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En 1903, la valeur totale de l'importation des arachides en Belgique avait atteint 5,093,896 francs ; pendant le courant de cette année, 16,398,745 kilos furent mis en consommalion, ayant une valeur de 5 millions 83,611 francs. La quantité d’arachides réexportées est donc, comme le montre la comparaison de ces chiffres, très faible.
D'après l'explorateur allemand Pogge, il existerait dans le sud de l’État Indépendant du Congo deux sortes d’arachides, l’une dénommée « Tumbula » par les indicènes, très riche en huile, qui est cuite à l’eau ou rôtie, mangée sèche ou crue, et l’autre appelée « Nimu », qui ne renfermerait pas d'huile mais beaucoup d'amidon, et serait mangée bouillie. Cette seconde variété ne seraitelle pas le Voandzou ?
Les arachides de meilleure qualité proviennent du nord de la Sénégambie, de Rufisque, Cayor, Galam ; la Gambie, la Casamance fournissent une qualité moyenne, la qualité la plus inférieure serait fournie par Sierra- Leone. Les arachides du Congo semblent devoir se classer parmi les qualités moyennes.
Si l’Afrique occidentale fournit la majeure partie des arachides d'exportation, le centre de l'Afrique : le Soudan, la région du Tchad, le pays des Niam-Niam, celui des Mombuttu, le Mozambique et Zanzibar pourraient les fournir en grande quantité si les communications étaient plus faciles.
L'Afrique orientale allemande à vu le chiffre de l'exportation des arachides s'élever dans une notable proportion dans ces dernières années.
Kilos, Marks.
En 1899 il était de 94,207 d’une valeur de 15,622 En 1900 ” 292,609 » 39,87:
En 1901 » 163,484 ” 20,518
Ces derniers chiffres se décomposent commie suit :
Allemagne . . . 8,303 kilos 5,656 kilos Aanibade tit: 26204: 155,631 Hndes Dune. 1 108 042%» 1,363 Pays divers, : : — » 834
Pour la colonie du Togo, l'exportation a atteint en :
1900. . 1,033 kil. d’une valeur de 278 marks. 1901: . 20,480 ” » 1,690 1902. . 44,339 » ” 3,540 »
Le commerce de 1902 s’est réparti comme suit :
Angleterre. mortes ei LE. OI RIIOS PRES DA VE AN ET Eee oo lee
Bien que les exportations des colonies allemandes soient plutôt en progrès, on à encore vivement attiré dans l’Empire allemand l'attention sur ce produit et sur le sésame, en insistant sur l'intérêt qu’il y a pour le colon allemand d'essayer de fournir à la métropole les produits, qui, pour alimenter l’industrie, doivent provenir actuellement de l'étranger. En 1900, l'Allemagne a introduit chez elle pour environ 5,500,000 marks de graines oléagineuses, dont 50,000 marks seulement ont été affectés à des marchandises d’origine coloniale allemande.
La culture de l’arachide se fait encore en Égypte, où elle à pris une certaine extension, mais ce pays ne ser guère exportateur d’arachides et n'entre pas en ligne de compte pour le grand commerce dont cette graine est l’objet.
La culture de l’arachide ne pourra guère dans ce pays supplanter celles du coton et de la canne à sucre, qui rapporteront toujours beaucoup plus. D’autres raisons interviennent encore pour faire de cette plante un objet peu favorable pour être cultivé en grand en Égypte, nous n'avons pas à insister sur ce point ici; ces données ont été exposées en détail par M. H. Lecomte dans une étude spéciale (1).
Les exportations de 1900 à 1902 se chiffrent comme suit, prises dans leur ensemble :
Valeur en livres
Poids égyptiennes
(kilos). 25 NI) IOOU SIP D 77 1,464,415 16,751 TOOL Er ut AS ILODAMOS 11,442 OO TURIN AU 7 1,549,192 17,634
Les essais faits en Algérie, tout en ayant donné certains succès, ne permettent pas d'espérer que cette graine huileuse pourra faire pour cette région l’objet d’un commerce d'exportation considérable.
A Madagascar, l’arachide est cultivée dans toute l’île en plus où moins forte quantité, mais uniquement pour les besoins de l’indigène ; comme en Afrique continen-
(4) H. Lecoure. La culture de l'arachide en Égypte. Saint-l ouis (Sénégal), 1904, p. 26