‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du CongoChapitre 17 sur 40 · fleurs par série · texte numérisé non relu

fleurs par série

A Sépale libre de 2-3 cm.

de long; graines de 9-10 sur 8 mm. . M. Gilleti.

B Sépale libre de 4 em. de long ; graines de 12-16 sur 12 mm. . M. Arnoldiana.

2 Inflorescences très allongées . . . M. proboscideu.

b Graines tuberculeuses . . . . . . . M.Livingsloniana.

Musa TEXTILIS Née (1).

(Planches VIII et IX.)

En mai 1900 J. Gillet nous envoya des fragments d'un bananier, qui portait dans sa collection le n° 1018. Dans une lettre annonçant cet envoi il nous signalait ce n° 1018 comme un bananier introduit par lui, les graines avaient été reçues de MM. Haage et Schmidt,

(1) Syn. : M. mindanensis Rumph., M. silvestris Colla, M. troglodytarum var. textoria Bl., M. abaca Perr. Le M. amboinensis

Rumph. doit êlre rapporté comme variété de cette espèce.

Epices

d'Erfurt, sous le nom de Musa sumatlrana. La plante fructifie abondamment au Congo, elle se reproduit de rejets et de graines et sera bientôt répandue dans les ravins de la région de Kisantu. Elle peut atteindre une hauteur de 5 mètres. Les feuilles sont allongées et maculées de grandes taches brunes. La plante vient en touffes du plus bel effet, comme le montre la photographie que nous à fait parvenir, dans le courant de cette année, notre zélé collaborateur.

Ce Musa ne peut être rapporté au Musa sumatrana, ce dernier atteint en général 2,50 de haut et possède des mains de quatre fruits; par contre, la plante qui nous occupe atteint jusque 5 mètres de haut et possède des mains de plus de dix fruits. D'ailleurs, le Musa suma- {ana appartient au sous-genre Rhodochlamys, caractérisé par des fleurs peu nombreuses à l’aisselle des bractées, disposées en général en une série, à sépales libres, linéaires, tandis que le Musa semé au Congo par J.Gillet a des fleurs nombreuses (dix-neuf environ) disposées sur deux rangs, à sépale libre, ovale, caractères qui sont ceux du sous-genre Zumus«.

Parmi les 20 espèces comprises par M. le professeur Schumann dans ce sous-genre, 3 se différencient par leur petite taille, dépassant rarement 2 mètres, et leurs feuilles courtement pétiolées. Parmi les 17 autres espèces, qui toutes ont des feuilles longuement pétiolées, deux, qui appartiennent à la flore australienne (Queensland, Nouvelle Calédonie, Daak, Taiti), ont des inflorescences dressées, ce qui n’est pas le cas chez la plante que nous envisageons, dont l’inflorescence est longue

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