SET
ron et se prolongeant dans le labelle où elle se termine en nervures subparallèles. Colonne de 6 mm. environ de long, ailée latéralement, atteignant 4 mm. environ de large.
Bumbaye (Sankuru), 6 avril 1899 (E. Luja, n. 272).
Ogs. — Cette espèce, que nous rapportons avec un cerlain doute au genre Angraecum, se caraclérise par ses feuilles relativement réduites et ses fleurs assez fortement développées à labelle en entounoir,
dont le bout forme un éperon plus étroit, recourbé, parallèle au labelle.
Angraecum zigzag De Wäild. nov. sp.
Tige caulescente de 6-8 mm. d'épaisseur ; racines acriennes très allongées perçant la gaine des feuilles latéralement. Feuilles distantes de 12-15 mm., à gaine de 15 mm. environ de long, à limbe oblong ou ovale oblong, arrondi à la base, inégalement bilobé au sommet, à lobes distants de 5 mm. environ, de 6-7 em. de long ct de 16-20 mm. de large, Racème naissant à la base de Ja gaine qu'il perce par le dos, muni à la base de quelques bractécs scarieuses; racème de 15-20 mm. de long, muni d'environ huit braciées étalées, concaves, rigides, iriangulaires, ovales, subaiguës ou obtuses de 3,5 mm. de long et 5,5-4 mm. de large. Rachis fortement en zigzag ; fleur solitaire, à l'aisselle de chaque bractée, à pédicelle de 7-3 mm. de long, sépale postérieur ovale, lancéolé aigu, de 5-6 mm. de long; sépales latéraux de même forme et de même longueur; pétales un peu plus courts que les sépales, nettement trinerviés, arrondis au sommet, brusquement apiculés. Labelle trilobé de 6 mm,
environ de long, à lobes latéraux arrondis, à lobemerminal ovale-oblong, ondulé, émarginé. Éperon de 5 mm. environ de long dans sa partie droite, conique, muni, un peu au-dessus de la base de ce cône, d’un appendice latéral ovoide de 3-5,5 mm. de long. Basenga (Lukenie) (L. Gentil, décembre 1901, n. 304).
Ogs.— Cette espèce appartient au groupe de l'Angraecum imbricatum, mais par la longueur des bractées florales elle se rapproche davantage des À. Moloneyi Rolfe, mombasense Rolfe et lagosense Rolfe. Cette dernière espèce se caractérise par ses feuilles linéaires-oblongues, tandis que les deux autres ont des feuilles ovales-oblongues, comme la plante du Congo. L’A. Moloneyi (Sierra-Leone, Liberia et Lagos) diffère du À, mombisense, de Mombasa (Afrique orientale anglaise), par la longueur de l'éperon ; dans cette dernière espèce il est plus court que le labelle. Nous ne connaissons l'A. Moloneyi que par la description qu'en a donnée M. Rolfe dans la Flora of tropical Africa 7, p. 445; la plante du Congo paraît différer en toule première ligne
Dar le rachis en zigzag de ses iuflorescences. Ï 8
Angraecum biloboides Je Wild. nov. sp.
Tige courte à racines longues, gréles et nombreuses. Feuilles au nombre de 4, obovales ou oblongues, de 8 à 12 cm. de long et de 2,5 à 3,5 cm. de large, coriaces, atténuées à la base, inégalement bilobées au sommet, à lobes subobtus, cunéiformes. Racèmes allongés, de 25 à 30 cm. de long, à 6-7 fleurs, la moitié inférieure du rachis munie de 3-5 bractées engainantes, obtuses ; fleurs munies à la base d’une bractée largement ovale, obtuse, de 5 mm. environ de long. Pédicelle grêle de 4 em. de long. Sépales et pétales oblongs-lancéolés, aigus, de 20 mm. environ de long et de 3 mm. environ de
large, plus ou moins réfléchis. Éperon gréle, recourhé dans son tiers supérieur, de 7 à 7,5 em. de long. Colonne de 7 mm. environ de long.
Bas-Congo, 1902 (J. Gillet, s. n.).
Ogs. — Cette espèce est voisine de l'A. bilobum et de l'A. Batesi Rolle, tous deux trouvés jusqu’à ce jour uniquement dans la Guinée supérieure, c'est-à-dire dans la région du Cameroun, le Sierra-Leone, la Côte d'Or et le Togo. Les caractères rappelés dans la description cidessus permettent de différencier l’espèce nouvelle des deux espèces anciennes (cf. Rolfe in T'his.-Dyer Flor. of trop. Afr. VII, pp. 138 et 139). L'A. bilobum et l'A. Batesi ont des éperons plus courts que notre espèce, la longueur de l’éperon donne un facies particulier à la plante du Congo.
LISTROSTACHYS Reichb. f.
Listrostachys Dewevrei Je Wild. nov. sp.
Tiges assez épaisses, à feuilles distantes de 3 cm. environ, oblongues-linéaires, légèrement falciformes, de 20 à 26 em. de long et 2-3 cm. de large, à gaine de 2-5 cm. environ de long ; les deux moitiés de la feuille inégales, distantes au sommet de 6 mm. environ, subobtuses ; épis allongés au nombre de? à3, atteignant 40 em. de long, grèles, naissant sur un pédoncule commun court, entouré de bractées, qui perce la gaine un peu au-dessus de la base et du côté dorsal. Fleurs blanches, verticillées par trois à l’aisselle de bractées courtes soudées en godet de 1,5 mm. de long; pédicelle atieignant environ 9 mm. de long; sépale postérieur arrondi, de 1,5 mm. de long; sépales latéraux triangulaires, subaigus, de près de 2 mm. de long et de 1,5 mm. de
large à la base; pétales ovales, plus courts que les sépales. Labelle de 1,5 mm. de long, ovale-cunéiforme, à bords entiers; éperon de 6 mm. de long, renflé dans son tiers inférieur en forme de massue, obtus, mais non renfié à l'extrémité.
Environs de Coquilhatville, janvier 1896 (Alfr. Dewèvre).
OBs. — Cette orchidée forme, d'après Dewèvre, de longs feslons, les feuilles sont coriaces et d’un vert foncé; les fleurs disposées en longues grappes pendantes sont blanches. Ce Listrostachys que l'on avait cru pouvoir rapporter antérieurement à une forme voisine du L. ichneumonea, ne peut être comparé à cette espèce par suite de la disposition verticillée de ses bractées et de ses fleurs; d’après M. Rolfe il n'existe dans ce groupe qu’une seule espèce possédant ce caractère, c’est le L. urostachya Kränzl. découvert dans l'Usambara par Holst. Mais la dimension des feuilles et les caractères de la fleur
différencient très nettement ces deux espèces.
Listrostachys falcata De Wild. nov. sp.
Tige assez épaisse, à feuilles coriaces, distantes de 2-3 cm, environ, linéaires, falciformes, de 30-50 em. de long et de 3-4,5 cm. de large, à gaine de 2,5- 3 cm. de long, les deux moitiés de la feuille incgales, distantes au sommet de 3 à 3,5 Cm. envirou, subaiguës ; épi solitaire, allongé, atteignant 45 em. de long, muni de quelques bractées engainantes à la base, perçant la gaine de la feuille un peu au-dessus de la base et du côté dorsal. Fleurs verticillées par trois à l’aisselle de bractées ovales-aiguës, soudées à la base
en une sorte de godet à trois lobes, de 5 mm, environ de
long vers la base du rachis, un peu plus court vers le sommet. Fleurs sessiles à ovaires renflés, atteignant 15-16 mm. de long, sépale postérieur linéaire-aigu, de 17 mm. de long, sépales latéraux plus développés, de 20-22 mm. de long, et 3-4 mm. de large à la base. Pétales de même forme, plus courts que les sépales, de 16 mm. environ de long et de 3 mm. de large. Labelle ovale, oblong, émarginé, de 10 mm. environ de long, et de 6 mm. environ de large, crispé sur les bords, longuement apiculé. Éperon de 11-12 mm. de long, renflé fortement vers le milieu, atteignant 4 mm. de large, sur 1 mm. d'épaisseur, subobtus au sommet.
Née dé la Djuma, 1902 (J. Gillet, n. 2753 et De Ccuul,s. n.).
Ogs. — Par la disposition de ses fleurs, le L. falcatus se rapproche du Z. wrostachya et du L. Dewevrei que nous venons de décrire, mais la forme et la grandeur des feuilles, la grandeur des inflorescences, la constitution très particulière de la fleur et surtout celle de l’éperon sont des caractères qui permettent la différenciation très nette. C’est la troisième espèce à fleurs verticillées que l’on rencontre
dans ce genre.
Listrostachys Gentil De Wild. nov. sp.
Plante épiphyte à tiges courtes. Feuilles linéairesoblongues, de 20-35 cm. de long et 15-29 mm. de large, inégalement bilobées au sommet, à lobes dentés, à dents assez profondes, aiguës. Racèmes sessiles en glomérule basilaire, de 25-30 mm. de long et de large, entouré de bractées scarieuses, obtuses, plus ou moins coneaves, de longueur variable, Fleurs à pédicelle de 10-12 mm. de
long, à sépale postérieur oblong de 5-5,5 mm. environ de long et 2 mm. de large, sépales latéraux un peu plus larges. Pétales environ aussi longs et aussi larges que les sépales, subobtus. Labelle de 5 mm. environ: de long et 4,5 mm. environ de large dans la partie antérieure, obscurément trilobé ou simplement ondulé sur les bords, terminé par un éperon de 8-9 mm. de long, légérement recourbé avant l'extrémité renflée, subclaviforme. Colonne assez épaisse de 3 mm environ de long. Fruit de 10 mm. environ de long.
Bombe (Momboyo), juin 1900 (L. Gentil s. n.)
O8s. — Cette espèce, dont nous avons pu voir un échantillon en fleur provenant des serres du jardin colonial de Laeken, appartient au mêe groupe que le L. capitata Rchb. et le L. cephalotes Rchp. Elle se différencie par ses feuilles beaucoup plus développées et terminées au sommet par des lobes à dents aiguës eb profondes, tandis que chez le L. capitata les feuilles sont à lobes arrondis, courte-
ment denticulés.
Listrostachys Kindtiana De Wild. nov. sp.
Plante épiphyte à tiges formées par les gaines des feuilles tombées. Feuilles linéaires-oblongues, glabres, de 10-13 cm. de long et 11-13 mm. de large, très inégalement bilobées au sommet, échancrure terminale en général très nette, parfois nulle, lobes arrondis au sommet où l’un deux oblique, à bord très obsceurément crénelé Racèmes assez grèles, de 4-7 cm. de long, pendants, à 11-16 fleurs alternes. Bractées petites, embrassantes, caduques. Pédicelle de 2-3 mm de long. Fleurs d'un blanc verdaätre ou saumoné, charnues.
Sépale dorsal oblong, de 2,5 em. de long et 1 mm. de large, subaigu, sépales latéraux environ aussi longs que le terminal et un peu plus larges. Labelle de 2 mm. environ de long, trilobé, muni à la base, de chaque côté, d’une sorte de col; lobes atteignant le milieu du labelle, le médian triangulaire, aigu, les latéraux filiformes, glabres. Éperon non recourbé, grêle, de 5-9 mm. de long, non renflé à l'extrémité. Colonne épaisse, munie d’une sorte d’aile latérale, de 1,5 mm. de haut. Stipes des pollinies libres dans leur partie supérieure, soudés vers la base et attachés à un disque unique.
Loliva, 1903 (M. Laurent).
O8Bs. — Cette plante a fleuri dans les serres du Jardin colonial de Laeken Par ses feuilles planes relativemeut assez larges, ses fleurs alternes relativement espacées, son éperon plus de deux fois aussi long que le labelle, la plante du Congo parait devoir se classer dans le voisinage des Listrostachys vagans Rolfe et thomensis Rolfe; elle diffère de ces deux espèces par la grandeur des inflorescences, par la forme du labelle, par celle de l’éperon droit et par la forme et la gran-
deur des feuilles,
Eistrostachys linearifolia De Wild. nov. sp.
Tiges grèles, rameuses, à rameaux de 2-3 mm. d'épaisseur; feuilles distantes, linéaires, subulées-aiguës, de 3-13 em. de long et de 1 mm. environ d'épaisseur, à gaine rugueuse, de 10 mm. environ de long, à 7-10 mm. les unes des autres. Fleurs en inflorescences courtes, solitaires ou par 2-3, naissant à la base de la gaine du côté dorsal ; chaque rameau portant 2 à 5 fleurs blanches ; pédicelle de 3 mm. environ de long ; sépales
lancéolés-oblongs, subaigus, de 2,5 mm. de long, pétales de même longueur environ que les sépales et de méme forme. Labelle elliptique, de 2 mm. environ de long, trilobé à l'extrémité, à lobes aigus, les latéraux de moitié plus courts que les terminaux ; labelle muni à la base et de chaque côté d’une aile ovale atteignant environ 1 mm. de long; éperon droit ou légèrement recourhé vers son extrémité, aigu, de 7-8 mm. de long. Colonne atteignant à peine 1 mm. de haut, à bords latéraux aplatis, ailés.
Bords du Lomami, 18 décembre 1895 (Ém. Laurent) ; environs d’'Eala, 1903 (M. Laurent, n. 25.
O8s. — A première vue cette espèce rappelle le L. subulata Rchb. f. (= Angraecum subulatum Lindl.), dont nous possédons un échantillon sans fleur provenant du Lomami et déterminé par M. le D'F. Kränzlin; mais dans la forme authentiquée par M. Kränzlin les entrenœuds sont beaucoup plus longs que dans l'espèce que nous venons de décrire et les inflorescences, dont il ne reste que des rachis, sont plus allongées. Le L. linearifolia se différencie d’ailleurs très neltement du Z. subulata; le labelle de la fleur est en effet lrilobé et non obtus et apiculé comme chez le L. subulata et l'éperon est grêle, aigu, de 7-8 mm. de long, alors qu’il est falciforme, incurvé, subclavi-
forme et de 4 mm. environ de long chez le L. subulata.
Listrostachys Margaritae De Wild. nov. sp.
Plante épiphyte, à tige feuillue assez allongée et munie de racines longues et ramifiées, feuilles à gaine de 10-15 mm. de long, à limbe de 4,5 à 12 cm. de long et 1-17 mm. de large, inéquilatéral au sommet, un des lobes oblique ou arrondi, l’autre lobe plus proéminent, arrondi. Inflorescence solitaire où géminée naissant à
— Ho!
là base de la gaine et du côté dorsal, de 8 à 13 cm. de long, pendante, à fleurs très nombreuses, au moins 49, alternes. Bractées cupuliformes, engainantes, d'environ | mm. de haut, pédicelle de 1-1,5 mm. de long, sépales triangulaires-lancéolés, de 1,5 mm. de long, deux fois aussi longs que larges, subaigus, pétales aussi longs que les sépales, obtus, et aussi larges que longs. Labelle obovale, plus large à la base qu'au sommet, de 1,5 mm. de long et d’un peu plus de 1 mm. de large au sommet, celui-ci trilohé, à lobes peu accusés, arrondis, le médian parfois émarginé. Éperon falciforme, obtus, de 5 mm. environ de long et de 0,6 mm. de diamètre à l'état frais.
Basenga (Lukenie), 23 décembre 1901 (L. Gentil. n 80).
O8s. — Cette espèce parait devoir se classer dans le voisinage des L. Bakeri (Kränz.) Th. Dur. et Schinz, L.acuta Rolfe, L. subclavata Rolfe et ZL. bidens Rolfe. Par la forme élargie et trilobée de son labelle elle semble se rapprocher surtout du ZL. bidens, mais chez cette espèce, labelle et éperon sont environ de même longueur, ce qui n’est pas le cas dans notre plante, où l'éperon est plus de deux fois
aussi long que le labelle.
MYSTACIDIUM ZAndl.
Mystacidium congolensis De W2ld. nov. sp.
Plante à tiges assez courtes, épiphyte, à racines verruqueuses assez développée”. Feuilles à gaine de 1,5-2cm. de long, à limbe légèrement falciforme de 20-22 cm. de long et 3-3,5 cm. de large, inégalement et obtusément bilobé au sommet et à lobes distants de 8 mm.
ee.
environ. Inflorescences solitaires de 10-20 em. de long, naissant à la base de la gaine du côté pluriflore dorsal ct munies à leur base de bractées scarieuses; fleurs disposées alternativement à droite et à gauche du rachis, munies d'une bractée ochréacée, triangulaire, apiculée, de 2-3 mm. de long; pédicelle grêle, de 3 mm. environ de long; sépales lancéolés de 6 mm. environ de long et 1 mm. de large; pétales de même longueur, mais de 1,7 mm. de large. Labelle obovale de 6 mm. de long et de 4 mm. de large, émarginé au sommet, apiculé ; éperon de 5 mm. environ de long, subelaviforme, rétréci à la base, obtus au sommet.
Basenga (Lukenie), 1931 (L. Gentil, n. 30b4s).
OBs. — Ce Mystacidium doit se classer dans le voisinage des M. Xanthopollinium (Rchb. f.) Th. Dur. et Schinz, et M. rutilum (Rchb. f.) Th Dur. et Schinz. Il se différencie très nettement du M. Xanthopollinium par ses feuilles beaucoup plus développées et par la forme très caractéristique de son labelle: il parait avoir plus d’avalogie avec le M. rutilum qui nous est connu uniquement par la description (cf. Rolfe in This.-Dyer Klor. of Trop. Afr. VII p. 173).
Mystacidium Laurentii Je Wild. nov. sp.
Tiges pendantes, à racines nombreuses. Feuilles pliées en deux et plus ou moins équitantes, charnues, distantes d'environ 3-4 mm.,oblongues, elliptiques, légerement falciformes, inéquilatérales au sommet, à extrémités arrondies, distantes de 1,5 mm., de 16-19 mm. de long, repliées, de 2,5 mm. de large dans chacune de leur moitié. Fleurs axillaires, solitaires, à pédicelle de 3-1 mm. de long; sépales ovales-oblongs, aigus, de
4 mm. environ de long et 1,5 mm. de large; pétales environ aussi longs, mais plus étroits. Labelle plus court que les sépales, trilobé, d'environ 2 mm. de long, à lobes latéraux redressés, arrondis ; lobe terminal subaigu. Éperon légèrement claviforme, de 6-7 mm. environ de long, obtus au sommet.
. Environs d’'Eala, 1903 (M. Laurent, n. 28).
OBs, — Cette espèce se classe par la forme de ses feuilles dans le voisinage du M. distichum Benth. (cf. Rolfe in This.-Dyer Flor. ot trop. Afr. VII p. 175), mais les feuilles sont moins équitantes que dans le M. distichum et sont aussi plus élroites, ces deux plantes
présentent, en outre, à première vue un facies tout à fait différent.
MANNIELLA Reichb. f Manniella Gustavi 2chb. f. var. picta De Wild. nov. var.
Feuilles fortement panachées, à macules blanchatres sur un fond d’un rouge verdàtre.
Kondue (Sankuru), 12 novembre 1901 (L. Gentil, ni 1).
Ogs. — Nous rapportons à ce genre monotype la plante récoltée au Congo par M. Gentil, bien que nous n’en ayons point vu de fleur. La panachure des feuilles constitue un caractère qu’on n'a pas observé dans le type. Celui-ci d’ailleurs est connu uniquement du Cameroun,
de l'ile de Saint-Thomas, à San-Pedro, et dans l’Angolares.
SATYRIUM #0.
Satyrium Gilletii Je Wild. nov. sp.
. Plante à tige florifère dressée de35-40cm de long, à épi de 9 cm. environ de long, et munie depuis la base jusque
sous l’inflorescence de feuilles engainantes, rapprochées, au nombre de dix, dont les inférieures forment un godet coupé en biseau, aigu d’un côté et atteignant 3 cm. de long, mesurant de 1 à 1,5 cm. de l’autre côté. Pédicelle ou ovaire assez court, de 5 mm. environ de long, muni à la base de bractées ovales-aiguës, réfléchies, dont les inférieures atteignent 17 mm. de long et 6 mm. de large. Fleurs à sépales de 3,5 mm. de long dans leur partie libre, les latéraux environ 2 fois aussi larges que le médian, plus ou moins falciformes, aigus; pétales environ aussi longs que le sépale médian, soudés à leur base avec les sépales latéraux et médian, labelle en forme de capuchon, à bords révolutés, non terminé en pointe, soudé à la base avec les sépales et les pétales ; oùverture du capuchon de 3,5 mm. de long, sur environ 3 mm. de large et 4 mm. de profondeur à la base. Éperons au nombre de deux, linéaires, recourbés légèrement à partir du sommet, parallèles, de 11-12 mm. de long, obtus, mais non renflés ; colonne stipitée, élargie au sommet, arrondie, émarginée. ; Kisantu, 1900 (J. Gillet, n. 1822).
OBs. — Si l'on compare les données de cette diagnose avec la clef analytique des Satyrium de l'Afrique tropicale publiée par M. Rolfe dans Flora of trop. Afr. VII pp. 263-264, on verra que le S. Gilletii vient se classer dans le voisinage des S. brachypetalum Rich. et S. Schimperi Hochst., deux espèces figurées dans le Teut. FL Abyss. t. 90 et 91 et qui paraissent assez spéciales à l'Afrique orientale. Mais différents caractères, tels que la longueur des éperons, la forme du labelle dont la partie antérieure est plus ou moins aigué, la disposition des gaines très nombreuses dans notre plante permet-
tent de faire une différenciation.
Le S. Jvantalae, trouvé dans l’Angola par Welwitsch et Newton et qui aurait été retrouvé dans l'Afrique orientale allemande par Fischer, se différencie entre autres par des éperons beaucoup plus courts: ils ne mesurent que 8 mm. Les caractères sur lesquels M. Rolfe se base pour différencier les espèces du groupe du S. Ivantalae, de celui constitué par les S. trachypetalum et Schimperi, nous paraissent de valeur secondaire, et sont difficiles à apprécier. D’après M. Kränzlin (Orch. gen. sp. p. 655 et suiv.) notre plante se rapprocherait davantage du S. Jvantalae que des deux autres espèces qui appartiennent à un tout autre groupe. Il appar tiendrait donc à la section Macrophylla des Eusatyrium. Parmi les espèces de celte sous-section Macrophylla il n'existe pas une seule espèce de l'Afrique tropicale possédant des éperons environ deux fois aussi longs que l'ovaire; les seules espèces de cette région sont les S. Schinzii Kränzl. de l’Angola et de l'Uluguru, dont l’éperon est plus court que l'ovaire, S. mystacinum Kränzl. S. Ivantalae Reïichb. f, et S. niloticum Rendl. dont les éperons ont la même longueur que l'ovaire.
Nous possédons en herbier un échantillon étiqueté S. riparium Reichb. f. provenant du Katanga qui rappelle beaucoup notre plante et pourrait lui être identique, mais cette plante est en tous cas très différente du S.. riparium type de l’Angola tel qu'il est décrit par les
auteurs.
XITI
BAOBAB ou ADANSONIA DIGITATA Z.
(Planche XII).
Le baobab ou Monkey bread (pain de singe) est uu des arbres les plus caractéristiques de l'Afrique tropicale occidentale. Ce géant de l'Afrique tropicale peut atteindre 18 mètres de hauteur; son tronc à écorce d’un vert brunâtre, conique ou irrégulièrement tuméfié, se termine par une couronne de branches étaléés pouvant s'étendre souvent très loin. Ses feuilles, rapidement caduques, composées-digitées, à 3-9 folioles, laissent pendant une grande partie de l’année un squelette très nu. Ses fleurs sont pendantes, blanches ou légèrement teintées de rouge, elles sont remplacées par un fruit allongé, elliptique ou ovoïde atteignant 40 em. et même plus de long et parfois plus de 10 cm. de diamètre; il est duveteux à écorce dure, et pend à l'extrémité d’un long pédoncule. Le baobab ne se rencontre pas à l’état spontané en dehors de l'Afrique continentale et cette espèce si caractéristique est remplacée à Madagascar par d'autres espèces du même genre, que l’on n’a pas trouvées jusqu’à ce jour dans l'Afrique continentale.
Dans le Sud-West Afrika allemand, le baobab paraît atteindre sa limite méridionale ct, d'après M. Schinz,
a Le.