‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du Congo (volume 2)Chapitre 6 sur 47 · EL M · texte numérisé non relu

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heures; où bien, elles sont disposées sur de la paille autour d’un pieu de 4 à 5 pieds de haut, les racines disposées vers le centre et laissant au milieu un espace libre permettant la cireulation de l'air. La meule ainsi formée est abritée contre l'humidité et la voracité des oiseaux par une couverture de paille ou d'herbe. On à | également préconisé l'emploi de séchoirs formés de bàätons d'environ 2",50 de long, pointus à une de leurs extrémités et fichés en terre à environ 45 cm. de profondeur; sur ces batons on en fixe d’autres de 90 cm. de long et distants d'environ 60 cm. Sur ces traverses on suspend autant de plantes qu'elles peuvent en supporter. On recouvre chaque support par une toiture de paille, si le temps est douteux et la pluie à craindre. Au bout d'une quinzaine de jours les plantes sont suflisamment sèches, on peut ouvrir les tas et séparer les gousses.

Il reste toujours dans le sol une certaine quantité de fruits, surtout si l’arrachage des plantes à été fait à maturité complète, aussi pour éviter cet inconvénient certains planteurs préfèrent-ils arracher l’arachide un peu avant la maturité. Il y a donc lieu de faire rechercher dans le sol les fruits qui y seraient restés.

L'arrachage se fait toujours à la main, on a essayé des machines, mais aucune jusqu'à ce jour n’a donné de très bons résultats. M. Lecomte (1), cite entre autres une machine construite en Égypte par M. Marius Tour-

(4) Lecoure. La Culture de l'arachide en Égypte. Saint-Louis, Sénégal, 1904, p. 42.

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nel, sur les indications d'un planteur M. Huri, mais bien qu'elle soit en progrès les résultats que l’on obtient avec elle sont encore peu satifaisants.

Il faut maintenant séparer les fruits des fanes ; cette phase de la récolte de l'arachide est très longue; le travail manuel n'a pas encore été remplacé couramment par la machine et un travailleur expérimenté ne peut guère séparer plus de 30 à 40 kilos de fruits par jour.

En Égypte dans certaines exploitations la séparation se fait à l'aide d’une sorte de couteau en bois ou d’une planchette, l’ouvrier tenant la plante à moitié sèche de la main gauche, racle la base avec l'instrument et fait tomber les fruits. |

Après séparation, les gousses sont encore mises à sécher à l'air libre pendant quelques jours; sans cette précaution, elles moisissent facilement et mises en tas ou en sacs, elles s'échauffent et fermentent même.

Les arachides prennent dans une certaine mesure la couleur du sol dans lequel elles sont cultivées, de sorte qu'une terre grisätre-jaunätre donne des arachides plus pales et celles-ci sont toujours préférées sur les marchés.

Dans un terrain humide riche en humus les arachides sont toujours plus foncées. La culture en terrain jaunaltre ou grisatre, argilo-sablonneux possède encore le grand avantage de produire des gousses auxquelles n'adhère presque pas de terre, tandis que dans les terrains foncés, bruns ou rouges, les cosses sont souvent tachetées, et ces macules ne peuvent être enlevées par un lavage prolongé à l'eau,

Dans un sol argilo-sablonneux meuble, l'arachide peut rapporter 90 pour 1 et même 200 pour 1 et davantage si les plantes sont entretenues avec soin et particulièrement bien buttées.

Dans les terrains compacts au contraire le rendement u’est guère que de 25 à 40 pour 1. Les années chaudes donnent des arachides supérieures en qualité; si les pluies sont rares les fruits restent petits, mais si elles sont trop abondantes les cosses ne parviennent pas à maturité et les graines renferment souvent 3 à 8 p. €. d'huile de moins que celles poussées en saison normale.

Dans l'Afrique occidentale française, au Sénégal, on estime la production d’un hectare planté en arachides à 60 à 100 hectolitres, c’est-à-dire 2,300 à 3, 400 kilos ; dans le Cayor, l’hectare produirait de 3,000 à 4,000 kilos, dans la Gambie de 1,500 à 2,000 kilos, mais dans certaines terres riches du Oualo, des longans bien cultivés donnent parfois 11,000 kilos de fruits par hectare.

En Algérie, l’hectare rapporterait 2,400 à 4,000 kilos de graines, et aux États-Unis (Virginie, Tennessee, Géorgie et Caroline) le minimum de production est estimé à 2,000 kilos; le maximum de 10,000 kilos a été atteint. Dans la présidence de Bombay le rendement moyen est de 3,000 kilos environ par hectare.

L'époque du semis influe considérablement sur le rendement et des expériences entreprises encore récemment à Barbados ont établi que dans cette région le semis en septembre et la récolte en février valent mieux que le semis tardif en [décembre et la récolte en août;

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le rendement pour ces deux séries d'expériences était en moyenne de 851 livres par acre dans le dernier cas et de 1,185 livres dans le premier cas.

Le poids des arachides varie énormément ; 1 mètre cube d’arachides en cosses pèse de 274 à 365 kilos; les arachides de Casamance péseraient en moyenne 274 kilos, celles du Cayor 353 kilos, celles de Java 325 kilos, celles d'Égypte atteindraient le poids de 365 kilos par mètre cube.

Poids moyen de 1 mètre cube d’arachides en cosses :

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Après décortication la moyenne du poids est plus constante et oscille autour de 600 Kilos le mètre cube.

Dans la culture de l’arachide, le fruit n’est pas la seule partie utilisable; l’hectare fournit encore en moyenne 2,100 kilos de fourrages verts et 1,500 kilos d'un fourrage sec très estimé par le bétail et sur lequel nous aurons à revenir plus loin.

On cultive au Sénégal les deux formes d’arachides :

dressée et couchée; la forme la plus répandue est celle dont les fruits naissent à tous les niveaux de la plante et dont les tiges en s'étendant, facilitent l'introduction des fruits en terre. La seconde variété plus dressée est plus facile à arracher, elle est aussi plus hâtive et pourrait probablement, si elle était cultivée avec soin, donner deux récoltes par an. Ses gousses ont en général un péricarpe plus lisse que celui des arachides le plus communément cultivées.

Dans ces dernières années, on a beaucoup attiré l’attention sur les arachides de Java dont la teneur en huile serait supérieure à celles de Cayor-Rufisque; mais il semble que dans l'Inde française, en Cochinchine, les variétés soient aussi riches si pas plus riches que celles de Java.

Voici d’ailleurs la proportion d'huile, de cosses et d'amandes contenue dans les arachides de Cochinchine et de Java cultivées en Cochinchine :

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