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PAYS ET POPULATION

La Finlande, dont le nom finnois est Suomi ou Suomenmaa, forme le versant nord-est de la vaste dépression dont le fond est occupé par la mer Baltique, et qui a donné à l'Europe septentrionale sa configuration caractéristique. Le pays est entouré au sud et à l'est par les golfes de Finlande et de Bothnie, tandis qu'au nord-est et au nord il se rattache à la péninsule Scandinave, et vers l'est à la Russie. Les frontières actuelles de la Finlande ont été déterminées par différents traités, ordonnances et décrets impériaux. La frontière finno-suédoise, déterminée en 1809 et en 1810, part du golfe de Bothnie, suit le thalweg de la rivière de Torneâ, puis les rivières de Muonio et de Kônkâmâ et s'en va, après avoir traversé quelques lacs, aboutir au cairn de Koltapahta (69^ 4' lat. N. et 20^ 30' long. E. Greenwich), point de rencontre des frontières de la Finlande, de la Suède et de la Norvège. A partir de ce cairn, la frontière finno-norvégienne, déterminée par le traité de Strômstad en 1751, s'en va en courbes irrégulières vers la plus haute montagne de la Finlande, le Halditschokko (1,254 m.); de là elle incline vers le sud-est et l'est jusqu'au 25""® degré de longitude est, après quoi elle remonte vers le nord en suivant le cours des fleuves d'Enare et de Tana

jusqu'au point le plus septentrional du pays, Rajala (70*^ 6' lat , 27^ long.), oii elle change encore une fois de direction et court vers le sud-est jusqu'à la rivière de Pasvik. Ici commence la frontière finnorusse, déterminée par le traité de Stolbova en 1617; elle traverse le pays dans la direction du sud jusqu'à la rive orientale du lac Ladoga, qu'elle traverse dans le sens du sud-ouest pour aller rejoindre, dans l'isthme qui sépare le lac du golfe de Finlande, le petit ruisseau de Eajajoki qu'elle suit jusqu'à son embouchure dans la mer. La frontière longe ensuite le golfe de Finlande et va, en passant à l'ouest de l'archipel d'Âland, traverser le golfe de Bothnie. D'après les calculs de la Direction générale du cadastre, exécutés en 1870, la superficie totale de la Finlande, y compris celle des eaux intérieures (sauf les 8,014 km"^ que comprend la partie finlandaise du Ladoga), est de 371,481 km-. La carte du pays présente un fouillis inextricable de lacs, d'îles et de lambeaux de terre ferme; les côtes, spécialement celles du sud et du sud-ouest, sont déchiquetées en baies et promontoires et bordées de milliers d'îles boisées, tantôt isolées, tantôt réunies en groupes plus ou moins nombreux qui forment le long de la côte entière de la Finlande un pittoresque archipel, interrompu seulement en deux endroits de la côte ouest. Aucun pays du monde ne peut rivaliser avec la Finlande pour la richesse en eaux intérieures. Les lacs couvrent 11,16 ^/n (41,670 km'^, y compris la partie finlandaise du Ladoga) de la superficie totale du pays. Le gouvernement le plus riche en eaux est celui de Saint

Michel, où les lacs occupent 24,36 ^/^^ de la superficie totale; puis vient celui de Kuopio avec 16,34 % d'eau. Le moins riche est celui d'Uleâborg (5,23 7o)- Enfin les innombrables marais du pays occupent plus de 20 ^/^ de la superficie totale, soit une surface encore plus considérable que les lacs; mais l'homme et la nature travaillent de concert à leur dessèchement.

Par sa constitution géologique, la Finlande diffère considérablement de la plupart des autres pays de l'Europe. Le sol se compose principalement de roches cristallines dures formées aux époques les plus reculées du globe, telles que granités, gneiss, schistes etc.; elles sont le plus souvent toutes fraîches et non désagrégées jusqu'à la surface. De l'époque oti se formèrent ces roches, il n'existe aucune trace d'animaux ou de plantes, aucune pétrification, aucun fossile, aucune trace de houille. Sur ce fond solide de roches anciennes repose une mince couche de dépôts meubles — sables, argiles, graviers — formée pendant l'époque glaciaire, et comme percée de nombreux trous par lesquels les roches primitives apparaissent sous la forme de petites éminences. La répartition de ces dépôts quaternaires diffère essentiellement sur les côtes et dans l'intérieur du pays: ici nous rencontrons principalement les graviers de moraine, tandis que dans les régions côtières prédominent les fertiles terres argileuses. Aussi bien vers les côtes que dans l'intérieur on rencontre de longues chaînes de collines sablonneuses en dos d'âne, environnées parfois de vastes étendues de sable. Les terres argileuses

pénètrent aussi dans l'intérieur du pays, spécialement sur les bords des lacs et des fleuves.

Les principales chaînes de hauteurs de la Finlande sont formées de roches compactes ; elles n'atteignent toutefois nulle part des altitudes comparables à celles des vrais pays de montagnes. La contrée la plus élevée est la partie de la Laponie d'Enontekis qui pénètre comme un coin entre la Suède et la Norvège ; elle fait partie du »Kôlen», l'arête montagneuse de la Norvège, et son altitude moyenne est d'environ 500 mètres. C'est ici que se trouve le sommet le plus élevé du pays, le HalditschokkOj déjà mentionné plus haut, qui élève sa cîme couverte de neiges éternelles à 1,254 mètres au dessus du niveau de la mer. Au nord du cercle polaire il existe un certain nombre d'autres montagnes de 600 à 1,100 mètres d'altitude, tandis qu'au sud de cette ligne aucun sommet ne dépasse 600 mètres. A Kuusamo certains pics atteignent encore 550 mètres, mais plus on avance vers le sud, plus l'altitude diminue. L'altitude moyenne de l'intérieur du pays est comprise entre 100 et 150 mètres, et les collines qui sillonnent ces contrées ne parviennent qu'exceptionnellement à 250 mètres. Le pays s'abaisse de plus en plus en allant vers la côte, et la région côtière des golfes de Finlande et de Bothnie ne s'élève guère à j)lus de 50 mètres au dessus du niveau de la mer.

Si donc la Finlande, surtout dans la région côtière, montre, vue d'ensemble, un niveau particulièrement uni, elle est pourtant très accidentée dans les détails. Ce n'est pas un pays montagneux, mais

pas davantage une plaine; elle forme le type propre d'un pays de j^etites hauteurs. Cette configuration toute particulière de la surface a été d'une importance très grande pour la culture et pour le développement historique. La division de la Finlande en une foule de petits territoires, par l'alternance de petites collines rocheuses, de terrains de gravier, de lacs et de champs d'argile, a été une des causes pour lesquelles la population, en général, ne s'est pas concentrée dans de grands villages, comme il arrive souvent dans les pays de plaines, mais s'est établie, à la manière des paysans libres Scandinaves, dans des fermes et de petits hameaux isolés. C'est ainsi que s'est éveillé le sens de l'indépendance, qui, à son tour, a activé la colonisation du pays, en ce qu'il poussait le paysan à s'en aller fonder de nouvelles fermes dans les régions incultes plutôt que de rester enserré entre ses voisins dans son pays.

Les tribus dont les descendants habitent actuellement la Finlande n'en ont pris possession qu'à la fin du septième ou vers le commencement du huitième siècle de notre ère, après avoir abandonné déjà depuis un certain temps leurs sièges, situés selon toute apparence au nord du cours moyen du Volga, oii elles habitaient entourées d'autres peuplades appartenant comme elles à la grande race des peuples ouralo-altaïques. La population finnoise de la Finlande se divise en trois tribus : les Caréliens, les Ta/vastiens et les Finnois proprement dits. Les Caréliens furent les premiers colonisateurs du pays; ils s'établirent à l'ouest et

au nord du Ladoga, dans la Carélie actuelle. Ils furent bientôt suivis par les TaA^astiens qui s'établirent à l'ouest du grand fleuve du Kymmene dans le pays appelé plus tard le Tavastland, et par les Finnois proprement dits, proches parents des Tavastiens, qui s'établirent dans les régions du sudouest. Dans le cours des siècles, ces trois tribus se mélangèrent à tel point qu'on ne retrouve nulle part à l'heure actuelle dans toute leur pureté les traits caractéristiques, soit physiques, soit linguistiques, qui les distinguaient originairement.

La population suédoise immigrée en Finlande habite l'archipel d'Âland, une grande partie de la côte du golfe de Finlande et le sud de l'Ostrobothnie.

Le Carélien diffère essentiellement du Tavastien par le type physique, le caractère et les moeurs. Le Tavastien est généralement haut de taille, fort, musculeux, large d'épaules et de visage, avec un nez relevé, des yeux gris et des cheveux châtains ou blond de lin; il est endurant, énergique, travailleur acharné, mais conservateur et très entêté. En été il travaille sans arrêt dès l'aube jusque tard dans la soirée, et se contente de la nourriture la plus frugale. Il n'a pas les dispositions poétiques des Caréliens, et il a perdu le souvenir de ses anciens mythes. Le Carélien au contraire est petit et ratatiné, mais vif, alerte et expansif; il a les cheveux noirs, les yeux bruns ou gris et un sentiment très vif pour la musique. Né poète et doué de dispositions musicales, il a conservé jusqu'à nos jours les vieilles chansons épiques du mythe

finnois. Passionné pour les voyages et très apte au négoce, on le rencontre souvent en route pour Saint-Pétersbourg avec sa charrette, ou conduisant sa »jala» sur le Ladoga.

Le type suédois est caractérisé par une taille haute et élancée, les cheveux blonds et les yeux bleus. L'Ostrobothnien suédois est surtout connu pour son caractère emporté, son amour-propre chatouilleux et son amour passionné de la liberté. L'habitant de l'archipel d'Âland est marin, armateur ou pêcheur. En raison de ses relations constantes avec la Suède, c'est ce pays qu'il connaît le mieux.

Statistique démographique.

La Finlande a l'aA^antage, comme la Suède, de posséder une statistique démographique qui, par la continuité des données, leur ancienneté et leur unité de plan, semble unique en Europe. Dès 1686 la loi ecclésiastique enjoignait au clergé de tenir au courant certains registres sur la population. Pendant longtemps, ces données restèrent toutefois enfouies dans les archives ecclésiastiques, sans faire l'objet d'aucun travail. Mais en 1749 on décida, sur la proposition de l'Académie des sciences de Suède, que le clergé remettrait au gouvernement, selon des formulaires déterminés, des tableaux annuels des naissances, décès et mariages et, d'abord tous les trois ans, puis ensuite tous les cinq, des tableaux indiquant le chiffre de la population et sa

répartition selon le sexe, l'état civil, l'âge, la langue, le degré de culture etc. etc.

Le 29""^ fascicule des publications du Bureau Central de statistique en Finlande comprend un résumé des relevés sur l'état de la population pour les années 1750 à 1890. Il donne en premier lieu le chiffre de la population à la fin de chacune des années de la période. On se bornera dans le tableau ci-dessous à l'indiquer de dix en dix ans, et à y faire en outre entrer certaines données importantes pour la statistique démographique.

Chiffre de la population.

Moyenne par période décennale.

CD

Sexe masculin.

Sexe féminin.

Total.

p Os

Ils

Comme on le voit, la population du pays de 1750 à 1890 a augmenté de 1,958,603 personnes. Remarquons toutefois qu'une partie de cette augmentation est due à la réunion au reste de la Finlande, le 31 décembre 1811, du gouvernement de Viborg, avec une population de 185,000 âmes. De plus en 1830 on étendit la statistique aux habitants de confession orthodoxe, au nombre de 25,202, non compris dans les données antérieures à cette année-là. La faible augmentation du chiffre total de la population pendant la période de 1860 à 1870 (en tout 22,044) est due aux famines des années 1866—1868. En 1865 le chiffre de la population de la Finlande était de 1,843,245 âmes; en 1868 il était tombé à 1,727,538, soit une diminution de 115,707 âmes. A partir de 1868, ce chiffre se releva, mais lentement, et ce n'est qu'en 1873 qu'il n'atteignit le chiffre de l'année 1865.

La proportion des naissances, de même que celle des décès, a diminué dans le cours de la période. Les fortes variations accidentelles que présente le tableau sont dues soit aux guerres, soit aux épidémies, soit enfin aux années de disette. Ainsi la forte diminution qu'on observe dans la proportion des naissances de 1801 à 1810, oii cette proportion tomba à 2,9 ^4 ^^ ^^ population moyenne, tandis que le nombre des décès montait à 6 ^/^^ , trouve son explication dans les années de guerre 1808 et 1809. Le maximum des décès, 7,8 % de la population, fut atteint pendant la grande famine de 1868. L'accroissement de la population en Finlande ne repose pas uniquement sur le rapport

entre les naissances et les décès, il dépend aussi pour une grande part du rapport entre l'émigration et l'immigration. En 1868 la diminution totale atteignit, par suite de la famine, le chiffre important de 5,30 Yo ^® 1^ population. Pendant la période si heureuse sous tous les rapports qui s'étend de 1870 à 1890, l'augmentation annuelle moyenne a été de 1,51 %, chiffre qui dépasse de beaucoup la moyenne générale pour l'Europe entière.

Les changements dans la densité de la population ressortent également du tableau. Le 31 décembre 1898 la densité moyenne de la population pour la Finlande entière était d'environ 8 hab. par km'-. En faisant abstraction de l'extrême nord, c. à d. du gouvernement d'Uleâborg, où la densité n'est que de 1,7 hab. par km^, on obtient pour le reste du pays une moyenne de 13,5 hab. par km^. C'est le long des rivières, des lacs et en général dans les régions à sol argileux que la densité de la population est le plus grande. L'auteur de cet article a dressé une carte de la densité de la population, oii les régions ayant une densité de plus de 10 hab. par km'- sont colorées, les villages dans autres régions étant seuls indiqués par de petits cercles; cette carte concorde remarquablement avec une des cartes de l'Atlas de Finlande publié dernièrement par la Société de géographie de Finlande, celle qui indique la répartition des dépôts quaternaires. Il est assez naturel que la population se soit établie principalement dans les régions les plus fertiles; mais le fait remarquable est que les contrées non habitées ont presque toute un sol com-

posé soit de gravier de moraine soit de sable; par suite il est probable qu'elles resteront inhabitées, ou du moins que la densité de la population y restera toujours très faible.

Au 1^"^ janvier 1897, la population du pays se répartissait de la manière suivante entre les villes et les communes rurales.

Nombre des Superfieie

habitants. en km-.

Densité.

Villes

Régions à densité su])érieiire à 10 hab. par km- ....

Régions à densité inférieure à 10 liai), par km'- ....

Total

On voit donc qu'il n'y a guère que 28

de

la superficie du pays qui présentent une densité supérieure à 10 hab. par km- (en moyenne 23,5 hab. par km^^'), le reste, soit 72 *l^, du pays entier, étant à peine habité.

Vers la même époque la densité moyenne de la population était en Danemark d'environ 60 hab. par km-, dans la Pologne russe de 63, dans le gouvernement de Moscou de 67, en Autriche- Hongrie de 64, en France de 72, en Allemagne de 90, aux Pays-Bas de 140 et en Belgique de 205.

La proportion de la population urbaine à celle du pays entier était:

de

en 1815 de 4,74 7^3

Nous constatons donc une augmentation continue et rapide de la population des villes. Le 1^' janvier 1899, cette population était de 303,417 âmes, répartie sur 37 villes, dont les plus grandes étaient:

Helsingfors 85,041

Âbo 35,820

Tammerfors 30,795

Viborg 24,569

Uleâborg 15,045

Nikolaistad (Wasa) 14,120

Bjôrneborg 13,089 "

Kuopio . . 10,426

Total 228,905

Le tableau de la page 7 indique entre autres de 10 en 10 ans la proportion entre les deux sexes; on voit que dans le cours des années la différence autrefois considérable entre le nombre des hommes et celui des femmes tend de plus en plus à diminuer. Si l'on représente par une courbe graphique l'excédent du chiffre des femmes sur celui des hommes (voir Atlas de Finlande, Feuille 14), on voit que depuis 1750 cette courbe s'abaisse progressivement d'une manière générale. Pour cer-

taines années la courbe présente de brusques rebroussements; l'accroissement du nombre relatif des femmes qu'indiquent les brusques relèvements de la courbe correspondent à des années de guerre, d'épidémie ou de famine. Ces crises sont généralement suivies d'abaissements exceptionnels de la courbe, indiquant la naissance d'une majorité d'enfants du sexe masculin. En 1750 il y avait en Finlande 1,101 femmes par 1,000 hommes; au l^'" janvier 1890 le nombre correspondant des femmes n'était plus que de 1,032 et en 1899 de 1,022.

Par rapport à l'état civil et au sexe, voici quel était en 1890 l'état de la population en ^y^ du chiffre total.

Hommes. Femmes. Total.

Enfants au dessous de

15 ans 17,99 7o 17,79% 35,78 7^

Célibataires âgés de

plus de 15 ans . . 12,83 » 12,06 » 24,89 » Mariés âgés de plus

de 15 ans 16,86 » 16,90 » 33,76 »

Veufs et divorcés . . 1,52 » 4,05 » 5,57 »

Total 49,20 » 50,80 » 100,00 »

Cette même année, voici quelle était la répartition des habitants du pays par confessions.

Luthériens 98,08 7o

Catholiques grecs 1,90 7o

Catholiques romains .... 0,02 7o

Par rapport à la langue maternelle, la population se répartissait en 1890 en:

Finnois 86,07 ^V,

Suédois 13,56 7o

Autres langues 0,37 ^o

Les données sur la répartition par professions montrent que la classe agricole formait à la même époque 74,75 ^y> de la population totale; 11 ^^ seulement vivent du commerce, de l'industrie et de la navigation ; le reste comprend les fonctionnaires, les militaires, les domestiques etc.

Enfin voici quelle est la répartition d'après l'antique système des » ordres», répartition liée en partie à la représentation constitutionnelle du peuple finlandais.

Noblesse ^'12 ^^

Clergé et corps enseignant .... 0,26 » Bourgeoisie 3,11 >

Paysans 26,15 »

Autres classes 70,36 »

Le tableau ci-dessous indique la répartition de la population du pays par subdivision administrative (lân, gouvernements) ainsi que la superficie des gouvernements.

8nperficic.

Population au 31 décembre

(lOiivoînoinciit.

1 Terre

! ferme.

Eaux intérieures.

Hommes.

Femmes.

Total.

Nyland

Abo et Bjorncborg Tavastehus . . . .

Viborg

S:t Michel

Kiiopio

Vasa

Uleâborg

Total

E. R. Neovius.

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