‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du Congo (volume 2)Chapitre 31 sur 47 · PARA GRASS · texte numérisé non relu

PARA GRASS

Cette espèce est originaire des Indes occidentales, et c’est de là qu’elle a été introduite en Afrique, puis bien souvent réimportée dans l’Ancien monde, où elle s’est d’ailleurs toujours bien développée. Elle est parfois dénommée « Herbe de Para », mais malgré ce nom qui semble indiquer une provenance américaine de la plante, certains auteurs prétendent qu’elle est originaire d'Afrique d’où elle aurait été importée en Amérique, d’abord au Brésil où elle fut surtout cultivée.

Malheureusement une fois que cette herbe a pris pied dans une culture, il devient des plus dificile de la faire disparaître. A Trinidad, où elle a été cultivée sur une grande échelle, elle est même devenue une plaie de la culture sucrière.

Ce Panicum est très estimé du bétail et est d’une grande vigueur, il se développe surtout bien dans une

(1) P. molle Sw. (= P. barbinode Trin).

région où le sol est humide, se multipliant avec facilité et résistant aux feux de brousse.

Si la culture est faite dans une station favorable, si la plante à assez d’eau à sa disposition, elle pourra fournir tous les deux mois une belle récolte de foin, très riche ; dans un sol sec et peu fertile, la poussée sera naturellement moins forte.

L'Herbe de Para a sur l’Herbe de Guinée certains avantages, elle est moins dure, ses feuilles sont plus molles, mais elle ne se développe pas en hauteur comme l'Herbe de Guinée et résiste moins bien à la sécheresse.

On prétend que l’Herbe de Para est si envahissante qu'elle finit par prédominer dans une région humide où elle aurait été amenée en pieds isolés placés à distances assez grandes, surtout si l'herbe est incendiée à la saison séche. Les rhizomes rejettent alors fortement du pied.

Les marais intermittents à sol vaseux sont, d’après Sagot, les meilleurs terrains pour le développement de cette plante qui a transformé certaines régions. Ce Panicum est donc une des meilleures graminées à introduire dans les régions marécageuses. Cette introduction s’est faite déjà au Congo, à Kisantu par exemple. M. J. Gillet, de la Mission de Bergeyck-Saint-Ignace, a obtenu d'excellents résultats.

Comme beaucoup d’autres graminées fourragères, l'herbe de Para peut être multipliée par semis ou par bouturage ; c’est ce dernier procédé qui est le plus généralement employé. Les boutures, fragments de

tige de 2 ou 3 nœuds, sont plantés en terre ou même simplement jetés à sa surface.

L'histoire de l'introduction de cette herbe dans certaines colonies est intéressante, car elle montre bien la vigueur de l’espèce. Sagot, dans son « Manuel de cultures tropicales >, l’a donnée en détail, nous ne croyons pas devoir revenir sur ce point.

Nous donnerons, à titre de comparaison, l'analyse de l'herbe fraiche et de diverses parties de l’herbe.

Herbe de Para verte (M. Bonûme).

Mätières 42016682... 0 € + 1:60 Matières non azotées . . . 12.00 RAISON NC UE 2 OPA Cela e ne e n 1602 PÉNALES AISNE AMENER ET 1.47 LENS RO EDR ne At a 1 SE:

Parties de cette herbe (M. Bonâme).

Page 1