Région entre Shinganga et Butu. — Entre Shinganga et
lUuu, le terrain est très accidenté et recouvert de montagnes, ou sommet desquelles se trouvent des plaines immenses, très fertiles. Les vallons et les flancs des montagnes sont recouverts de forêls splendides, renfermant des bois des plus belles essences.
Aux environs de Bulantu, les collines sont assez rocailleuses, et, par là, à peu près stériles. {CGllart.)
5. — Région traversée par la route Boma-Vonde, Kwimba- Zobe. ( Voir notice de la feuille 2.)
G. — Région s'étendant au N.-O. de Konde de Setshe jusqu'à, Makunya-Solo, sur Ja rivière Lubuzi. — La région qui se trouve au Nord-(luestde Kondede Setshe est montagneuse. Vers les villages Luvu, elle est fortement ondulée et la v(^gétat:on est brillante, (kolayers, safos, palmiers à profusion, ananas, panzas, etc.); on rencontre aussi quelques étendues de savanes. Partout il y a des plantations de bananiers en forêt. Près de Luvu, il y a beaucoup de palmiers et une huilerie. Des hauteurs, on découvre, vers le vSud-Est, un pays montagneux, boisé et entrecoupé en tous sens de savanes. (Konde de Setshe figure sur la feuille 2 de la carte.)
Après avoir dépassé Luvu, à l'Est et à l'Ouest de la route de Makunya-Solo, la savane aride couvre les sommets et les fonds, montrant quelques pitoyables palmiers.
Le sol est couvert de sable blanc.
Au fur et à mesure qu'on s'approche de la Lubuzi, le terrain s'améliore. L'argile rougeâtre apparaît, le pays se couvre de forêts où domine le palmier. On rencontre encore quelques savanes, avant d'atteindre la Lubuzi, mais le pays est généralement riche. On trouve, dans la forêt, de nombreuses plantations et de grandes étendues défrichées.
On peut passer la Lubuzi à Makunya-Solo, où elle a une largeur de 20 mètres. Elle coule sur de petites rocailles, entre de hautes montagnes boisées. Le village est situé au-dessus d'une montagne de la rive droite. Il est clôturé et entouré de bananiers; il compte une centaine de cases. (/. Van den Plan, 1897, Voir notice de la feuille 5.)
« Près de la Gomamba, écrit le capitaine Cabra, nous voyons l'arbre à caoutchouc de Niali; il dépasse donc la Lubuzi, au Sud. Nous rencontrons de belles plantations de manioc et de beaux troupeaux de moutons et de chèvres. »>
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«Le terrain compris entre la Lubuzi et la Lukula, bien que restant accidenté, n'est plus aussi tourmenté que la région septentrionale de la province. Il est largement ondulé vers les villages Yolo et Setshe. Sa nature est sablo-argileuse. Les pentes laissent apparaître les parties argileuses; le fond des vallées est fait de sable. Celui-ci recouvre souvent un sous-sol imperméable, car nous trouvons des eaux stagnantes (fin mars). A Luvu, le sable de surface est d'un blanc très pur... «
« Vers Loango et Lukamba, il existe des monticules, sur lesquels la roche sous-jacente (granit) affleure souvent, et dont les pentes sont recouvertes de quartz concassé. C'est ainsi que le premier de ces villages est juché sur un cône tronqué, dont l'escalade rappelle parfaitement celle de la butte du Lion de Waterloo. Quand, essoutilé, on atteint la plate forme, on n'est pas peu surpris d'y trouver un beau village de 150 cases. "
«Sous le rapport de la végétation, l'aspect est autre aussi que sur la rive droite de la Lubuzi. Le pays reste très boisé, mais ce n'est plus la grande forêt. De larges espaces de savane alternent avec des bouquets de bois. Outre les bananiers, les arbres à panza, à kola, les élaïs, les plantations de maïs, de manioc, etc., nous signalerons quelques lianes à caoutchouc, quelques cannes à sucre, mais surtout de noujbreux arbres à latex du genre ficus. »
« Aux villages Yolo, nous trouvons des rotins prêts à être employés, sans avoir vu cependant d'où ils provenaient. »
« Enfin, à Tobokele (feuille 2), nous rencontrons quelques orangers et de superbes cocotiers portant des fruits. »
« Ce qui nous frappe tous, c'est la densité de la population. Les villages sont nombreux, souvent importants, généralement bien tenus, et quelquefois reliés par de véritables routes où l'on pourrait marcher trois ou quatre de Iront. »
« La seule trace d'industrie que nous ayons rencontrée, est l'existence de forges primitives, dans lesquelles les naturels ne traitent plus le minerai du pays, mais bien les débris de toutes sortes que le voisinage des blancs leur met entre les mains, r^ (Cabra, 1897.) (Voir notice de la feuille 5 : région du Bavu et du Kulu.)
7. — Région de Ganda-Yanga. — Au Nord de la Lubuzi, vers Ganda-Yanga, le pays est montagneux et boisé. Les essences qui s'y rencontrent le plus fréquemment sont les gulus, les arbres à kola et les safos, le caoutchouc, le manguier, etc.
Le sol est argileux.
Au Nord de Ganda-Yanga, s'étend une immense région ondulée et couverte d'une abondante végétation : petite et haute futaie. Le sol est aussi argileux. Le palmier y croît en abondance. {J. Van den Plas.)
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- LOCALITÉS PRINCIPALES
Liuali. — Poste de l'État et bureau de douane sur le Loango.
Shimbete. — Ancien poste de l'État sur le Loango.
Kutu. — Ancien poste de l'État sur le Loango.
Boma-Niali. — Village sur le Loango. (Voir p. 64.)
Shimbanza. — Ancien poste de l'État sur le Loango. (Voir p. 61.)
Dungu. — Centre agricole sur le Loango.
Shindamba. — Village important sur le Loango. (Voir p. 64.)
Ganda-Sundi, Dyema (Mission), Buku-Tshela (Lubuzi), Shikamba sont des villages importants du Mayumbe. (Voir p. 64.)