Hypophyse
Physiologie hypophysaire et physio-pathologie des syndromes dits hypophysaires (4). — Si les syndromes cliniques et les troubles expriment aux liés à une lésion de la région hypophysaire sont bien connus, leur mécanisme est plus discutable. L’expérimentation montre que l’hypophysectomie n’entraîne pas la mort et que l’ablation du lobe postérieur seul ne détermine aucun symptôme pathologique Par contre, la lésion du lobe antérieur provoque une série de troubles qu’on peut qualifier d’apituitarisme Inversement les injections d’extraits hypophysaires (lobe antérieur) empêchent l’apparition de ces troubles, tandis que l’implantation du lobe antérieur entraîne des
(') Index n' 75. Avec MM. Vedel et Janbo.n.
(2) Inde.v n» 3i. Avec M.M. Vedel et Pagès.
(3) Index n« 166. Avec M.VI. P. Rimb.aud et Dufoix.
(4) Index n° 145.
manifestations qui correspondent à rhyperpituitarisme. Il apparaît en définitive que le lobe antérieur intervient dans le processus de la croissance générale et que l’augmentation expérimentale du taux de son hormone entraîne l’apparition du gigantisme et de l’acromégalie. Il tient encore sous sa dépendance l’intégrité fonctionnelle du tractus génital, assure la fonction normale de plusieurs glandes endocrines et a un rôle dans le maintien du métabolisme basal.
Les effets des injections d’extraits de lobe postérieur d’hypophyse paraissent, au moins pour certaines, tenir à une action pharmaco-dynamique. Toutefois, des recherches récentes ont, semhle-t’il, permis d’isoler de la post-hypophyse denx hormones ; l’une à propriétés ocytocyques, l’autre à propriétés hypotensives et antidiurétiques.
Le rôle des noyaux infundibulo-tubériens est important. Il apparaît qu’ils constituent des centres de la régulation neurovégétative très importants : ils commandent au métabolisme de l’eau, des hydrates de carbone, et des graisses, et il semble bien que leur fonctionnement est, pour une large part au moins, indépendant de l’hypophyse. Il est vrai aussi que Collin admet un neurotropisme manifeste des cellules du lobe antérieur visà-vis des éléments du lobe postérieur et de la région infundibulolubérienne, et l’existence d’une véritable « neurocrinie ».