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APPAREIL CIRCULATOIRE

A. — Insuffisance cardiaque, arythmies.

1. L’arythmie de tension iy). — L’arythmie de teasion est un phénomène que l’on peut mettre en évidence au cours de la mesure delà tension artérielle par la méthode auscultatoire, chez des sujets ne présentant aucune arythmie circulatoire à la palpation du pouls ou à l’auscultation du cœur.

Lorsque après avoir obtenu le collapsus artériel par une forte compression (appareil de Vaquez-Laubry), on effectue la décompression dans le brassard du tensiophone, on note, après avoir entendu le premier son artériel, que, chez quelques individus, les systoles suivantes ne sont pas toutes perçues ; celles que l’on entend à l’oreille se succèdent de façon irrégulière. Le phénomène persiste un certain temps, tandis que continue la décompression, et à partir d’une pression donnée on entend toutes les vibrations. Parfois (beaucoup plus rarement) un phénomène semblable est observé au voisinage do la tension minima avant la disparition des bruits artériels.

Les pulsations qui, au voisinage de la' compression juxtamaximale (ou juxta-minimale), parviennent seules à l’oreille, peuvent se succéder do façon variable, mais elles n’ont aucun rapport avec le rythme de la respiration et sont le plus souvent — caractère essentiel — irrégulières. C’est, selon l’expression de Lian, une oi anisophonosphygmie irrégulière ».

L’arythmie de tension est la signature d’un trouble delà contractilité du myocarde, elle traduit comme le pouls alternant, qui est beaucoup plus rare, une variabilité dans l’énergie du cœur d’une révolution cardiaque à l’autre.

(1) Index n» 33. Avec MM. L. Rimbaud et Boclet.

C’est dire son grave pronostic. Elle survient surtout chez des hypertendus, le plus souvent lorsque l’insuffisance cardiaqne est grave, souvent irréductible. L’intérêt de sa recherche vient de ce qu’elle peut apparaître comme le signe précurseur d’un fléchissement cardiaque jusque-là latent, en dehors de tout signe net d’asystolie, alors que sa seule constatation permet de prévoir une évolution grave.

2. Les asystolies irréductibles (1). — L'irréductibilité peut n’être qu’apparente, soit que le traitement soit mal conduit (doses de digitaline insuffisantes, barrages périphériques nonlevés, etc.), soit que l’irréductibilité existe pour la digitaline, non pour l’ouabaïne, ou, accessoirement, pour d’autres toni-cardiaques. A l’heure actuelle, il faudrait aussi signaler les excellents effets obtenus parfois par l’association sucre-insuline qui réussit parfois là ou les autres thérapeutiques avaient jusqu’alors échoué. Dans d’autres cas l’irréductibilité aux toni-cardiaques existe réellement. Elle est souvent liée à l’existence d’un facteur infectieux surajouté au facteur mécanique : c’est, en dehors des endocardites malignes, celui des asystolies inflammatoires, qu’il s’agisse de l’endocardite secondaire des cardiaques de Vaquez et Lutembacher, des grandes thrombostoses, on du rhumatisme cardiaque évolutif, dans lequel du reste le salicylate de soude, associé ou non au soufre, à l’iode, au corps thyroïde, peut donner de bons résultats. La symphyse du péricarde réalise une autre cause d’irréductibilité qui peut être améliorée par la thoracectomie précordiale. L’insuffisance ventriculaire droite du type Laubry, a toujours un pronostic des plus fâcheux. Enfin l’insuffisance du myocarde peut être telle qu’elle entraîne son irréductibilité définitive, qu’elle soit secondaire (cas de l’endocarditique qui « se 'noie » dans l’asystolie), ou réalisée d’emblée comme dans certaines myocardies et dans certaines variétés rares d’insuffisance cardiaque irréductible avec conservation de la régularité du pouls décrites par Vaquez.

(t) Index n" U4.

3. Insuffisance cardiaque à forme de collapsus subaigu. Enorme dilatation du système veineux (1). — Un malade qui avait présenté une asystolie irréductible à type de collapsus subaigu, sans œdème, sans cyanose et sans arythmie, présentait à l’autopsie une dilatation véritablement étonnante du système veineux. Ces constatations, qui contrastent avec la discrétion des signes périphériques de l’insuffisance cardiaque, sont en accord avec le rôle attribué par Laubry et Tzanck à la circulation de retour dans la pathogénie de certains syndromes cardiovasculaires.

4. Thérapeutique. — Accidents de type anaphylactique par la médication digitalique. Voir à : Thérapeutique.

8. Modifications humorales dans les cardiopathies. — Albuminose des cardiaques. Voir à : Physiopathologie générale.

B. — E\docardites

1. Endocardite infeetieuse à entérocoque (2). — A la suite d’un épisode aigu d’une durée de 10 jours et d’allure grippale, une jeune fille de 21 ans présente une dyspnée de plus en plus marquée, de l’asthénie, de la pâleur et de l’amaigrissement. Six mois après le début, elle est entrée à l’hôpital avec une dyspnée très intense, de la tachyarythmie, de la dilatation du cœur, une double lésion mitrale. Ochrodermie sans anémie, mais avec hyperleucocytose et légère mononucléose. Vomissements et excitation nerveuse. La fièvre est peu élevée (37^5).

Quatre jours après, embolie pulmonaire et mort en 48 heures. A Tautopsie, le cœur est dilaté avec seulement de petites végétations sur la face interne de la valvule mitrale ; embolies pulmonaires multiples et hémorragie méningée cérébrale.

L’hémoculture avait decélé la présence d’entérocoque dans le sang.

2. Endocardite à pneumocoques après recto-colite. —Voir à ; Appareil digestif. (Intestin, recto-colites).

(1) Index n» 151. Avec MM. Vidal et P. Rimbaud.

(2) Index n* 104. Avec MM. Gibaud et Fayot.

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