‹ Notices sur les titres et travaux scientifiquesChapitre 43 sur 69 · C. — Plèvre · texte numérisé non relu

C. — Plèvre

1. Séméiologie physique fruste des épanchements pleuraux (1). — Les symptômes physiques des épanchements pleuraux peuvent revêtir un caractère fruste. Le fait est bien connu chez les enfants. Chez les adultes, les anciens auteurs ont rapporté des cas où la percussion et l’auscultation ne donnent que des signes négatifs, dos cas où les vibrations sont conservées et même exagérées.

En pratiquant la ponction chaque fois que nous avions des doutes sur la possibilité d’un épanchement pleural, nous avons nous-mêmes retiré du liquide avec une grande fréquence, et cela au point même où l’on entendait des frottemenls. Nous n’avons retenu que 10 observations dans lesquelles la quantité de liquide retiré a été de 5b0 à 1500 cmc. Ces épanchements séreux ou séro-fibrineux sont d’origines diverses (tuberculeux, hydro-thorax).

Leur origine bronchique ou pleurale transmise étant éliminée (absence de signes bronchiques sous-jacents, de frottements du côté opposé), nous pensons que les signes qui se traduisent à l’oreille par ces frottements ont plutôt comme origine une inflamation superficielle des poumons, et que nous avons eu à faire le plus souvent à des cortico-pleurites à prédominance pleurale.

2. La thoracentèse sans aspiration (2). — Le procédé n’a que des avantages dans le traitement des pleurésies séro-fibrineuses. Il est d’une grande simplicité de technique et n’exige pas d’aide. Le siphonage de la plèvre s’établit presque toujours automatiquement, bien que l’amorçage soit quelquefois nécessaire. 11 permet l’évacuation du liquide jusqu’à l’assèchement de la plèvre, que l’on doit rechercher, et cela sans danger : l’écoulement toujours lent, en pression positive, n’expose pas aux accidents. On peut ainsi retirer de grosses quantités de liquide, là ou l’aspiration serait particulièrement redoutable, surtout si

(1) Index n- 54. Avec M. Vedel.

(2) Index n- 107. AvecM. Vedel, Indexa- 108.

l’on a soin de faire la thoracentèse le malade étant couché sur le côté. En fait la thoracentèse sans aspiration convient à tous les cas et doit être pratiquée dès la période aiguë de la pleurésie terminée.

3. Les épanchements pleuraux au cours de la cirrhose de Laënnec. — Voir à : Maladies du foie (cirrhoses).

4. Pleurésies purulentes aiguës généralisées (non tuberculeuses). Diagnostic. Evolution. Traitement (1). — Exposé d’ensemble où le côté thérapeutique est plus spécialement envisagé.

5. Pyo-pneumothorax enkysté au cours d’une fièvre ondulante. — Voir à : Infections (mélitococcie).

6. Epithélioma primitif de la plèvre (2). — Observation d’un endothéliome pleural diffus qui s’est manifesté, comme c’est la règle en pareil cas, par une pleurésie hémorragique abondante et récidivante.

(1) Index n- 133. Avec M. Güibal.

(2) Index n ■ 60. Avec MM. Vbdel et Vidal.

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