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II. MESURES DESTINÉES AU PROGRÈS DE L'AGRICULTURE

Depuis le 17 septembre 1860, la direction su- Administra-

prême de l'agriculture finlandaise est confiée à '°""

la Section de l'Agriculture du Sénat Impérial de

Finlande. A la tête de cette section est placé un Section de , 1 . T • i X -£- l'Agriculture

sénateur, auquel sont adjoints un rapporteur rere- ^^ sénat

rendaire, un secrétaire du protocole et d'autres employés. De la Section de l'Agriculture dépendent les institutions et fonctionnaires suivants: la Direction de l'Agriculture, un certain nombre d'agronomes provinciaux, employés du gouvernement, les ingénieurs agricoles, les conseillers de laiterie, l'Institut d'Agriculture et de laiterie, un certain nombre d'écoles spéciales, etc. La Section de l'Agriculture est de plus secondée par les gouverneurs, les sociétés d'agriculture, d'économie domestiqué et autres.

La Direction de l'Agriculture, fondée en 1892, Direction de se compose d'un Directeur général, chef de l'insti- ^"^" " tution, d'un ingénieur agricole en chef et d'un inspecteur général de l'agriculture. La Direction de l'Agriculture exerce une surveillance générale sur toutes les écoles spéciales, ainsi que sur tous les employés spéciaux; elle étudie toutes les questions

Renforcement de cette Direction.

ayant trait à F agriculture que lui soumet le gouvernement, suit de près tous les progrès de la science agricole, veille aux besoins de l'agriculture et des industries auxiliaires, et présente au gouvernement les projets qu'elle juge de nature à encourager le développement de l'agriculture. Un secrétaire et un chef de bureau sont adjoints à la direction.

Au mois de novembre de chaque année, la Direction est renforcée pour une période de 15 jours par 8 membres ayant voix consultative, nommés par le Sénat Impérial de Finlande à l'effet d'élaborer des projets tendant au développement de l'agriculture. Ces membres consultatifs sont nommés pour une durée de 3 ans, sur la proposition des sociétés d'agriculture, et choisis parmi les gens bien au courant des questions agricoles. La ]3résidence aux réunions de la Direction ainsi renforcée appartient au Directeur général.

Afin de donner aux agriculteurs finlandais l'oc-

naires agri- ^asion de recevoir l'aide éclairée de spécialistes en coles.

matière d'agriculture, de soin des bestiaux, de laiterie etc., l'État et les sociétés privées entretiennent un nombre considérable de fonctionnaires spéciaux. A l'heure présente il existe en Finlande:

8 agronomes provinciaux de l^'^'^ classe.

5 agronomes provinciaux de 2® classe.

3 agronomes provinciaux adjoints.

3 ingénieurs agricoles.

5 conseillers de laiterie.

1 conseiller pour l'élevage et le soin du bétail.

1 instructeur pour l'élevage des chevaux.

Fonction-

I instructeur pour la culture du lin.

II existe en outre un certain nombre de conseillers, de laitières provinciales, d'horticulteurs provinciaux, d'instructeurs de labourage et autres employés entretenus par les sociétés d'agriculture (voir plus loin p. 123 — 124).

L'instruction relative aux attributions des agro- Agronomes nomes provinciaux de toutes catégories date du P^'ovinciaux. 20 octobre 1894, et stipule que ces fonctionnaires doivent: l:o) aider le cultivateur soit par des conseils soit par des renseignements; 2:o) dresser les plans, et si possible diriger les travaux de nouvelles cultures et de drainage; 3:o) dresser des projets d'économie agricole, d'assolements, d'écuries et d'étables modèles et d'autres constructions rurales; 4:o) d'aider de leurs avis et conseils soit les autorités soit les sociétés d'agriculture.

Selon l'instruction du 20 octobre 1894, les de- Ingénieurs voirs des ingénieurs agricoles consistent à: l:o) étu- ^9'''^° ^^• dier et dresser les projets de tous les travaux de dessèchement des marais, d'abaissement du niveau des lacs, d'endiguement des fleuves et courants, de drainage et d'arrosage, de canalisation etc. nécessaires pour l'agriculture; 2:o) aider de leurs avis et conseils en ces mêmes matières les autorités et les sociétés d'agriculture; 3:o) diriger, si possible, l'exécution de ces travaux.

Afin de mettre les agriculteurs à même d'obte- Conseillers nir tous les avis et renseignements désirables sur ® ^' ®^'®' la laiterie et le soin du bétail, on a créé 5 postes de conseillers de laiterie. Leur instruction date du 29 mai 1896.

Conseillers d'élevage.

Conseiller

d'élevage

hippique.

Conseiller pour la culture du lin

Service vétérinaire.

11 existe en outre un conseiller spécial pour l'élevage et le soin des bestiaux, dont l'instruction date aussi du 29 mai 1896.

Pour tout ce qui concerne l'élevage de la race chevaline, l'agriculteur finlandais peut recourir à un instructeur d'élevage dont les fonctions sont déterminées par une instruction du 15 février 1898.

Enfin le 2 mai 1895 fut publiée une instruction déterminant les attributions d'un nouveau fonctionnaire, l'instructeur pour la culture du lin.

Le service vétérinaire a fait de grands progrès en Finlande durant le dernier quart du XIX® siècle, et tout porte à croire que ce développement continuera encore. Cela est d'autant plus désirable que le nombre des vétérinaires du pays est très faible en proportion de celui des animaux domestiques. * Il n'existe en effet que 30 vétérinaires provinciaux. A ce chiffre il faut ajouter un vétérinaire adjoint à la Direction médicale et un autre attaché à l'Institut d'agriculture et de laiterie de Mustiala. Dans les principales villes du pays, il existe de plus quelques rares vétérinaires, praticiens libres non au service de l'État. La Finlande ne possède encore aucune école spéciale de vétérinaires. Le service vétérinaire ressortit à la Direction médicale.

Ecoles d'agriculture.

Les écoles spéciales destinées à l'enseignement en matière agricole sont les suivantes (voir carte N:o 4).

1). L'Institut d'agriculture et de laiterie de Mustiala.

2). L'École supérieure d'agriculture de Kronoborg,

3). 20 écoles d'agriculture à deux classes annuelles.

4). 2 écoles d'agriculture à une classe annuelle.

5). 3 cours d'hiver de connaissances agricoles générales.

6). 4 écoles d'élevage du bétail à deux classes annuelles.

7). 13 écoles d'élevage du bétail à une classe annuelle.

8). 16 écoles de laiterie à deux classes annuelles.

9). 12 écoles de laiterie à une classe annuelle.

10). 10 écoles d'horticulture (dont 6 en voie de formation).

De plus on va créer à l'Université Alexandre à Helsingfors deux chaires de sciences ayant trait à l'agriculture: l'une d'économie et science agricoles, l'autre de chimie et physique agricoles. Deux chaires de professeurs adjoints seront ajoutées à ce cours, l'une de botanique et l'autre de zoologie agricole. L'instruction agricole supérieure sera plus tard transférée entièrement à l'Université de Helsingfors, et l'Institut d'agriculture et de laiterie de Mustiala transformé en une école supérieure d'agriculture.

A l'heure actuelle cet Institut (voir plancln^ Institut

XIII) est la seule école pour les études agricoles d'agriculture ' et de laite-

supérieures en Finlande. Il est situé dans la pa- ^jg ^jg Mustiala.

lis

roisse de Tammela, gouvernement de Tavastehus, à 10 kilomètres de la station de Forssa sur la ligne de Jokkis.

• L'institut date de 1840; il ne comprenait à cette époque qu'une » école d'intendants et d'élevage du bétail»; ce n'est qu'en 1845 que le cours supérieur d'agriculture fut créé et que l'institut reçut ainsi son caractère actuel de haute école. De 1854 à 1865, l'admission à ce cours supérieur d'agriculture fut interrompue; mais à partir de cette dernière année le nombre des élèves alla toujours croissant, et ce cours devint le principal de l'institut. Le cours supérieur de laiterie fut créé en 1881.

A l'heure actuelle, l'institut comprend : un cours supérieur d'agriculture pour 42 élèves, un cours supérieur de laiterie pour 10 élèves et un cours inférieur d'élevage pour 4 élèves.

Le cours de laiterie est ouvert aussi aux jeunes filles. Le règlement de l'institut date du 20 mai

La durée des études est d'un an pour la section de laiterie et de deux ans pour les autres. Conformément aux dispositions du Sénat de Finlande en date du 23 mai 1889, l'enseignement a lieu alternativement une année en suédois et l'année suivante en finnois.

Le personnel de l'institut comprend: un directeur, un lecteur de chimie, un de botanique, un maître pour l'enseignement de la science laitière, un forestier, un vétérinaire, un économe et un préparateur de chimie.

Le budget de l'institut s'élevait en 1898 à 109,195,50 marks, auxquels il faut ajouter un crédit annuel de 34,000 marks pour les appointements du personnel, et tous les revenus des terres dépendant de l'institut, ainsi que les contributions des élèves payants.

La propriété de Mustiala a une superficie totale d'environ 7,000 ha.; la terre principale et les deux fermes annexes comprennent environ 350 ha. de terres labourées.

En 1883 on adjoignit à l'institut une station expérimentale dont on parlera plus loin.

L'École supérieure d'agriculture de Kronoborg Ecole supé-

fut inaugurée le lier novembre 1897. Le person- "®"**® ^'^■

griculture de nel enseignant comprend: un directeur, un maître Kronoborg.

de sciences naturelles, un de laiterie et d'élevage,

un chargé de cours de science forestière et un d'ana-

tomie animale et de science vétérinaire. La durée

des études est de deux ans et l'enseignement a lieu

en finnois. Le nombre des élèves en 1898 était

de 20, et la subvention annuelle de l'école est de

20,000 marks, auxquels il faut ajouter les revenus

du domaine, comprenant 260 ha. de champs.

Parmi les écoles élémentaires d'agriculture, il Ecoles élé-

y en a six qui sont situées dans des domaines de '"®"*^>^®s . d agncul-

1 Ltat. Les autres sont toutes réparties dans des ture.

propriétés particulières.

Chacune de ces écoles jouit d'une subvention

annuelle de 11,200 marks; mais la somme totale

que l'État accordait à ces écoles en 1898 s'élevait

à 338,914 marks 21 pennis. Le nombre total des

élèves était cette même année de 402.

Cours d'hi- Les 3 cours d'hiver d'enseignement agricole élé-

^^^" mentaire sont adjoints à 3 des écoles élémentaires dont en vient de parler, et la subvention que leur accorde l'État est comprise dans le total ci-dessus indiqué. En 1898 deux de ces cours fonctionnèrent seuls, avec un total de 85 élèves.

Ecoles d'éle- Les écoles d'élevage à cours biennal sont toutes

^^9®' situées dans les domaines de l'État (Mustiala, Kronoborg et dans deux des écoles élémentaires d'agriculture); celles à cours annuel sont placées dans des propriétés particulières. La subvention totale de ces écoles s'élevait en 1898 à 32,350 francs, et le nombre des élèves était cette même année de 96. Ecoles de Les écoles de laiterie sont toutes, sauf une, si-

tuées dans des propriétés particulières. En 1898 le nombre total des élèves était de 238, et la subvention allouée par l'État de 82,600 marks.

Ecoles d'hor- Depuis longtemps déjà, il existait en Finlande

icu ure. ^i^g écoles d'horticulture; le gouvernement vient de décider d'en créer sept nouvelles. Les anciennes continueront à exister; les principales d'entre elles sont: l'école de la Société finlandaise d'horticulture à Helsingfors (20 élèves), celle de la Société d'horticulture de Kuppis, près d'Âbo (8 élèves), et celle fondée par M:me Nora Pôyhônen, pour l'horticulture et l'économie domestique, dans la paroisse de Haapavesi, gouvernement d'Uleâborg (64^' 10' de latitude nord).

Laboratoires Lorsqu'on fut arrivé à se convaincre de la

de chimie j^^^essité d'un contrôle des denrées agricoles, on oragricole et

ganisa des laboratoires de chimie agricole et des stations de

stations d'essais destinées à l'étnde des produits de ^^on^^^oje des

graines, tous genres, mais spécialement des produits agricoles.

A l'heure actuelle, il existe en Finlande deux institutions de ce genre: le laboratoire de chimie agricole et commerciale de Helsingfors, créé en 1880, et subventionné en partie par l'État, en partie par la ville de Helsingfors et par la Société impériale d'économie domestique finlandaise, et la Station d'essais chimiques et de contrôle de graines d'Âbo, créée en 1882. Le laboratoire de Helsingfors dépend de la Direction de l'agriculture, et la station d'Abo de la Société d'économie domestique.

Depuis 1881 il existait à l'Institut d'agricul- Stations ture et de laiterie de Mustiala une petite station d'essais, destinée surtout à permettre aux professeurs de l'institut de développer autant que possible leurs connaissances spéciales par des essais, Aucun personnel fixe n'était attaché à cette station, dont les travaux n'étaient qu'une des occupations secondaires du personnel enseignant.

La station a publié beaucoup de comptesrendus, qui ont depuis 1892 été réunis et publiés sous le titre de » Comptes-rendus des expériences dans le domaine de l'économie agricole exécutées par les professeurs de l'Institut d'agriculture et de laiterie de Mustiala».

En 1889 on créa, dans la propriété de Herrenâs près de la ville de Tavastehus, une station d'essais de botanique agricole. Cette station, placée sous la protection de la Société d'agriculture des

gouvernements de Nyland et de Tavastehiis, a publié un grand nombre de comptes-rendus de ses travaux.

On a décidé la création à Helsingfors d'une station centrale, dont les travaux seront dirigés par les titulaires des chaires de sciences agricoles de l'université et leurs adjoints.

Sociétés Parmi les sociétés privées fondées en vue d'encou-

agriculture ^ager l'agriculture et ses industries secondaires, etc. .

la première place appartient sans contredit aux sociétés d'économie domestique et d'agriculture. Les sphères d'action de ces sociétés correspondent généralement aux gouvernements du pays, mais cette règle est sujette à exception. Toutes ces sociétés sont subventionnées et leurs règlements sanctionnés par l'État. Les autres sources de revenus de ces sociétés sont les cotisations annuelles des membres et les dons volontaires.

Plusieurs de ces sociétés datent de la première moitié du XIX"" siècle, une d'entre elles même de la fin du XVIIF. Elles ont en général exercé une influence considérable sur le développement de la principale des industries du pays; elles ont donné l'essor à un grand nombre d'entreprises d'une haute importance, et maintes fois elles ont joué en qualité de conseillers du gouvernement un rôle direct dans l'organisation agricole du pays. Ces sociétés ont souvent été chargées de l'exécution des projets adoptés par le gouvernement en vue du développement de l'agriculture. Leur organisation

a toujours été basée sur des principes libéraux et populaires, et c'est surtout sur la petite agriculture qu'elles ont exercé une influence salutaire.

La plus ancienne de ces sociétés, celle qui a exercé sur le développement de l'agriculture l'influence la plus grande, est la Société impériale finlandaise d'économie domestique à Âbo, fondée en 1797. Dès sa fondation, cette société se donna pour but de travailler au développement et au perfectionnement de l'agriculture et des industries qui s'y rapportent. Elle a introduit et répandu dans le pays plusieurs espèces de végétaux étrangers et popularisé la culture de végétaux utiles. C'est elle qui a fondé l'Institut d'agriculture de Mustiala dont elle dirigea les premiers pas, qui a contribué à la création de nombreuses écoles de travaux manuels, et qui a de toutes manières encouragé les cultivateurs à adopter les méthodes rationnelles de culture.

La Société est placée sous la protection de S. M. l'Empereur. Les travaux de la société sont réglés par une direction; elle entretient un secrétaire, un économe, le directeur de la station d'essais chimiques et de contrôle des graines dont on a parlé plus haut, un conseiller pour l'élevage, la directrice d'une école de travaux manuels pour femmes, deux jardiniers, deux instructeurs de culture des tubercules et deux laitières provinciales.

Comparé au rôle que joue la Société impériale finlandaise d'économie domestique, celui des autres sociétés du même genre est relativement modeste; elle n'en ont pas moins exercé, chacune dans les limites de sa sphère d'action, une influence des plus

salutaires sur l'agriculture du pays. Le but de toutes ces sociétés est identique: répandre les connaissances en matières agricoles et économiques, et contribuer au perfectionnement, chacune dans son district, des industries locales. A la tête de chaque société est placée une direction composée d'un président, d'un vice-président, d'un certain nombre d'autres membres, d'un secrétaire et d'un caissier. Les membres de la société payent une faible cotisation annuelle. Plusieurs de ces sociétés sont divisées en districts, dans chacun desquels se trouve un représentant de la société. Les sociétés entretiennent des conseillers pour l'élevage, la laiterie, l'économie forestière et l'agrononjie, des jardiniers » ambulants», des laitiers et des laitières de district, des maîtres et des maîtresses de travaux manuels, des instructeurs de labourage etc. etc. Certaines sociétés fournissent en outre aux agriculteurs des graines contrôlées de trèfles et de graminées, des engrais artificiels et autres produits de ce genre. En 1898 les principales sociétés d'agriculture étaient: 1) La Société impériale finlandaise d'économie domestique à Abo, 2) la Société d'agriculture des gouvernements de Nyland et de Tavastehus, 3) la Société d'agriculture du Satakunta,

4) la Société d'agriculture de la Finlande propre,

5) celle du gouvernement de Tavastehus, 6) celle du gouvernement de Viborg, 7) celle du gouvernement de S:t Michel, 8) celle du gouvernement de Kuopio, 9) celle du gouvernement de Vasa, 10) la Société d'agriculture d'Ilmola et 11) celle du gouvernement d'Uleâborg.

Comme on l'a déjà indiqué, presque chaque commune possède sa confrérie agricole ou sa réunion de propriétaires fonciers: ces sociétés jouent un rôle d'une importance capitale dans la vie de l'agriculteur finlandais. Plus les connaissances spéciales de ces derniers augmentent, plus est grande l'influence de ces sociétés dans les campagnes.

La société finlandaise pour la culture des marais et tourbières, fondée en 1894, travaille avec énergie au but qu'indique son nom. La société, dont le siège social est à Helsingfors, entretient un secrétaire, qui est en même temps directeur des travaux d'essais, un trésorier et deux conseillers spécialistes.

Le but princif^al de l'association finlandaise de laiterie est de répandre par des représentants les produits de la laiterie finlandaise sur les marchés étrangers, et de tenir les laiteries du pays au courant des conditions du marché étranger, spécialement des variations des prix, au moyen de rapports réguliers des représentants de la société. A l'heure actuelle, la société entretient un représentant en Angleterre.

Il s'est créé en différents endroits du pays des sociétés hippiques ayant pour but l'amélioration de la race chevaline par l'organisation de courses attelées, d'expositions de bêtes d'élevage et de poulains, de réunions et de conférences sur des sujets ayant trait à l'élevage, par la distribution de publications spéciales etc. Ces sociétés sont subventionnées par l'État (voir plus haut le chapitre sur l'élevage du bétail).

Confréries

agricoles

etc.

Société de culture des tourbières.

Association de laiterie.

Sociétés hippiques.

Mesures Un des traits les plus caractéristiques et les

prises pour p|^^g anciens de l'amculture finlandaise, et qui de remédier au ' ^

manque de ^^^^^ temps a singulièrement gêné les progrès de

capitaux, l'agriculture, c'est le manque de capitaux, qui a pour effet d'entraver non seulement les travaux d'exploitation et de perfectionnement, mais aussi les travaux les plus nécessaires d'extension et d'amélioration des cultures, tels que par ex. le défrichement de terres neuves, le dessèchement des marais et des tourbières, l'irrigation des champs, la construction de bâtiments d'économie moderne et d'autres. Il est vrai que les méthodes extensives suivies jusqu'à présent par l'agriculture finlandaise ne nécessitent qu'un minimum de capital; mais plus les nouvelles méthodes se répandent et plus la culture devient rationnelle, plus le manque de capitaux se fait sentir. Afin de remédier à cet état de choses, on a eu i^ecours à diverses mesures, dont on va indiquer les principales. Il est évident que, vu l'immensité du territoire, l'État ne pouvait à lui seul suffire à tous les besoins; de plus, en agriculture encore plus qu'ailleurs, le principe » aide-toi, le ciel t'aidera» est le meilleur des secours. Ajoutons encore que les agriculteurs finlandais n'ont jamais cherché l'amélioration de leur position économique personnelle dans l'obtention d'un système de douane prohibitif, dont la suite inévitable est un renchérissement du prix du pain et des autres objets de première nécessité au détriment des autres classes de la société. Il faut toutefois rendre justice au gouvernement: l'aide qu'il a prêtée à la classe agricole a donné une forte impulsion à l'initiative personnelle, et a

servi souvent à indiquer dans quel sens les efforts de l'agriculteur devaient être dirigés pour subvenir aux besoins du moment.

Il est évident que dans un pays comme la Finlande, rempli de marais et de tourbières, source permanente de danger pour l'agriculture par les terribles gelées auxquelles ils donnent naissance, le principal effort d'amélioration de l'agriculture devait se porter sur le dessèchement et la mise en culture de ces marais. Dès la première moitié du XIX"^ siècle, le gouvernement assigna des subventions spéciales pour l'exécution de travaux de ce genre, et depuis lors l'État a toujoin^s continué dans cette voie, et les subventions ainsi accordées ont été en augmentant d'année en année. C'est ainsi que, de 1861 à 1865, ces subventions permirent de conquérir à la culture 32,132 ha. de marais et de tourbières.

Outre ces subventions, le gouvernement a constamment accordé, soit aux particuliers, soit aux communes, des prêts destinés à faciliter les travaux de culture. Ces prêts ont permis l'amélioration de la culture dans de vastes contrés du pays. A maintes reprises, et spécialement depuis 1870, l'État a donné des subventions et accordé des prêts destinés à favoriser l'augmentation du stock de bétail et à favoriser les progrès toujours plus considérables de l'industrie laitière.

Un des correctifs les plus puissants apportés au manque de capitaux fut la création en 1860 de la société hypothécaire finlandaise, due à l'initiative de quelques propriétaires des environs de Helsing-

fors. Le but de cette société est de permettre aux agriculteurs de contracter des emprunts d'amortissement garantis par hypotlièque sur la propriété immobilière. La création de cette société fut dès le premier jour favorisée par une adhésion générale des cultivateurs, et la manière consciencieuse dont les travaux de la société ont été dirigés lui ont assuré l'estime du public. Par la création de succursales dans les différents gouvernements du pays, la sphère d'action de la société s'est étendue à toute la Finlande; elle a contribué dans la mesure du possible à procurer des emprunts aux agriculteurs.

Parmi les autres sociétés destinées à venir en aide à l'agriculture, on peut citer les sociétés de consommation (p. ex. la société coopérative Labor à Helsingfors) et la société Pellervo (aussi à Helsingfors).

Expositions Les premiers congrès généraux d'agriculture,

et congrès ^^^^^^ ^^ ^g47 (^bo), 1850 (Abo), 1852 (Mustiala), cigncoiGS généraux. 1857 (Mustiala) et 1860 (Fredrikshamn) ne furent

que des réunions destinées à la discussion de questions ayant trait à l'agriculture, et ne furent pas complétés par des expositions. Mais à partir du sixième congrès général, tenu en 1870 à Helsingfors, le caractère de ces réunions se modifia de plus en plus: tandis que les discussions perdaient sans cesse du terrain, les expositions prenaient une importance croissante, comme le montre le tableau ci-dessous.

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Nombre d'objets exposés.

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Lieu (lu congrès.

Nombre de visiteurs.

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