‹ Notices sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 29 sur 69 · DE SÉRUM · texte numérisé non relu

DE SÉRUM

Acide

indice

Conditions

prélèvement

trichlora-

phospho-

de poly¬

expérimentales

; du sang

cétique

tungstique

peptidémie

Chiens à jeun

Chien I (

sang porte .......

(Obs. 13S) (

sang fémoral.

Chien ir l

sang porte.

(Obs.n» 142)1

sang fémoral.

Chiens en digestion de peptone Chien III l

sang porte.

(Obs.n» 112)'

sang carotidien.

Chien IV ( sang porte . 0,450 0,258 0,192

(Obs.n» 139)1 sang du cœur droit ... 0,ll9 0,117 ' 0,002

Ces résultats nous paraissent prouver que des polypeptides passent dans la veine porte au cours de ta digestion et qu'ils sont arrêtés par le foie, puisqu'on ne les retrouve pas dans le sarig artériel ou même dans le sang du cœur droit.

3. La polypeptidémie à l’état pathologique, rétentions azotées exceptées (1).

d) En pathologie, les affections qui ne s’accompagnent d’aucun trouble de la nutrition azotée ne modifient pas la polypeptidémie ; c’est le cas des maladies bénignes de l’appareil respiratoire, des affections cardio-vasculaires, des maladies du sang, du système nerveux, etc.

Les hyperpolypeptidémie reconnaissent trois mécanismes pathogéniques possibles, l’insuffisance hépatique, l’hyperproduction par histolyse, et la rétention ; ces facteurs pouvant s’associer.

b) L'insuffisance hépatique provoque l’hyperpolypeptidémio qui est à peu près constante dans les maladies du foie, lorsque la fonction protéique de l’organe est troublée : il y a alors défaut do destruction des polypeptides apportés par l’alimentation ou formés par l’organisme. Elle intervient manifestement dans les hyperpolypeptidémies observées au cours des maladies infectieuses graves, peut-être du cancer et du diabète, sans doute de l’éclampsie.

. c) Mais on ne saurait-^méconnaître le rôle de \histolyse dans le déterminisme de la plupart des hyperpolypeptidémies. L’histolyse intervient dans diverses circonstances :

1. Dans le diabète grave l’I. P. peut atteindre des chiffres de 0,120 et davantage, alors qu’il reste normal dans le diabète simple. Et dans ce cas le trouble de métabolisme azoté paraît indépendant du foie.

( 1 ) Voir surtout: Index n” H4, avec M. Cristol, et aussi: Index n"72, ainsi que n» 62, 68, 69, "1, Iz3 et 136.

2. Les cachectiques, les inanitiés, les grands infectés, les cirrhotiques graves ont également une hyperpolypeptidémie plus ou moins considérable, qui s’explique par l’autophagie auxdépens de leurs propres tissus.

3. Il existe des hyperpolypeptidémies par résorption des poly peptides, produits en excès en un point de l’organisme, aux dépens d’un foyer de suppuration ou d’inflammation. De même les sérums laqués sont très riches en polypeptides. Dans un cas de kyste pararénal de 720 grs, dont on a retiré 550 cm= de liquide sanglant, l’azote polypeptidique atteignait le chiffre de 0,34 p. 1000 (l’urée n’était que de 0,40 p, 1000).

4. Une autre preuve de l’hyperprotéolyse comme cause d’hyperpolypeptidémie est donnée par l’examen du sang de malades traités par le radium ou les rayons X. Le radium, il est vrai, ne provoque que des augmentations très modérées chez les cancéreux; mais après radiothérapie l’augmentation est beaucoup plus forte,- cela en particulier chez les leucémiques, par suite delaleucolyse brutale: chez ces derniers nous avons observé des chiffres d’I. P. de 0,140, 150 et 0,200 (1).

5. Un trouble du métabolisme est également en cause dans la maladie de Basedow au cours de laquelle nous avons observé des I. P. de 0,05 à 0,08. Dans le choc les résultats sont variables.

d) Reste la grande question des hyperpolypeptidémies par rétention. En raison de son importance et de son rôle dans l’urémie, nous y consacrons, plus loin, nn chapitre spécial. Disons tout de suite ici que c’est dans les grandes rétentions azotées qu’on observé les I. P. les plus forts, allant jusqu’à 0,300 et davantage. Disons aussi que la rétention n’est pas seule à intervenir, et qu’d s’y ajoute, le plus souvent, un trouble du métabolisme ou de l’insuffisance hépatique, ainsi qu’il résulte, et de ce que nous venons d’exposer, et des constatations faites dans les néphrites urémigènes.

(1) Index n* 70, 72 et lit.

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