Région Bulu-Manyanga Rive septentrionale du Congo
llulu (KaUibu de Stanley) est situé dans une plaine sablonneuse, qui, ensevelie entre de hautes montagnes, forme en quelque sorte un fond dotasse. (Voir p. 191).)
Immédiatement au Nord se trouve un plateau, puis une vaste plaine. (Voir p. 200.)
Entre la Luozi et la Mata, la route franchit deux chaînes de montagnes élevées, puis court sur les plateaux où souffle une brise rafraîchissante.
Entre la Mata et Manyanga, le pays est montagneux. (Slanlci/, A'. /'. Augouard.)
•I. — Environs de Manyanga Nord). — " L'imagination pourrait malaisément évoquer un tableau plus gris, plus froid, plus laid, que celui des environs de Manyanga. Des deux côtés du fleuve, le terrain s'olèvc abrupt, presque à pic. Le sol est entièrement dénude de sa couche de teri-e végétale. Cà et là, des ravins étroits, où se profilent des arbres sombres. Des blocs de grès, désordonncment entassés,
jettent parfois leurs protubérances au-dessus du fleuve. Il y a, toutefois, dans les renfoncements des rivages, quelques terrains assez fertiles, formés par des dépôts de sable blanc. »
Près de la chute de Ïombo-Mataka, dans un petit havre tranquille, Stanley débarqua son personnel et son matériel, sur une terrasse inclinant doucement vers le fleuve et sur laquelle il put amener son steamer, VBn Avant, et ses autres embarcations. En longueur, la terrasse a près de deux kilomètres, et sa largeur varie entre 75 et 250 mètres. Le sol est fertile, et un petit ruisseau, qui coule à deux pas de là, fournit une bonne eau courante.
La station de Manyanga se trouvait sur un plateau assez large, s'étendant vers le Nord, en s'élevant, et coupé par une crevasse profonde, dans laquelle coule une rivière (la Mataka) à courant très rapide, môme pendant la saison sèche. Son lit est très incliné, mais il n'y a point de chute, au moins jusqu'à 5 à 600 m. de son embouchure. Son cours ne peut pas être très long.
La rivière Beka (territoire français) est beaucoup plus considérable. On la passe à gué, à 3 kilomètres environ de son embouchure. Elle a, à cet endroit, une chute de 12 mètres, répartie sur moins de 200 mètres de distance. De ce point, on n'aperçoit, dans la direction du Nord, aucune chaîne élevée. [Valcke.)
De Manyanga à Tombo-Mataka, la route est bonne, mais la région qui s'étend entre la Beka et la Yungo-Yungo est très montagneuse, le sentier y gravit quatre chaînes de montagnes. On monte et on descend, à pic, des hauteurs de 250 à 300 mètres. Tout le pays est d'une aridité complète. A Lemba, on descend dans une vallée d'une admirable fécondité. (/?. P. Augouard, Valcke.)
La région de la frontière française, au nord de Manyanga, jusqu'à Kondi, est composée de vallées profondes et de grands plateaux couverts d'argile rouge ou latérite. (/?. P. Augouard.)