‹ Notices sur la Finlande \Chapitre 12 sur 45 · VIII · texte numérisé non relu

VIII

Gymnastique

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Total I 31 I 31 I 31 | 31 | 31 | 31 | 31 | 31 | —

A ce plan d'études sont jointes les remarques suivantes:

1) Les élèves qui se destinent aux études universitaires théologiques ou philologiques ont le droit dans les quatre classes supérieures d'échanger le russe pour le grec, la psychologie et la logique;

2) Dans les lycées classiques des villes oi^i il n'y a pas de lycée moderne avec la même langue

d'enseignement, les élèves qui le désirent peuvent échanger le latin dans les classes 2, 3 et 4 contre le russe et Tallemand, conformément au plan d'études fixé pour les lycées modernes. (C'est ce qui constitue la série moderne des lycées classiques dont il a été parlé plus haut.)

L'année scolaire commence le l^"" septembre et se termine le 31 mai. Elle est divisée en deux semestres: semestre d'automne et semestre de printemps, séparés par les vacances de Noël du 20 décembre au 15 janvier. Si l'on retranche de la durée annuelle des cours les congés de Pâques et de la Pentecôte, le congé prescrit d'un jour par mois et en outre quatre jours de fêtes impériales, l'année ne se monte qu'à 82 semaines environ. Cette durée relativement faible, ainsi que les longues vacances d'été héritées des époques anciennes, et qui s'étendent aux trois mois d'été, juin, juillet et août, semblent propres à éviter un surmenage chez les élèves. Cependant on a cru parfois remarquer ce surmenage, ce qui tient au grand nombre des matières qui sont enseignées, particulièrement à celui des langues étrangères. Auparavant, on estimait aussi ne pas devoir étendre à plus de 30 heures par semaine la durée des classes; mais en 1894 on introduisit quelques améliorations dans l'enseignement de la gymnastique, et on créa à l'Université un établissement destiné à former les maîtres et maîtresses de gymnastique. Le gouvernement se trouva conduit alors à l'adjonction d'une troisième heure de gymnastique par semaine, si bien que le total des heures de classe par semaine se

trouve porté dans chaque classe à 31, sans compter les matières facultatives qui ont toujours été enseignées à des heures supplémentaires. Cependant cette troisième heure de gymnastique fut plutôt une charge pour les élèves, parce qu'il fallut la placer en dehors des heures ordinaires de cours, qui dans la plupart des écoles sont de 8 à 10 h. et de 12 à 3 h., dans quelques unes de 8 à 11 h. et de 1 à 3 h.

Les nouveaux élèves ne sont admis qu'au début de l'année scolaire; ce n'est que par exception qu'on peut les accepter à une autre époque, et pour des motifs spéciaux. Pour entrer dans la plus basse classe, l'élève ne doit pas avoir moins de 9 ni plus de 12 ans; l'âge des élèves admis dans les autres classes doit en général correspondre à la limite d'âge fixée pour chaque classe.

Pour l'entrée dans la classe la plus basse, les connaissances exigées sont en général celles qui correspondent à l'enseignement de la seconde classe dans les écoles primaires; elles comprennent les premiers éléments de la religion et de l'histoire sainte, du calcul (les quatre opérations sur les nombres entiers) et de la géographie, la lecture accentuée dans la langue maternelle, les principes de l'analyse grammaticale, et une certaine connaissance de récriture et de l'orthographe.

Les plans d'études ci-dessus indiquent quelles sont les matières enseignées dans les lycées. Dans celles qui sont communes à chaque espèce de lycées, les cours sont en général les mêmes pour les lycées classiques et modernes. Le cours de religion

a pour objet de donner une idée claire des vérités de la religion; il comprend l'histoire ecclésiastique, le dogme, et la lecture attentive de la Bible. L'enseignement de la langue maternelle comprend d'abord la lecture de la littérature nationale; mais son but principal est de mettre l'élève en état d'écrire d'une manière correcte et satisfaisante dans sa propre langue; pour la seconde langue nationale, on cherche à permettre aux élèves qui ne la connaissent point par la pratique de la manier avec une certaine habileté par écrit ou verbalement. Ce côté pratique de l'enseignement est celui qui domine dans les lycées modernes même en matière de langues étrangères ; en outre on s'y attache à la lecture d'oeuvres choisies des littératures correspondantes. L'enseignement de Vhistoire commence par la lecture de récits historiques; on traite, dans les lycées classiques, de l'histoire ancienne et du moyen-âge dans les classes inférieures et moyennes, et de l'histoire moderne et nationale dans les classes supérieures. Dans les lycées modernes, cet enseignement est plus concentré, de sorte que dans les cinq classes inférieures on donne un aperçu sommaire de l'histoire universelle et de l'histoire de Finlande, qui est ensuite développé dans les hautes classes. Dans les quatre premières classes on fait un cours complet de géographie politique, où l'on indique cependant toujours les traits de la géographie physique. Le cours de niathéniatiques comprend l'arithmétique, la géométrie, l'algèbre jusqu'aux équations du 2^ degré à une inconnue, la trigonométrie, et la stéréométrie dans les lycées modernes. Dans ces

lycées, le cours de physique est un peu plus étendu, et on y enseigne en outre les premiers éléments de la chimie. L'histoire naturelle (botanique et zoologie), traitée surtout du point de vue descriptif et systématique, est enseignée de la même manière dans les deux espèces de lycées.

Le cours de latin des lycées classiques comprend, après un cours préparatoire, la lecture des auteurs suivants: Cornélius Nepos; César: De bello gallico (2 à 3 livres); Salluste: Catilina; Cicéron: 3 à 4 discours de faible étendue; Tite Live: 1 livre; Tacite: Germanie ou Agricola, et des morceaux choisis de l'Enéide et des odes d'Horace. Il n'y a plus de thème latin, mais les élèves sont exercés dans les trois classes supérieures à des versions latines. Pour le grec on lit un livre de lectures contenant de courts extraits d'écrivains en prose et en outre un choix de chants d'Homère, ou bien 3 à 4 livres de l'Iliade.

A la fin de l'année scolaire, on fait passer à la classe supérieure les élèves qui en sont jugés capables. Cependant un élève qui a obtenu une mauvaise note dans deux matières au plus peut subir un nouvel examen au début de l'année suivante dans ces matières, et a le droit de passer dans la classe suivante. Un élève qui, pendant deux ans passés dans une classe dont le cours dure une seule année, n'a pas réalisé de progrès suffisants pour passer dans la classe supérieure ou subir l'examen de sortie, est obligé de quitter l'école. A la fin de chaque année scolaire, on fait passer dans toutes les classes un examen public oii les

élèves sont interrogés sur les cours professés dans l'année, et montrent leurs connaissances acquises dans le chant et la gymnastique. Leurs travaux écrits et leurs dessins sont également exposés. D'après l'ordonnance scolaire actuelle, cet examen peut durer un ou deux jours; mais dans la pratique il a été réduit à une demi-journée, et on le considère plutôt comme une formalité; aussi en a-t-on demandé la suppression. Par contre en province on le suit toujours avec intérêt. L'examen annuel une fois terminé, on publie la liste des changements de classe et on distribue des certificats portant les notes données pour la conduite, l'application et les progrès dans chaque matière, ainsi que les récompenses et secours donnés aux élèves. Le directeur publie aussi sur les travaux de l'école un programme imprimé, auquel les maîtres peuvent ajouter une dissertation d'un caractère scientifique.

Pendant les deux derniers mois de l'année scolaire, on fait passer aux élèves de la dernière classe un examen spécial de sortie pour le passage à l'Université. Cependant ceux qui ont été reçus à cet examen ont encore à subir, pour obtenir l'entrée à l'Université, un exa'ïnen d'étudiant (studentexamen) spécial, et il peut arriver que des élèves reçus dans leurs écoles à l'examen spécial de sortie échouent à ce dernier examen. On le passe à la fin du semestre de printemps et au commencement de celui d'automne; il comprend une partie écrite et une partie orale. Les compositions pour la partie écrite sont données par l'Université et envoyées aux écoles, oii l'examen est passé à des

jours fixés d'avance; les copies, après correction et appréciation par les maîtres compétents, sont envoyées à l'Université pour être définitivement examinées. — L'examen écrit se compose d'une composition dans la langue maternelle, d'une traduction dans l'autre langue nationale et dans une langue étrangère (dans les lycées classiques c'est une version latine, dans les lycées modernes un thème allemand, français ou russe), et de la solution d'au moins trois problèmes de mathématiques. Les candidats dont les épreuves écrites sont approuvées doivent se rendre immédiatement à l'Université pour y subir un examen oral sur tout le cours suivi dans toutes les matières enseignées dans la dernière classe. Les candidats refusés peuvent repasser l'examen à l'automne suivant; ils ne sont pas tenus de refaire de composition écrite dans les matières oii ils auraient obtenu une note satisfaisante. L'examen d'automne est ouvert également à ceux qui, pour une raison ou une autre, n'ont pas pu prendre part à la session de printemps, qui est celle oii se présente la grande majorité des candidats. En 1899 472 candidats, dont 113 jeunes filles, ont subi avec succès l'examen d'étudiant. Les jeunes filles peuvent en effet maintenant, après avoir obtenu la permission de l'autorité supérieure, entrer à l'Université. - — Comme on le voit déjà par ce compte rendu sommaire, cet examen est très sévère, et constitue pour les écoles et les élèves une véritable charge. Il exerce du reste une influence considérable, et pas toujours salutaire, sur l'enseignement dans les classes supé-

rieures, et le succès y tient souvent à des hasards: un élève qui n'est pas timide y réussit souvent au delà de toute attente, tandis qu'un autre bien préparé, mais timide, échoue devant des épreuves d'une durée limitée (de 4 à 6 heures) et devant des examinateurs étrangers. Aussi une vive opposition s'est-elle depuis longtemps manifestée contre ce genre d'examen, à la fois chez les maîtres et dans le public. Mais tous les projets tendant à remettre aux écoles l'examen de maturité ont échoué jusqu'ici devant le fait que l'Université est peu disposée à renoncer au contrôle que l'examen d'étudiant lui confère incontestablement sur les écoles.

Les deux l3^cées classiques de Helsingfors servent en même temps d'établissements pour former les professeurs, et sont appelés lycées normaux. Pour obtenir d'y entrer en qualité d'élève-maître (lârarekandidat), il faut avoir suivi à l'Université le cours scientifique et passé les examens (celui de candidat de philosophie et, pour les professeurs de religion, certains examens à la faculté de théologie) prescrits comme conditions de compétence pour les postes dans l'enseignement. L'élève-maître doit pendant deux semestres suivre l'enseignement dans les matières choisies par lui, et s'exercer à donner lui-même cet enseignement. Un crédit de 10,000 marks est assigné pour des bourses aux élèvesmaîtres; il est réparti entre les deux lycées normaux au prorata du nombre de ces élèves. Toutes les semaines on les réunit en conférences dans les divers groupes de matières. Dans ces conférences, on fait

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la critique de leurs leçons d'épreuve, on examine et compare diverses méthodes ou. livres d'enseignement, on discute des questions pédagogiques et didactiques etc. Une fois par mois, le professeur de pédagogie de l'Université, qui est en même temps inspecteur des lycées normaux, réunit en une conférence tous les élèves-maîtres. Leur période de stage terminée, ceux-ci passent devant ce même professeur l'examen de pédagogie et de didactique requis également pour l'obtention de postes de professeurs ordinaires dans les écoles; enfin vient un examen pratique passé au lycée normal. Pendant l'année scolaire 1898 — 1899, le lycée normal suédois fut suivi par 14, le lycée finnois par 33 élèvesmaîtres.

Le tableau suivant indique le nombre des élèves pendant l'année scolaire 1898 — 1899 dans les lycées et les écoles élémentaires, et leur répartition d'après la langue maternelle :

Établissements. Suédois. Finnois.

Total.

Lycées

Ecoles élémentaires

Sur les 431 élèves des écoles élémentaires, il y avait 155 filles.

Comme on Ta indiqué plus haut, les élèves, pour l'admission dans la 1^'° classe (la plus basse), ne doivent pas avoir moins de 9 ans ni plus de 12. La moyenne d'âge pour les diverses classes des lycées et écoles élémentaires, chaque classe ayant

un cours annuel, atteignait pendant cette même année scolaire:

a) dans les écoles suédoises

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