‹ Notices sur l'amélioration des plantes par le semis et considérations sur l'hérédité dans les végétauxChapitre 4 sur 13 · COULEUR · texte numérisé non relu

COULEUR

La couleur blanche et la jaune, ordinairement peu foncée, se sont montrées simultanément dès la petite récolte de 1833, et constamment, depuis, dans toutes les autres, la première est toujours dans une proportion plus forte. Les jaunes, replantées à parQ donnent des blanches quelquefois en grand nombre, et réciproquement, il se trouve presque toujours quelques jaunes dans les semis de blanches (cette variation se remarque aussi dans quelques-unes des espèces anciennes, notamment dans la Breteuil) . Le jaune franc ou foncé a commencé à se prononcer dans la récolte de 1837 ; mais il s’est très faiblement reproduit. Cette nuance est

difiicile à fixer; elle passe au citron, au blanc, quelquefois au rouge (orange) pâle.

Deux racines d’un violet terne ou lie-de-vin se sont trouvées dans le semis de 1835; elles se sont gâtées pendant l’hiver, et je n’ai pu en tirer race; il en a reparu deux ou trois autres en 1837, mais si mauvaises que nous les avons délaissées. Plusieurs avaient seulement le collet teint de la même couleur; parmi elles, une se trouva si fine et si franche que je l’ai replantée à part. Elle a redonné cette année un fort petit nombre d’individus du même caractère ; mais ses produits, qui ont variés du blanc au citron, ont été, en général, excellents.

La couleur rouge s’est montrée^ pour la première fois, à la troisième génération en 1837, et dans de très faible ])roportion, peut-être une sur 3 ou 400. Elle s’est, au contraire de la jaune, fixée tout de suite; les graines de ces premières racines ont reproduit cette année presque toutes carottes rouges plus ou moins foncées. Elles sont, en général, à surface grossière et rude. Une d’elles, que j’ai coupée, avait seulement la couche extérieure ou corticale rouge, la masse centrale était d’un jaune pâle (1).

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