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ce géant des steppes africaines serait destiné à disparaitre à bref délai dans le sud de son aire de dispersion, car on en trouve très rarement de jeunes pieds; les indigènes de cette région n’employant aucune des parties de cet arbre ne le ménagent pas et ne soignent pas sa reproduction.
On le rencontre ordinairement isolé dans la steppe et il ne parait pas exister dans la grande forêt tropicale du Congo, ni dans les forêts de l'Usambara ; mais dans certaines régions de l'Afrique, par exemple dans le district de Tanga, le D' Holst a vu des centaines de pieds de baobabs de toutes grandeurs, variant de 5 à 13 mètres de haut.
Le baobab, Adansonia digilala L., fétiche africain, a été dédié au naturaliste français Adanson; il existe abondamment dans le Congo Indépendant, où il se voit en spécimens gigantesques. Le baobab a aussi été indiqué dans l’Angola, dans le Congo français, la Sénégambie. Il a été introduit par la culture à la Réunion, dans les Indes occidentales et dans l'Amérique du Sud et s’y développe assez facilement. Adanson avait calculé qu’un arbre de 30 pieds, c’est-à-dire de plus de 9 mûtres de diamètre, comme on en rencontre encore assez fréquemment, aurait plus de six mille ans d’existence. 11 a vu deux arbres de 5 à G pieds de diamètre, sur l'écorce desquels se trouvaient gravés des noms européens, l'un d'eux datant du xvi siècle et l’autre du xv° siècle. Humboldt, en: parlant du baobab, l'appelle l’« arbre d’un millier d'années, »
Lorsque l'écorce est incisée, il s'en écoule une forte