immobiles à plat ventre : leurs officiers ne purent jamais les faire relever, Quelques-uns des nôtres croyaient la bataille gagnée, el faisaient compliment au maréchal de Saxe sur la victoire, « Tout n'est pas dit, répliqua le maréchal ; allons aux Anglais, ils seront de plus dure digestion! », En effet, l'affaire allait se compliquer.
Ce fut alors que « M, de Kéænigseck (général de Marie-Thérèse) forma, dit Frédéric le Grand?, deux lignes d'infanterie vis-à-vis de Ta frouée qui est entre Antoing et le bois de Barry ; en avancant, il recut le leu croisé qui partait du village et des redoutes; ses fanes en souffrirent el se rélrécirent; son centre, qui en souffrait moins, continuait d'avancer, el comme ses ailes se repliaient en arrière, Son corps prit une forme triangulaire qui, par la continuation du mouvement du centre et par la confusion, se changea en colonne. Ce corps, lout informe qu'il était, altaqua et renversa les Gardes francaises, perca les deux lignes (francaises) et aurait peut-être remporté une victoire complète, si les généraux des alliés avaient mieux su profiter de la confusion où étaient leurs ennemis... »