I. - LES COURS D'EAU
LE CONGO. — 1. Entre Borna et Matadi. — M. Jungcrs, comme il a été dit clans la notice de la feuille 1, divise le bas-fleuvo, entre Banana et Matadi, en trois zones : la zone des eaux saumâtres, la zone des sables et la zone granitique.
« La zone granitique s'étend de Homa cà Matadi. Aucune île n'obstrue plus le lit du fleuve, qui forme une magnifique nappe d'eau de 2 <à \\ kilomètres de largeur, dont la profondeur moyenne est de 15 brasses; quelques rochers y émergent sans aucunement gêner la navigation. Le lit, bordé de masses granitiques, est bien fixé, et les déformations des bords sont nulles. »
Nous empruntons à Stanley la description suivante de cette partie du Bas- Congo:
« Quand on rt'garde le Congo en amont de Boma, c'est à peine si l'on parvient à se rendre compte de la direction de son cours et à comprendre comment le fieuve finit par acquérir l'immense expansion, à laquelle il nous a accoutumés, pendant notro trajet do Banana à Boma. Demeurées invisibles pour nous, jusqu'à environ 25 kilomètres de Boma, les collines des rives septentrionale et méridionale ne se prolongeaient pas moins à l'Est, dans l'intérieur
du pays, au-delà des forêts du bord de l'eau, sur une ligne presque parallèle à notre itinéraire. Et, maintenant, elles semblent se rejoindre au loin, en travers du fleuve; et des contreforts isolés, des pointes de rochers formant saillie sur la ligne jusqu'ici uniforme de l'horizon, marquent désormais la perspective du fleuve. «
« Nous passons devant les factoreries qui bordent la rive à Boma, et, naviguant à distance respectueuse de la berge, nous défléchissons insensiblement vers la proéminence boisée de l'île Buka, ou île des Crocodiles, comme disaient autrefois les indigènes... «
« En nous rapprochant de l'île Buka, nous apercevons, sur notre gauche, l'étroite et sinueuse crique de Shinsala, qui sépare la terre ferme de l'île des Princes, et nous nous engageons dans un chenal profond, entre la limite occidentale de l'île des Princes et la limite orientale de l'île Buka. Ces îles sont couvertes d'une végétation luxuriante... »
« Dès que nous avons contourné l'île des Princes, à l'Est, le Congo accourt au-devant de nous, en une seule masse, au milieu d'une gorge profonde, dont les côtés s'élèvent graduellement à la hauteur de 90 mètres, et finissent par atteindre, au-dessus de Noki, une élévation de 280 à 340 mètres. »
« Contenu dans une largeur moyenne d'environ 1 ,300 mètres, le fleuve augmente de vitesse jusqu'à concurrence de 4 1/2 nœuds, soit 7 à 8 kilomètres à l'heure, tandis que, dans les parties les plus étroites de son cours, la sonde révèle des profondeurs de 45, 60 et même 90 mètres. «
« L'île des Princes contient les sépulcres de plusieurs des membres de l'expédition Tuckey, et c'est également là que sont inhumés les restes des chefs de Boma. Une luxuriante végétation tropicale, où domine plus d'une fois le palmier, avec son gracieux panache de feuillage, drape les bords des îles, du côté du fleuve. Du côté de la crique, se déroule une terrasse tapissée de gazon, en travers de laquelle les eaux tracent un sentier étroit. Le sommet du plateau est irrégulier, inégal, et un rocher gris et nu se dessine au milieu des vertes chevelures des arbres. »»
« L'île des Princes une fois franchie, le panorama s'embellit au point de faire espérer à l'étranger, qu'au détour des pics aigus des rochers, un spectacle plus attrayant encore va le dédommager de sa longue excursion sur le fleuve. Mais l'absence absolue de scènes artificielles et de créations humaines, l'aridité de cette nature com-
plètement vierge et silencieuse, ne tardent pas à lui faire sentir que le voyage, une fois effectué, ne vaut pas qu'on le refasse. •»
« Ces remparts d'argile rouge, jonchés de blocs de pierre grise et de quartz, ces fatigantes successions de montagnes alternant avec des vallons, auxquels la nature n'a accordé qu'en lésinant quelques grêles buissons verts, ces terrasses parsemées de rares palmiers, ces rives sauvages, ces longues côtes greyeuses, ce fleuve profond dont les eaux brunes sont encaissées dans leur lit rocailleux par deux rangées de hauteurs uniformes, tout cela offre à la vue un spectacle plutôt déplaisant qu'agréable. La triste impression de l'isolement, du néant, ne quitte pas un instant le voyageur... »
« La pointe qu'on aperçoit, au Sud, à l'extrémité de la première ligne droite que présente le fleuve, est celle de Makula. Dans la dépression de terrain qui lui fait face, est établi le village de Binda, sur le fleuve. Passé ce point, le cours d'eau emprunte un aspect plus riant, aux factoreries de Musuko, faisant vis-à-vis au site que le vieux capitaine Maxwell, dans un accès d' « humour «, décora, en 1793, de ce nom fantastique : « Coude du Joueur de Violon. »
« A mesure qu'on se rapproche de Musuko, les pentes de la gorge où s'encaisse le fleuve montent de plus en plus vers le ciel, et deviennent de plus en plus abruptes; mais une fois qu'on a contourné l'arc que décrit Musuko et qu'on regarde la terre ferme, en amont, les collines de la rive septentrionale s'abaissent graduellement et ne forment plus, à une certaine distance, qu'un petit massif très peu élevé, au pied duquel était autrefois situé le village de Sonda-Kongo. Cette nouvelle ligne droite du fleuve a nom « Palmyra Reach «, en raison des palmiers qui s'épanouissent entre la base des montagnes et le fleuve. En cet endroit, des rochers dangereux hérissent la rive droite ou septentrionale du cours d'eau, mais la rive gauche est libre de tout obstacle, jusqu'au Rocher du Diamant, juste en face de Sonda-Kongo. "
« Au-delà du rocher, apparaissent, en pleine perspective, les factoreries de Noki. »
««En face de Noki, sur la pointe septentrionale, on aperçoit Inkungulu. L'entonnoir du fleuve prend, à partir d'ici, l'aspect d'une gorge, car, depuis les contins de la station d'Inkungulu jusqu'à l'horizon, la rive septentrionale consiste en une falaise qui va s'étageant, d'une hauteur de 200 à 350 mètres, et dont les pentes
sont presque à pic sur l'eau. La rive méridionale, tout en présentant une certaine élévation derrière Noki, semble s'abaisser peu à peu vers la Pointe de Tondua... w (Pointe d'Underhill.)
« La section du fleuve qui mène à Vivi est étroite et le couranf y est rapide. Au bout de la section de Vivi, c'est à peine si le fleuve ofl'rc une largeur de 600 mètres, en dépit d'une profondeur inusitée : 90 mètres peut-être. Encaissé dans cette gorge étroite, avant d'aller s'écouler dans la vaste expansion deau connue sous le nom de Baie de Mayumba (Chaudron d'Enfer) et qui baigne le pied des falaises, le Congo acquiert une telle force, et son courant une rapidité si vertigineuse, qu'un steamer de 9 nœuds ne pourrait plus s'aventurer au large. » {Slanley.)
M. Ed. Dupont, dans ses « Lettres sw le Congo », décrit comme suit le fleuve entre Borna et Matadi :
« Le Congo, entre Boma et Matadi, constitue une gorge profonde, dans un entassement de montagnes sur montagnes, pics aigus, masses rocheuses. On croirait entrer dans les Alpes. Et les herbes grillées de la saison sèche, les bords du fleuve garnis d'arbres, surtout de palmiers, qui s'élèvent par étroites traînées, de loin en loin, dans les échancrures de montagnq^. C'est âpre, sauvage et grand de caractère, autant qu'original. Ajoutez le Congo se renflant et s'étranglant alternativement entre ses rives, passant par de véritables portes de rochers... Nous sommes arrivés, au milieu de cet émerveillement, en quatre heures et demie à Matadi, grâce à notre rapide bateau.. «
«* En revoyant, une troisième fois, cette gorgo du Congo depuis Boma, j'ai bien observé que les flancs présentent plusieurs terrasses, échelonnées à des hauteurs diverses, mais constantes pour chacune d'elles. L'une est à 15 ou 20 mètres au dessus du fleuve; elle indique la partie rocheuse enlevée par la dernière série des cataractes, de môme que les autres terrasses témoignent du creusement successif de la gorge par le même phénomène. Les traces d'une ancienne cataracte se voient du reste encore à Noki, devant l'étrange expansion appelée Chaudron du Diable (Chaudron d'Enfer). »>
u La présence des cailloux roulés sur les escarpements du fleuve, que j'observais à Boma et à Matadi, il y a quelques jours, complète sa signfication par la présence et la superposition d'une terre alluviale rouge qui est bien visible, jusque sur len plateaux. Ce sont là des alluvions anciennes du Congo. «
« Lorsqu'on se trouve dans cette grande crevasse et qu'on voit les masses et les pics rocheux s'accumuler les uns sur les autres, on éprouve la sensation qu'on pénètre dans une grande chaîne, que l'entassement continue à so développer dans l'intérieur. L'aspect à Matadi ne contredit guère cette impression.... « {Ed. Dupont.)
« Devant Matadi, le fleuve forme une anse peu profonde, limitée à l'amont par la pointe du ravin Léopold, à l'aval par le promontoire de Kala-Kala; le courant y est beaucoup moins prononcé qu'au milieu du fleuve, et, à cause de l'inclinaison des rives, on trouve rapidement des profondeurs d'eau supérieures à 6 mètres. Entre le bord du Congo et le pied des contreforts, sur lesquels est établie la station de Matadi, il existe une bande de terrain d'alluvion de 50 à 100 mètres de largeur, où se trouvent les factoreries belge, française, hollandaise et portugaise.... » {G. Vauthier, 1887.) (Voir pp. 88, 92 et 95.)
Le Chaudron d'En/er. — En sortant de l'étroite gorge qu'il traverse entre Shonzo et Underhill (497 m. 50 c), le fleuve forme un large coude, encaissé dans une bordure circulaire de hautes falaises rougeâtres et à pic. On a donné à ce coude le nom de Chaudron d'Enfer ou du Diable, à cause de la fureur des eaux qui s'y précipitent, après avoir doublé la pointe d"Underhill.
« Les hautes falaises rouges qui bordent la grande courbe du fleuve, au Chaudron d'Enfer, sont des micaschistes couleur mine de plomb, et du milieu du fleuve, on voit leur sommet couvert de limon rougeâtre, qui repose sans doute sur des cailloux roulés. » {Ed. Dupont.)
L'aspect du Chaudron d'Enfer est surtout imposant aux plus fortes eaux, c'est-à-dire vers la mi-décembre. Il n'est pas rare d'y voir alors des vapeurs filant onze nœuds, arrêtés, par moment, par la force du courant. Cependant, d'après le capitaine Taggenbrock, ce qui rend le passage du Chaudron si difficile et si dangereux, c'est moins la violence du courant, que les remous de 40 à 50 mètres de diamètre, qui s'y forment comme d'immenses entonnoirs et qui ont une influence énorme sur le gouvernail des steamers.
A l'endroit où se montrent les remous, tourbillonnant à la surface avec une impétuosité extrême, les eaux se massent à plusieurs pieds de hauteur, le long du bordage du navire, et restent encore rageusement tourbillonnantes longtemps après son passag"e.
Le capitaine Taggenbrock attribue les remous du fleuve à la constitution particulière de son lit à cet endroit. Les sondages qu'il y a opérés, accusent des profondeurs variant entre 11 et 70 brasses, et lui ont révélé que les eaux, en dépassant la pointe d'Underliill, frappent contre des bas-fonds, au dessus desquels elles passent ensuite pour tomber dans un gouffre très profond et remonter derechef par dessus d'autres bas-fonds.
« Je ne crois pas me tromper, ajoute le capitaine Taggenbrock, en prétendant que la surface des eaux n'est pas égale en ces endroits. En efl'et, les eaux qui roulent avec violence sur les déformations du fond, ne forment pas seulement le tourbillon, tournant avec une vitesse prodigieuse au centre du Chaudron, mais elles s'élèvent sur les bords de l'entonnoir en de véritables mamelons liquides.... »
2. En amont de Matadi. — Les rapides de Kasi. — Le Congo cesse d'être navigable un peu en amont de l'embouchure de la Pozo. D'un côté, il est dominé par le Castle Hill (280 m.) et de l'autre par le massif de Matadi et le pic Cambier (360 m.) (Voir pp. 88 et 89.) Aux rapides de Kasi, le Congo coule « dans une énorme gorge aux parois presque à pic, rocheuses ou herbeuses, avec quelques arbres dans les creux, et le fleuve, malgré sa largeur variable, en baigne partout le pied. Ici, le Congo a plus d'un kilomètre de largeur, là, il semble en avoir la moitié, et il va ainsi sans cesse, d'étranglements en renflements se succédant les uns aux autres, comme les grains d'un collier et leurs attaches. Ces étranglements, en coïncidence avec les masses rocheuses plus dures, étaient jadis le siège de puissantes cataractes; elles sont à peu près, aujourd'hui, nivelées et transfoi'mées en rapides infranchissables, envoyant des mugissements comme un vent d'enfer. « {Ed. Dupont.)
D'après le D" Peschuel-Lœsche, les rapides de Kasi ont une hauteur de chute de 0'"50 et une longueur de 200 mètres.
Les rapides de Yelala. — « La cataracte de Yelala est un long rapide violent plutôt qu'une chute. Le fleuve se rétrécit et son lit est encore divisé par une île, composée de roches vertes (des gneiss amphiboliques) et de roches blanchâtres ». {Ed. Dupont.)
-D'après le D*" Peschuel-Lœsche, les rapides de Yelala ont une hauteur de chute de 20 mètres et une longueur de 2000 mètres, soit une inclinaison générale d'un mètre sur 100.
En amont des rapides de Yelala, « la vallée prend l'aspect d'une gorge aussi grandiose qu'en amont de Vivi, plus sauvage et aride encore ». {Ed. Diipoyit.)
Près de V embouchure de la Pahasa, « le Congo est bordé par de hauts escarpements découpés, à pentes relativement peu fortes, où la roche n'est pas visible comme à Vivi. Une bordure de forêt vierge, accompagnée d'un liséré de sable ocreux, en dessine admirablement les rives. Le Congo a grand aspect dans ces parages, dit M. Ed. Dupont, à qui sont empruntées ces notes, mais quelle solitude! Ni villages, ni nègres errants, ni même une pirogue. «
La Luki. — Cours supérieur de la Tshisengi, affluent de la Lukunga, laquelle se jette dans le Congo en amont de Zambi. (Voir notice de la feuille 1.)
Aux environs du poste de Luki, la rivière a 12 mètres de largeur sur 0'"80 de profondeur, au mois de juillet. Elle coule, sous bois, dans un lit de roche et de sable. Son courant est rapide.
La Luki reçoit la Tuevo, qui a une largeur de 6 mètres, une profondeur de 0'"40 (juillet). Son lit est de sable et son courant est rapide. {U Masui.) (Voir pp. 80 et 81.)
Le Kalamu, ou rivière des Crocodiles — Affluent de la rive droite du Congo, dans lequel il se jette à Boma. C'est un important cours d'eau, qui reçoit de nombreux tributaires, parmi lesquels la Lovo.
La vallée du Kalamu, depuis le Congo jusqu'à hauteur de Tshikombe, a une largeur d'environ un kilomètre. [Leroij et Pëtillon.)
Le Kalamu est guéable près de son confluent avec la Lovo.
Les eaux du Kalamu sont sans importance pendant la saison sèche, mais aux fortes pluies, elles montent rapidement, et le courant atteint une grande puissance. Les crues sont subites. (Voir pp. 80 et 81.)
lia Lovo a, au mois de juillet, une largeur de 8 mètres et est peu profonde. Son courant est rapide et son lit formé de sable. (L' Masui.)
La Lufu. — Affluent de la rive droite du Congo. Au point où elle est coupée par le chemin de Sanda-Samona à Loanza, la Lufu a une largeur de 10 mètres entre ses berges et son lit est formé de gravier. Aux fortes pluies, elle n'est pas guéable. {Van Dorpe.)
La Lufu, grossie des eaux de la Loa, serpente à travers un ravin étroit et accidenté, côtoie la base de Castle Hill, et vient se perdre
(l-ms le Congo, devant l'ilot de Kalavanga, formant ainsi une ligne U'ès visible de partage, entre la région de Vivi et le large et massif plateau de Slionzo. {Stanley.)
« La gorge de la Loa, à l'endroit où elle est traversée par la route (le Stanley, imprégnée de vapeurs, est d'un styour désagréable.... La quantité d'opulente verdure qui s'y épanouit, à la faveur des pluies et des vapeurs, est surprenante.... Les flancs de la gorge sont formés d'argile rougeâtre et résistante.... Le fond est à 20 métros au-dessous du niveau du plateau. r> {Stanley.)
Outre la Loa, la Lufu reçoit la Bondozi, rivière large de 4 mètres et non guéable aux fortes pluies. Sa vallée est boisée. {Van Dovpc.) (Voir pp. 83, 84, 95 et 96.)
La Pakasa. — Affluent de la rive droite du Congo. C'est un torrent profond. {Ed. Dupont.) (Voir pp. 84 et 85.)
La Vunzi. — Affluent de la rive droite du Congo.
A Tadi, la Vunzi forme une espèce de marais, fortement boisé sur la rive gauche.
Lors des grandes pluies, il y a une crue, mais la nature des berges, {\n fuient en pente douce, en étendant l'inondation, permet toujours de pas.ser la rivière à gué. {Van Dor2ie.) (Voir p. 84.)
Le ravin Léopold. — Affluent du Congo, un peu en amont de Matadi.
« La vallée du ravin Léopold, que le chemin de for du Congo traverse sur un pont de 20 mètres, où la voie présente une courbe de 50 mèties de rayon, est étroite, encaissée et à forte pente. EUecoupe la rive gauche du Congo, et, se resserrant rapidement, prend son origine sur le plateau qui couronne le massif de Matadi. «
^ En saison ordinaire, le ravin Léopold est complètement à sec, mais à 1 époque des pluies, il donne passage à un torrent roulant avec violence les eaux qui descendent de ses flancs rocheux et abrupts, r,
Dans le fond du ravin, croissent des palmiers et des arbres d'essences diverses. Il est rempli de blocs de quartzite à inclinaison régulière. {Congo illustré, 1892.) (Voir p. 88.)
La Pozo. — Affluent de la rive gauche du Congo, un peu en amont de Matadi. La Pozo est un torrent qui parait sans importance à son confluent avec le Congo, mais, à l'intérieur, c'est une rivière
de 3 à 4 mètres de profondeur et d'environ 70 mètres de largeur. ( Valcke. )
^ Depuis son emboucliure jusqu'à environ deux kilomètres en amont, la Pozo coule, entrecoupée de chutes et de rapides, dans une gorge de 225 à 250 mètres de profondeur, dont les parois escarpées en rendent l'accès impossible à l'explorateur. « [Capit. Camhier, Mouvement géographique, 1888.)
« Nous remontâmes la Pozo, dit M. Ed. Dupont, sur une longueur d'un kilomètre, à travers d'énormes blocs de quartzite entraînés, pour aboutir à une chute du torrent, digne des scènes de l'enfer. «
« Les rives de la Pozo, mamelonnées et herbeuses, à son confluent dans le Congo, ne tardent pas à se dresser à pic, et à présenter, en amont, l'aspect le plus sauvage et le plus pittoresque. Les escarpements sont revêtus d'un inextricable fouillis d'une végétation luxuriante, composée surtout de lianes, de bambous, d'herbacées géantes, que dominent de place en place quelques faux cotonniers, w
« La Pozo est une rivière torrentueuse, impraticable aux embar^ cations dans la plus grande partie de son cours inférieur, roulant ses eaux rapides entre deux massifs : à gauche celui de Matadi, à droite celui de Palabala... « (Voir pp. 88 et suiv.)
Citons, parmi les nombreux ntïluents de la Pozo, les rivières Miî» et Kibueza. « La Mia est l'un des plus importants atlluents de If Pozo. Elle est franchie par le chemin de fer du Congo sur un pont, de 30 mètres, à peu près au milieu de son couis. Pendant la saison sèche..., la Mia est presque complètement à sec. C'est à peine si un mince filet d'eau, qui alimente quelques arbustes et de hautes herbes, coule dans le large lit de la rivière. Mais pendant les pluies, le ruisseau devient une rivière au cours rapide, torrentueux et son lit semble ti'op étroit pour recueillir les masses d'eau que lui envoient les montngnes. » (Voir p. 90.) « La Kibueza n'est pas à proprement parler une rivière : pendant cinq mois de l'année elle est à peu près dépourvue d'eau et ne repj'ésente qu'un fond de vallée où viennent déboucher un certain nombre de ravins. A l'époque des études du chemin de fer, les ingénieurs l'avaient appelée « la mare aux bufHes «, à cause du quelques flaques d'eau où ces animaux venaient s'abreuver en grand nombre. «
« Le pont de la Kibueza a 70 mètres de longueur. » (Voir p. 90.) {Le Congo illustré, 1892.)
La Duizi. — Affluent de la rive gauche du Congo. La Duizi est bordée d'arbres formant rideau. Elle coule au pied de la rampe de Kongo da Lemba, qui se trouve situé sur une hauteur, à une grosse heure de marche à l'Est du cours d'eau. La Duizi a 3 à 5 mètres de large. {Roget.) (Voir p. 90.)
LaBembizi. — Affluent de la rive gauche du Congo. La Rembizi est une rivière torrentielle et à cataractes. Les flancs de la vallée sont en partie boisés et on y remarque des affleurements de roches, de gneiss amphiboliques avec micaschistes. La vallée est étroite. {Ed. Dujoont, O. Vauthier.) (Voir p. 87 et notice des feuilles 3 et 9.)
Tablean récapitulatif des rivières
Bangu. — Affluent de la rive gauche de la Lovo.
Banzi Kimesa. — Affluent de la rive gauche de la Kibueza.
Bembizi. — Affluent de la rive gauche du Congo; a son embouchure en face du plateau dlnga. (Voir ci-dessus.)
Binizi. — Affluent de la rive droite du Congo ; son embouchure se trouve en aval-de Binda.
BoNDOzi. — Affluent de la rive droite de la Lufu. (Voir p. 74.)
BuBA. — Affluent de la rive gauche du Kalaniu. (Voir p. 82.)
BuKiA-BuLE. — Affluent de la rive droite du Congo ; son embouchure se trouve en aval de Shinkenge(Homa).
BuKiA-KiKUMBi. — Affluent de la rive gauche du Kalamu. (Voir p. 82.)
Congo. — Section entre le Monolithe (aval de Borna) à l'embouchure de la rivière Vunzi. (Voir p. 67 et suiv.)
Dans cette partie de son cours le fleuve reçoit, sur sa rive droite:
les rivières Yolombo, Kalamu ou rivière des Crocodiles, Bukia- Bule, Tsliimpungu, Mao, Bidizi, Lufu, Pakasa et Vunzi ; sur sa rive gauche, en territoire de l'Etat Indépendant du Congo : le ruisseau du Ravin Léopold, les rivières Pozo, Seke, Duizi et Bembizi. Crocodiles (Rivière des). — Voir Kalamu.
Diable (Ravin du). — Affluent de la rive droite de la Pozo.
DiMBA-NiENGi. — Affluent de la rive gauche de la Safu.
DiMBA-SuMBU. — Affluent de la rive gauche du Kalamu. (Voir p. 82.)
DisoNGUA. — Affluent de la rive gauche du Kalamu. (Voir p. 82.)
Duizi. — Affluent de la rive gauche du Congo. Il passe au Sud de Kongo da Lemba. (Voir p. 70.)
Gangila. — Affluent de la rive gauche de la Loa.
Kalamu, ou rivière des Crocodiles. — Affluent de la rive droite du Congo, dans lequel il se jette à Boma. (Voir p. 73.) Kambaza-Noki. — Affluent de la rive droite de la Vunzi. Katongo. — A.ffluent de la rive gauche de la Lovo. Kenge. — Affluent de la rive gauche de la Duizi. Kenge-Lemba. — Affluent de la rive droite de la Kibueza. KiBUEZA. — Affluent de la rive droite de la Pozo. (Voir pp. 75et90.) KoKOGANDU. — Affluent de la rive droite de la Tshisengi-Luki. KuMBiLA. — Affluent du Kalamu.
Léopold (Ravin). — Affluent que le Congo reçoit à droite, près de Matadi. (Voir pp. 74 et 88.)
Lièvre (Ravin du). — Affluent de la rive gauche de la Duizi.
Loa. — Affluent de la rive gauclie de la Lufu. (Voir pp. 73 et 74.)
Lovo. — Affluent de la rive droite du Kalamu. (Voir p. 73.)
Lovo (Petite). — Affluent de la rive droite de la Lovo.
Lufu. — Affluent de laiive droite du Congo; son embouchure se trouve en face de Matadi. (Voir p. 73.)
Lufu. — Affluent de la rive gauche du Congo. (Voir p. 87 et notice des feuilles, 5, 8 et 9.)
LuKi. ^- Affluent de la rive gauche de la Lukunga. (Voir notice de la feuille 1 et p. 73.)
LuKiMBA. — Affluent de la rive droite de Ja Lufu.
Luzo. — Affluent de la rive gauche du Congo; son embouchure se trouve en aval de Kiaba (territoire portugais).
Mao. — Affluent de la rive droite du Congo, en face de l'ilc des Princes.
Mami. — Affluent de la rive droite de la Lufu.
Mampeso. — Affluent de la rive gauche de la Sona-Ganda.
Mavuna. — Affluent de la rive gauche de la Duizi.
Mia. — Affluent de la rive droite de la Pozo. (Voir pp. 75 et 1)0.)
Mission (Ravin de la). — Affluent de la rive droite de la Pozo. (Voir p. 89.)
Muaba. — Affluent de la rive gauche du Kalamu. (Voir p. 82.)
MuEBA. — Affluent de la rive gauche de la Luki.
Oasis (Ravin de 1'). — Sous-affluent de la Pozo. Odikako. — Affluent de la rive gauche de la Lufu.
Pakasa. — Affluent de la rive droite du Congo. (Voir p. 74.) PoNDENE. — Affluent de la Pozo. (Voir p. 90.) Pozo. — Affluent de la rive gauche du Congo, en amont de Malndi. (Voir pp. 74 et 75.)
Safu. — Affluent de la rive gauche du Kalamu. (Voir p. 82.) Sanka-Sanka. — Affluent de la rive gauche du Kalamu, arrose
Kinsundi. (Voir p. 82.) Seke. — - Affluent de la rive gauche du Congo, en amont des
rapides de Yelala.
SiNOA. - Affluent de la rive gauche du Kalamu. (Voir p. 82.) SiNGA-GuDi.— Affluent de la rive gauche du Kalamu. (Voir p. 81.) Sona-Ganda. — Affluent de la rive droite de la Lovo.
Tadi. — Affluent de la rive gauche de la Luki. TioBO. — Affluent de la rive gauche de la Lovo. TsHiMPUNGU. — Affluent de la rive droite du Congo, en face de la pointe occidentale de l'île des Princes.
Vautour (Ravin du). — Affluent de la rive gauche de la Duizi. VuNzi. -— Affluent de la rive droite du Congo, au Nord du plateau de Sadika-Hanzi. (Voir p. 74.)
YoLOMBo. — Affluent de la rive droite du Congo à Shinkakasa.