Souvenirs du marquis de Valfons, p
2, Dans ses Mémoires.
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Par une vieille coutume, il était établi que linfanterie francaise devait essuyer Le feu de l'ennemi sans répondre et charger à la baïonnette sans tirer", Quand les Anglais arrivérent à moins de cinquante pas des Gardes francaises, se passa une scène étonnante, qu'un témoin oculaire raconte ainsi! « Les officiers anglais, au moment d'arrêter leur troupe, nous saluérent le chapeau à la main; les nôtres avant répondu de méme à celle courtoisie, un capitaine des gardes anglaises, qui était lord Charles Hay, sortit de son rang ets'avanca, Le comte d'Auteroche, Heutenant des grenadiers, se porta alors au-devant de lui, « Monsieur, dit le capitaine, faites donc tirer vos gens, — Non, monsieur, répondit d'Auteroche, nous ne tirons jamais les premiers », EU s'étant de nouveau salués, ils rentrérent chacun à leur rang? », Les Anglais GÜirérent, et leur décharge Lua ou blessa 414 hommes, dont 19 officiers?, Les Gardes francaises lâchérent pied #,
Les Anglais, s'avancant toujours, arrivérent enfin au milieu de notre champ de bataille et allaient en rester
1. Le maréchal de Saxe rédigea à ce sujet un Mémoire qui se trouve dans le tome V (p. 299) de ses Lettres el Mémoires publiés par Grimoard. Il est absolument, et avec raison, opposé à ce prétendu « principe ».
2, VALFONS, Souvenirs, p. 143.