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Mélitococcie

a). Deux cas de 'polynévrite mélitococcique (1).

Le premier cas est représenté par une forme sensitivo-motrice, avec prédominance des troubles de la sensibilité, atteignant les membres inférieurs et réalisant un beau type de pseudo-tabes polynévritique ; douleurs violentes, abolition des réflexes, démarche ataxique par troubles profonds de la sensibilité objective.

L’autre est un cas de polynévrite motrice des membres inférieurs, avec atteinte prédominante des cruraux.

Dans les deux observations, nous avons noté l’existence d’un œdème des membres inférieurs, indépendant de tout facteur cardiaque ou rénal, et dont l'évolution fut parallèle à celle de la polynévrite.

Enfin, un sujet qui a contracté la maladie au contact du second malade présenta, après la période fébrile, une paralysie du membre supérieur droit, avec prédominance à la racine. On peut se demander si certaines races de mélitocoques n’auraient pas une affinité neurotrope.

b). Fièvre de Malte simulant une fièvre, typhoïde (2).

Le tableau réalisé par cette fièvre de Malte était en tous points celui de la fièvre typhoïde : début progressif avec céphalées et épistaxis, tuphos, taches rosées abondantes, langue rôtie, douleur provoquée de la fosse iliaque droite, diarrhée, grosse rate, bronchite, courbe thermique paraissaient imposer le diagnostic do dothiénenterie que lô laboratoire seul fit éliminer pour permettre celui de mélitococcie. Par la suite, du,reste, et après dix jours d’apyrexie, la maladie prit le type ondulant, et ne se termina par la guérison qu’au bout de plusieurs mois.

(1) Index n" 79. Avec MM. Vedel et Janbon.

(2; Index n" 92. Avec MM. Vedel et Lapeyrie.

c) . Pyopneumothorax enkysté au cours d'une fièvre ondulante (1).

Dès le début d’une fièvre ondulante, le malade avait présenté quelques signes de pleurite à la base droite. Trois mois après, alors qu’il était apyrétique depuis quinze jours, la température monte à 39°o pour retomber le lendemain à 37'>5. Mais il y a des frissons, une douleur thoracique violente à droite, et Tauscultation fait entendre un souffle amploriquc, tandis que survient une expectoration purulente et, deux jours après, une vomique. Le pyopneumothorax ainsi réalisé était enkysté à laT)aso droite, comme le précisait Texamen radiologique. Le pus retiré par ponction ne contenait aucun germe. L’évolution se fit par la guérison spontanée en quelques semaines.

d) . Syndrome addisonien au cours d une melitococcie (2).

Au cours d’une mélitococcie plutôt bénigne, est apparu et a

évolué un syndrome addisonien complet et transitoire ; il s est caractérisé par une mélanodermie intense et généralisée, avec taches pigmentées sur les muqueuses, une hypotension très nette, une hypoglycémie manifeste (0 gr. 60) et fort bien tolérée, enfin, une élévation de l’azolémie à 1 gr. Tous ces symptômes ont évolué en deux mois et demi. La guérison de l’infection mélitococcique s’est accompagnée de leur rétrocession; la pigmentation des téguments n’avait pas complètement disparu après deux mois d’apyrexie.

e) Divers sur la melitococcie et son traitement (3).

Nous insisterons, en ce qui concerne la thérapeutique de la mélitococcie, sur le novarsénobenzol intraveineux, préconisé par M. Vedcl et dont l’efficacité, sans être constante, nous a paru souvent très grande.

(1) Index n» 116. Avec MM. Vedkl et Vidal.

(2) Index n» 132. Avec MM. Vbdel et Vidal.

(3) Index n» 78. Avec MM. Vedel et Giraud.— Indexn- 171, avec MM. Vidal et P. Rimbaud.

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