‹ Notices sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 33 sur 69 · Fièvre typhoïde · texte numérisé non relu

Fièvre typhoïde

a). Fièvre typhoïde. Délire aigu (1),

Observation d’ua cas de fièvre typhoïde à Eberth diagnostiquée par le sérodiagnostic et caractérisée uniquement par de la confnsion mentale avec fièvre élevée. Azotémie = 0,50. Evolution favorable en 15 jours. En général, ces formes, assez rarement observées, ont un pronostic fatal. Un terrain psychopathique antérieur discret est à noter dans notre cas.

Nous avons eu depuis l’occasion d’un cas analogue, de symptomatologique tout à fait atypique, et qui s’est terminé par la guérison en une dizaine de jours.

b). Aecès hyperthermique au cours d’une fièvre typhoïde (2).

Au 14” jour d’une fièvre typhoïde d’allure bénigne (température entre 38“ et 38“5) chez une femme enceinte, apparut un accès fébrile avec température à 41°, frissons, chaleur et sueurs. Le lendemain et les jours suivants, la température est restée audessous de 37“. Elle est ensuite remontée à son degré antérieur

(1) Index n" 5â. Avec MM. Vedel et Reverdy.

(2) Index n" 49. Avec MM. Vedec et Reverdy.

et la maladie a poursuivi son évolution traînante. Cette courbe est à comparer avec celle parfois obtenue après certains chocs provoqués thérapeutiques. Il faut ajouter que l’accès fébrile a provoqué au bout de 18 heures l’avortement en un seul temps d’un fœtus de 6 mois 1/2.

c) . Evolution de la dépression neuro-tensionnelle dans la fièvre typhoïde à rechutes (1).

Dumas (de Lyon) a décrit, sous le nom de dépression neurotensionnelle de la fièvre typhoïde, un ensemble symptomatique caractérisé par l’abolition des réflexes et l’abaissement de la tension artérielle. Nous avons souvent observé cette dépression neuro tensionnelle dans la dothiénenterie, et pas seulement dans les formes graves. Dans un de nos cas, caractérisé par deux rechutes successives après le premier épisode de la maladie, elle a persisté, non seulement en période fébrile, mais encore dans les phases d’apyrexie qui ont séparé les deux rechutes. Les réflexes n’ont repris leur caractère normal qu’au moment de la guérison définitive. La persistance d’un état de dépression neurote siomielle serait donc susceptible de laisser présager la recrudescence d’un épisode infectieux apparemment guéri.

d) . La transfusion du sang dans la fièvre typhoïde (2).

Dans la fièvre typhoïde, la transfusion du sang constitue le

remède héroïque des grandes hémorragies ; elle modifie la dyscrasie sanguine et peut prévenir ces hémorragies ; favorisant l’hématopoïèse, elle constitue le traitèment de choix de certaines formes graves avec anémie et leucopénie. Elle peut être encore employée dans le but de stimuler les défenses leucocytaires et antitoxiques dans les formes sévères dont le pronostic s’améliore et dans les formes prolongées dont elle racourcit l’évolution. Dans ces dernières variétés, on aura intérêt à utiliser le sang de convalescent ou de sujet vacciné contre la maladie, autrement dit l’immuno-transfusion.

(1) Index n® 150. Avec MM. Vidal et P. Rimbaud.

(2) Index n« 141.

Page 1