‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du Congo (volume 2)Chapitre 5 sur 47 · AN · texte numérisé non relu

AN

Livres par acre.

Acide Azote, phosphorique. Potasse. Chaux.

Arachides (fruits complets 1,380 livres par AC AEN SNRRL ME te: 44,22. 0 08 TES 00 Foin (2,000 livres par 6 OPEL Q LES ADSO REP NU STE E0 Total, 3,380 livres par 'aere 41,20 A8 TRAMS01882;50,) 46,64

Les formules conseillées par M. Handy sont les suivantes, leurs doses sont calculées pour un acre : I. — Farine de graines de coton . . 300 livres. Cendres des enveloppes des grai- Areatde CODEN 2e ne en Las a laD ne

== "Priosphate ‘acide. 214. 56. 80 livres.

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Haine de colons L 1200 150 livres.

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Des expériences faites en 1897 à la ferme expérimentale de Southern Pines (Caroline du Nord) ont donné les résultats suivants, montrant l'action très nette de l'engrais sur le rendement; les chiffres donnés le sont pour un hectare :

I. — Engrais complet : Here RIRE 148 Kilos de superphosphates 280 » nitraie de soude 239 + sulfate de potasse etde 1.264 à 145 magnésie. ; a hé 2240 nu CAR RE RME Less 6 Engrais vert Auf II. — Le même, sauf chaux . 980 902 III, — Le méme, sans potasse 946 1,041 IV. — ‘Terrain témoin sans enpris: > 0 FN EME 960 ol

Il est également à conseiller de faire un assolement. In Amérique on conseille tout particulièrement :

Première année. — Eté : Arachides.

Hiver : Céréale.

Deuxième année. — Eté : Trèfle incarnat.

| Hiver : Céréale.

Troisième année, — Été : Arachides, etc.

Ou encore : :

Première année, — Été : Arachides. : Hiver : Soja ou Cowpea.

Deuxième année. — Été : patates douces.

Hiver : Soja ou cowpea.

Troisième année. — Arachides, etc.

Pour l'Égypte, où l'assolement à donné égelement d'excellents résultats, on préconise la succession sui-

vante :

Première année. — Été : Arachides.

Hiver : Féveroles ou blé.

Deuxième année. — Été : maïs.

Hiver : Bersim.

Troisième année, — Été : Arachides.

Hiver : Féveroles ou blé.

Malgré l'apport d'engrais la culture de larachide est épuisante pour le sol et au bout de sept à huit ans il serait nécessaire, d'après certains planteurs, de laisser la terre en jachère pendant au moins deux ans.

Mais il est nécessaire d’insister ici que malgré l'assolement on ne peut négliger, si on veut obtenir un bon rendement, d'employer des engrais.

On conseille également de cultiver si lon ne peut créer un assolement les arachides alternativement pour les graines et comme engrais vert, de facon à rendre au sol l’acide phosphorique et la potasse que la récolte en a enlevés et à l’enrichir en azote.

La culture de l’arachide est encore à tenter comme culture accessoire, entre d’autres plantes, telles le cacao, les caoutchoutiers, les cocotiers. Cette plante a le grand avantage d'empêcher la croissance de mauvaise herbes et de conserver ainsi la propreté du sol. D'après les recherches faites à Peradeniya, on ne pourrait trouver de meilleure plante à cultiver sous les cocotiers, soit comme récolte, soit comme engrais vert, mais dans ce dernier cas les auteurs anglais qui ont étudié la question aux Indes recommandent le semis de variétés très folifères.

La diminution de la valeur des exportations d'arachides des Indes Anglaises est due, sans aucun doute, en grande partie à l'épuisement du sol; on à oublié que pendant la première période d'exploitation de cette plante les rendements étaient considérables grâce aux terres vierges mises en culture et à ce fait que l’arachide se développait dans de petites propriétés irriguées et

fumées avec soin; actuellement, la culture étant faite sur une plus grande échelle, l'est avec beaucoup moins de soins et surtout dans des terrains épuisés.

Peut-être aussi faut-il attribuer cette diminution à une perte de valeur de la race cultivée, aussi, sur les conseils de la Chambre de commerce, le Gouvernement de Madras a essayé d'introduire des graines d’'Arachis hypagæa d'Afrique dans le but de voir si la diminution de la production n’était pas due à une dégénérescence de la race. Les résultats ont été différents : aussi le gouvernement a-t-il jugé utile de faire faire des essais comparatifs avec de nouvelles et anciennes graines sur des territoires équivalents. Néanmoins certains résultats méritent d'être signalés; dans certains districts, la valeur des variétés introduites réside :

1° Dans le coût moins grand de la récolte, les vraines étant moins profondément enfoncées dans la terre (7,5 cm environ) que dans les variétés locales (15 à 22,5 cm.);

29 La récolte est double;

3° Les graines renferment plus d'huile.

Les graines ont les inconvénients suivants :

1° La récolte exige plus d’eau;

2° L'huile ne peut être consommée par l’homme, elle ne peut servir que pour l'éclairage ;

30 Le tourteau ne peut être employé pour la nourriture du bétail. Tout cela, il est vrai, devrait être revérifié, d’ailleurs actuellement la production d’arachides aux Indes parait revenir aux anciens chiffres, les planteurs ayant réussi à enrayer les maladies qui étaient

probablement en partie cause d’une diminution de l’exportation.

Il résulte d'expériences faites à la station expérimentale des Southerns Pine N. C., États-Unis de l'Amérique du Nord, qu'un acre de terrain consacré à la culture de ceite légumineuse et non fertilisé donne 410 livres de craines, tandis qu’il en donne 1,540 quand il à été additionné d’un engrais complet renfermant : potasse, acide phosphorique et nitrates.

L'arachide est parfois atteinte par des maladies d'origine cryptogamique ou ses feuilles sont mangées par des insectes, des chenilles. Dans certains cas ces maladies, encore peu connues, ont occasionné de erands dégâts dans les plantations. On n’a pas encore eu l'occasion d'étudier les moyens de les combattre efticacement. Les Annamites préconisent contre l'at- {aque des insectes l'immersion des graines, avant le semis, dans du pétrole.

La récolte peut se faire de trois à dix mois après le semis, suivant la variété semée. L'époque de la récolte varie d’après celle du semis et suivant la région. Il est donc aisé, si les conditions de culture le permettent et si la variété cultivée est suflisammsnt précoce, de faire deux récoltes par an.

On reconnait l’arrivée à maturité de la plante à ce que les parties aériennes, tiges et feuilles, deviennent jaunes et se dessèchent. La récolte se fait par simple arrachage de la plante. Arrachées par un temps sec, les plantes sont souvent simplement couchées sur le sol où on les laisse se dessécher pendant vingt-quatre

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