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De 1880 à .1890, Tordre occupé par les villes du pays pour la quantité de beurre exportée varie à maintes reprises. En 1880, Viborg occupe encore la première place, avec une exportation de 1,369,203 kg. Hango est parvenu à la seconde avec 833,240 kg., tandis que Kuopio est passé à la troisième avec 750,839 kg. Vers 1890, c'est Hangô (jui occupe la première place avec une exportation de 4,094,351 kg., et Vasa la seconde avec 782,075 kg. Hangô conserve encore actuellement son rang en tête des autres villes.
Après 1890, le nombre des laiteries a continué et continue encore à augmenter. C'est ainsi qu'en 1894 le gouvernement de Vasa possédait 484 laiteries et 136 stations d'écrémage; le gouvernement d'Uleâborg en possédait à peu près autant. L'intérieur du pays, le Savolaks, la Carélie montrent un accroissement analogue.
Ainsi qu'on le voit par le tableau graphique, cet accroissement du nombre des laiteries a eu dès
1885 une influence très grande sur la valeur de l'exportation. Le beurre de paysan a reconquis le terrain perdu, et joue actuellement un rôle prépondérant dans cette exportation ; remarquons toutefois que la qualité s'en est singulièrement améliorée, et qu'on le rencontre le plus souvent dans le commerce sous le nom de beurre de laiterie.
La hausse de l'exportation est surtout sensible de 1892 à 1897. Cette année-là, l'exportation atteint un maximum, puis en 1898 on constate une diminution de plus de 2 millions de kg. Cette diminution résulte d'un concours de circonstances défavorables : la récolte du foin fut mauvaise, la consommation intérieure augmenta par suite d'une période de bien-être général, et la production ne put suffire à cette augmentation subite. Il est probable que pour 1899 la statistique constatera une diminution nouvelle due à des causes analogues.
L'État a organisé à Hangô des » essais» périodiques de beurre. Ces essais ont été très efficaces pour améliorer la qualité du beurre d'exportation.
La plus grande partie du beurre finlandais est dirigée sur l'Angleterre ; ce beurre est légèrement salé et emballé dans des tonnelets en bois de hêtre.
On exporté aussi à Saint-Pétersbourg de petites quantités de beurre non salé, fait avec de la crème préalablement chauffée à 80^ ou 90^^ C, et nommé » beurre de Paris».
Fromagerie. La fabrication du fromage n'a pas atteint le
même développement en Finlande que celle du beurre, et cependant cette industrie existait déjà parmi le peuple vers 1700. Il va sans dire que la fabrica-
tion du fromage de paysan, de môme que celle du beurre de paysan, fut longtemps des plus primitives.
Le fromage de paysan finlandais, encore très répandu dans le centre et dans le sud du pays, se fabrique soit avec de la crème, soit avec du lait battu ou écrémé qu'on laisse aigrir et se cailler à la température de la chambre. Très souvent on cuit le lait avant de le laisser s'aigrir; dans ce cas on y ajoute une petite quantité de lait aigre non cuit. Le lait une fois caillé, on le sale, puis on le presse dans de petits moules carrés dont le fond et le couvercle sont généralement cannelés. Le fromage ainsi obtenu est souvent roussi au four sur une couche de paille humide.
La fabrication rationnelle du fromage fut introduite en Finlande vers 1850. C'est surtout le gruyère qu'on imite, et la fabrication du gruyère finlandais, très répandu et estimé dans tout le pays, se fait actuellement en gros dans un certain nombre de grandes propriétés telles que: Sippola, Perheniemi, Moisio, Kinttula, Sjôkulla, Peippola, Forsby, Môrskom, Nyby, Strômfors et d'autres encore. On a créé ces dernières années dans le sud du pays plusieurs fromageries destinées spécialement à la fabrication du gruyère. Les produits de cette fabrication se vendent en Finlande même; on les exporte à Saint-Pétersbourg.
Ce n'est que vers la fin du XIX"" siècle qu'on s'est mis à fabriquer en Finlande les fromages de Cheddar, de Chester, d'Eydam, de Norrland et de Hollande. La fabrication de ces espèces de fro-
mage ne se propage guère, et ce n'est que par exception qu'on en a exporté de petites quantités. Dans plusieurs laiteries on fabrique différentes espèces de fromages maigres en vue de la consommation locale. Le graphique N:o 2 montre que pendant longtemps l'exportation et l'importation des fromages se balancèrent plus ou moins; ce n'est qu'à partir de 1891 que l'exportation l'emporta définitivement, et depuis lors elle s'est maintenue à environ le double de l'importation, sans toutefois atteindre un chiffre très considérable. On conserve cependant l'espoir de développer cette industrie.
Margarine. Le beurre artificiel ne joue absolument aucun
rôle en P'inlande; la fabrication en est interdite par la loi et l'importation en est circonscrite de toute manière. La Finlande est un pays oh le heurre artificiel est inconnu.
Instruments Les instruments et les machines modernes font
de laiterie, reculer de plus en plus les appareils primitifs du bon vieux temps, dont la fabrication constituait une des branches importantes de l'industrie domestique. Les réfrigérants métalliques, les barattes danoises, les séparateurs de tous genres, en particulier le séparateur de Laval, se rencontrent actuellement dans tout le pays, et même dans des endroits oii l'état général de l'agriculture ne ferait guère supposer leur emploi.
Depuis 1880, l'importation des instruments de laiterie a pris des proportions très remarquables. Quant à la fabrication indigène de ces instruments, elle n'a jusqu'à ces dernières années joué qu'un
rôle très secondaire. A l'heure actuelle, il n'en est plus ainsi; on a créé pendant ces derniers temps plusieurs ateliers destinés spécialement à la fabrication des instruments et des machines de l'industrie laitière, et en maints endroits cette fabrication a pris un développement considérable.
Le jardinage qui, pour la qualité des terrains, Horticulture, les soins et le travail, exige proportionnellement beaucoup plus que la culture agricole, ne peut évidemment jouer qu'un rôle des plus modestes dans l'économie rurale finlandaise, et il est évident qu'avec le rude chmat de la Finlande l'horticulture ne peut être considérée que comme une branche tout à fait secondaire de l'agriculture.
Toutefois ce serait une erreur de croire que le climat de la Finlande empêche absolument un jardinage tant soit peu lucratif; dans le sud-ouest de la Finlande, ainsi que dans le Nyland et le sud de la Carélie, on trouve bon nombre de jardins bien soignés, et qui constituent non seulement un ornement pour les propriétés, mais encore une source de revenus pour leur propriétaire. Bien entendu, le pays ne se prête guère qu'à la culture potagère et à celle des arbres fruitiers les plus simples ; la culture des fruits plus délicats n'est pratiquée qu'à titre d'essai. Certains de ces essais entrepris sur une échelle assez vaste ont cependant donné des résultats satisfaisants. Enfin le climat permet une culture assez étendue des fleurs et des plantes décoratives.
La culture des espèces potagères paraît être très ancienne en Finlande, à en juger par le fait que déjà vers le XVIF siècle on en cultivait dans les environs d'Âbo 29 espèces différentes, c'est à dire à peu près autant que de nos jours.
On a dressé une liste des plantes potagères actuellement cultivées en Finlande, en omettant toutefois les végétaux étudiés au chapitre des plantes agricoles, tels que la pomme de terre, la rave, le chou-rave et la carotte, qu'on cultive aussi dans les jardins potagers, et qui, avec les pois et les choux, occupent même souvent la plus grande partie des cultures potagères.
Sauf indication spéciale, les végétaux ci-dessous sont cultivés en terre froide.
Le pois (Pisimi sativiwij, cultivé jusqu'à 65^ 1' de
lat. nord (Uleâborg).
Le chou (Brassica oleracea)^ différentes variétés,
surtout le chou pommé, jusqu'à 66'* 32' 2"
(cercle polaire).
Le radis, le raifort (Raphanus sativus), cultivé en
terre froide jusqu'à 65'* 1' (Uleâborg), et en
terre chaude jusqu'à 69'* 50' (Utsjoki). Le panais (Pastinaca sativaj, jusqu'à 67*^ 40' (Kittilâ). La bette (Beta vulgaris var. GrueMta), jusqu'à 69*^ V
(Enare).
L'oignon (Allium cepa), jusqu'à 67'* 40' (Kittilâ). La ciboule (Allium schoenoprasum), commune encore
dans l'Ostrobothnie centrale.
L'oignon d'Espagne (Allium fistulosimi) , jusqu'à 66*^
40' (Kemitrâsk).
Le poireau (Alliuni j)orrum), jusqu'à 66'^ 32' (Rova-
niemi).
La laitue (Lactuca scariola var. sativa), jusqu'à 69^^
50' (Utsjoki).
L'éi)inard (Spinacia oleracea), jusqu'à 69^^ 50' (Utsjoki). La rhubarbe (Rheum rhaponticum) , jusqu'à 69^ 50'
(Utsjoki).
Le tabac (Nicotiana tabacum), jusqu'à 65^^ 51' (Tor-
neâ).
Le tabac de paysan (Nicotiana ?^ustica), jusqu'à 69'^
50' (Utsjoki).
Le concombre fCucumis sativus), petite espèce russe,
en terre froide jusqu'à 65*^ 48' (Simo). Le persil (Apiuni petroselinum), jusqu'à 69*^ 50'
(Utsjoki).
L'aneth {A?iethum graveolens), jusqu'à 69'* 50'
(Utsjoki).
Le pourpier (Portulaca graveolens), jusqu'à 65'* 1'
(Uleâborg).
Le houblon (Humulus lupulus)^ jusqu'à 65'^* 51'
(Torneâ).
Le raifort sauvage (Nasturtium arjnoracia), jusqu'à
67" 40' (Kittilâ).
Il va sans dire que la culture de tous ces végétaux est fort restreinte dans le nord du pays; ce n'est que durant les bonnes années et grâce au concours de conditions locales favorables que les récoltes y sont plus ou moins satisfaisantes. Ainsi déjà dans le milieu de l'Ostrobothnie le chou n'est d'un rendement appréciable qu'à condition d'être
cultivé à un endroit bien exposé au soleil et d'être 1 objet de soins attentifs.
Outre les espèces ci-dessus indiquées, on cultive en outre dans le sud du pays:
La berle (Sium sisarum), dans certains domaines
seigneuriaux.
Le topinambour (Helianthns tuberosus), dans certains
domaines seigneuriaux.
Le salsifis noir (Scoi^zonei^a hispanica), dans certains
domaines seigneuriaux.
La barbe-de-bouc (Tragopogon porrifoliiis) , dans
certains domaines seigneuriaux.
L'artichaut (Cynara scolyinus), dans l'extrême sud,
rare.
L'asperge (Aspai^agus officmalisj, commune dans
les grandes terres.
Le haricot (Phaseolus vulgaris et nanus), commune
dans les grandes terres.
Le melon (Citcumis nielo), commun dans les grandes
terres.
Certains de ces végétaux, comme le radis, le raifort, le concombre, le melon, le persil et l'aneth, sont cultivés non seulement en pleine terre, mais aussi en serres.
Les plantes potagères ne jouent (ju'un rôle des plus insignifiants dans l'économie domestique des paysans et, sauf les espèces indiquées plus haut comme cultivées en plein champ, ce n'est que dans les contrées plus riches que le paysan cultive, en très faible quantité, le pois, l'oignon, le chou, les épinards et le houblon. Le tabac seul fait exception ;
il est cultivé partout, même dans les contrées les
plus éloignées. Dans le sud — est du pays et dans
le Savolaks méridional, la culture du chou est aussi
assez générale.
Dès le commencement du XVP siècle et pro- Arbres frui-
tisrs bablement déjà auparavant, on a essayé d'introduire
en Finlande la culture des arbres fruitiers, sans que cependant cette culture ait jamais joué un rôle important. Toutefois elle a fait des progrès remarquables durant le cours du XIX"" siècle, et tout particulièrement durant le dernier quart du siècle; elle semble même assez lucrative dans certains endroits de l'extrême sud.
Les espèces fruitières actuellement cultivées en Finlande sont:
Le pommier (Pyrits malus), dont le fruit mûrit
dans le sud du pays.
Le poirier (Pyrus cominunis), dont le fruit mûrit
dans les bonnes années jusqu'à 63** de lat.
nord.
Le cerisier (Piiiniis cerasus et avium), dont le fruit
mûrit jusque vers le milieu du Savolaks. Le prunier (Priuius domestica), dans l'extrême sud
du pays.
Le prunier sauvage (Prunus insititia), dans les
parties méridionales du pays.
Le groseiller épineux (Ribes grossulariaj, commun
jusque vers 62*^ 45' (Ilmola).
Le cassis (Ribes nigruin), commun encore dans le
sud de l'Ostrobothnie, mais se rencontrant
jusqu'à Kemi.
Le framboisier (Rubus idoeus), dans le pays entier. Enfin la fraise des bois et celle des jardins (Fra-
garia), cultivées communément jusqu'à 65*^ 51'
de latitude (Torneâ).
Le pommier, le groseiller, le framboisier et les
fraises se rencontrent aussi à l'état sauvage,
le pommier jusqu'à 61^' 40' (Sordavala).
Il est évident que le pommier est celui des arbres fruitiers qui convient le mieux au climat de la Finlande. On a fait des essais en vue de transplanter dans les jardins des plants de pommier sauvage. Ces essais ont donné des résultats satisfaisants et produit des fruits d'assez bonne qualité, p. ex. avec la >>petite reinette d'Ekenâs». Le plus vieux pommier connu en Finlande se trouve dans la propriété de Viurila, près de la ville de Salo; il a environ cent ans, et, quoique creux, donne encore de bons fruits. Comme exemple de bonne récolte fruitière, on cite un pommier d'un domaine du sudouest, âgé à peine de 40 ans, et qui donna, vers 1870, pour 120 marks de pommes.
On cultive actuellement dans le pays plusieurs variétés de pommiers suédois, russes et allemands dont les fruits sont très estimés. Les principales espèces sont: les pommes de Sâfstaholm, les calvilles suédoises, les pommes de Kaflâs, de Vinterpostof, d'Astrachan (blanche), de Virginie (rose), de Bjôrkvik, d'Âkero, Hampus, Antonoffka, Alexandre, Charlamoffsky, Borovinka etc.
Dès le milieu et la fin du XVIIF siècle, on introduisit dans le domaine de P'agervik paroisse
d'Ingà dans le gouvernement de Nyland une partie de ces espèces, comme la pomme Vinterpostof, l'Astrachan blanc, la Virginie rose et la calville suédoise, cette dernière introduite en 1760.
La société des »amis du jardinage- d'Aura (Abo) et surtout la Société d'horticulture finlandaise (Helsingfors) ont contribué beaucoup aux progrès du jardinage moderne en Finlande.
La culture du pommier est actuellement pratiquée assez généralement par les paysans du sud et du sud-ouest du pays, spécialement dans l'archipel d'Abo, p. ex. dans la commune de Nagu oii le pommier, grâce à des conditions propices tenant au climat et au sol calcaire, est d'un très bon rendement pendant les bonnes années. Dans l'ouest du gouvernement de Nyland, on rencontre aussi communément des vergers d'un assez bon rapport.
Parmi les grandes propriétése où la culture des arbres fruitiers est pratiqué sur une échelle un peu considérable, on peut citer:
Svartâ (Propr. le baron Linder), paroisse de Karis
gouvernement de Nyland.
Mongola (Propr. les héritiers du D:r Tengstrôm),
paroisse de Lojo gouvernement de Nyland. Solhem (Propr. les héritiers du professeur Lindberg),
paroisse de Lojo gouvernement de Nyland. Fagervik (Propr. Baron Hisinger), paroisse d'Ingâ
gouvernement de Nyland.
Brôdtorp (Propr. Baron Hisinger), paroisse de Pojo
gouvernement de Nyland.
Eatula (Propr. Conseiller intime v. Etter), paroisse
d'Artsjô gouvernement de Nyland.
Sippola (Propr. Colonel Forstén), paroisse de Sip-
pola gouvernement de Viborg.
Kantakylâ (Propr. M. Grenman), paroisse de S:t
Michel gouvernement de S:t Michel.
Mustiala (Institut d'agriculture et de laiterie), paroisse
de Tammela gouvernement de Tavastehus.
Stjernsund (Général Packalén), paroisse de Tyr-
vântô gouvernement de Tavastehus.
Kuustô (Propr. M. Bremer), chapelle de Kuustô
gouvernement d'Abo et Bjôrneborg.
Raadelma (Propr. M. Eettig), paroisse de Piikkis
gouvernement d'Âbo et Bjôrneborg.
Culture des L'horticulture est de date très ancienne en Fin-
®"^^" lande. Le climat ne s'oppose nullement à la culture des fleurs, même sur une grande échelle, ainsi que l'a démontré l'expérience de ces dernières années. Au point de vue de la floriculture, le pays traverse actuellement une période de transition: à côté de jardins ne renfermant que des plantes vivaces et peu modernes, on rencontre des semis de plantes annuelles; certaines propriétés possèdent même de splendides parterres de fleurs et de précieuses collections de roses.
Horticulture C'est presque uniquement dans quelques grandes
propriétés, et dans les jardins organisés en vue de la vente des fleurs qu'on rencontre des serres destinées à la culture des fleurs; dans certaines propriétés on cultive aussi certaines espèces fruitières en serres chaudes. Les propriétés possédant les plus belles serres sont:
en serres chaudes.
Fagervik, paroisse d'ingâ gouvernement de Nyland
(Orchidées, figues, ananas, oranges, etc.) Tavastby, paroisse d'Elimâ gouvernement de Nyland
(fiques, poires, raisins).
Svartâ, paroisse de Karis, gouvernement de Nyland
(Serres chaudes étendues).
Monrepos, paroisse de Viborg, gouvernement de
Viborg (Raisins et autres fruits).
Kirjokivi, paroisse de Walkeala, gouvernement de
Viborg (Raisins et autres fruits).
Lemsjôholm, paroisse de Lemo, gouvernement d'Abo
et Bjôrneborg (Fruits divers).
Karlberg, paroisse de Hattula, gouvernement de Ta-
vastehus (Serres et vastes plantations).
Hatanpââ, paroisse de Messuby, gouvernement de
Tavastehus (Grandes serres pour roses prin-
tanières).
Jokkis, chapelle de Jokkis, gouvernement de Tavastehus (Roses diverses).
Forssa, paroisse de Tammela, gouvernement de
Tavastehus (Roses et raisins).
La Société d'horticulture possède aussi dans le voisinage de Helsingfors de grandes serres, entre autres une destinée à la culture des palmiers. A Solhem, commune de Lojo, il existe des serres considérables pour la culture des roses et d'autres fleurs destinées à la vente; de même à Myllysaari près de Viborg, à Kuppis près d'Àbo, à Alkârr près de Helsingfors et ailleurs encore. A Lângsjô dans la paroisse de Somero on cultive le muguet sur grande échelle. Enfin on rencontre aux environs
de chacune des villes du pays des établissements d'horticulture potagère produisant en vue de la vente.
Le Jardin Botanique de Helsingfors, appartenant à l'Université Alexandre, joue un rôle considérable au point de vue du développement de l'horticulture en Finlande. Ses vastes serres chaudes, comprenant des sections spéciales pour la culture des palmiers, celle des végétaux aquatiques etc., donnent une idée très complète de la flore des différents climats, tandis que ses vastes jardins d'expérience fournissent aux étudiants des occasions d'observations de tous genres, et que ses vastes plantations d'arbres et d'arbustes constituent d'excellents terrains d'essai pour l'acclimatation des plantes.