‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 52 sur 143 · Mémoires, VII · texte numérisé non relu

Mémoires, VII

2, Il avait été toute la journée auprès du maréchal et était parfaitement renseigné. Le maréchal avait récompensé sa bravoure et son intelligence en l’envoyant à Versailles donner au Roi les détails de l'action. — Voir Souvenirs du marquis de Valfons, p. 176.

3. Officier d'état-major quiavaitapportélespremièresnouvelles comme on vient de le dire,

eee à ENTRE

leur chemin 80 de nos bataillons et 150 escadrons, Je répète les expressions de M. de Valfons.

De son côté le maréchal de Saxe écrivait, le lendemain de la bataille, au comte de Bruhl, premier ministre de l'électeur de Saxe :

Sur le champ de bataille, sous Liège, le 12 octobre 74u,

Monsieur, J'ai battu hier M. le prince Charles à plate couture, et si

j'avais eu deux heures de plus de jour, il ne se serait rien

sauvé, parce que je le tenais dans l'encoignure entre le Jaar et la Meuse, Mais Dieu ne l’a pas voulu. La nuit nous a surpris au bout de deux lieues de poursuite, L'attaque de Lowendal, que j'avais détaché à ma droite et que j'attendais depuis dix heures du malin, car j'élais en présence (de l'ennemi) dès cette heure-là, n'a commencé qu'à trois heures après midi, Ainsi l'on ne peut compter le commencement de la bataille que de trois heures après midi; à cinq heures, tout était en déroute, et à six, il a fallu s'arrêter...

La bataille de Raucoux fut sévèrement critiquée. Le duc de Luynes' rapporte quelques-unes des réflexions qu'il entendil faire à diverses personnes, «€ qui voient bien et exactement ». I dit :

Le projet de M, de Saxe, comme il le dit lui-même, n'était pas de faire tuer des hommes de part et d’autre et que la perte des ennemis fût seulement beaucoup plus considérable que la nôtre. Une bataille donnée immédiatement avant la séparation des armées devait avoir un autre objet; ce ne pouvait être que celui de détruire presque entière

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