LES SACRAMENTAUX ET LE PÉCHÉ VÉNIEL
S'il s’agit de l'usage des sacramentaux, il faut que cette pénitence virtuelle soit accompagnée d’un mouvement de charité un peu fervente (aliqualiter) vers les choses de Dieu. Ce mouvement uni à l'efficacité quasi ex opere operato des sacramentaux remet le péché ; il doit grandir en raison de la faiblesse du signe employé, de manière qu’il soit au minimum avec le signe sacramentel et au maximum s’il doit agir exclusivement ex opere operantis.
Remarquons qu'il ÿ a deux sortes de sacramentaux : les uns contiennent la douleur du péché ou possèdent la vertu de la produire, v. g. le confiteor, les Coups qu’on se donne à la poitrine, l'oraison dominicale : les autres sont accompagnés du respect des choses divines et renferment la bénédiction et la consécration de l’Église, v. g. l’eau bénite, la bénédiction de l'évêque, la prière faite dans un lieu béni ou consacré, l’aspersion de l’eau bénite. Les sacramentaux valent par le fait qu’ils sont une participation du sacerdoce du Christ que possède l’Église et dont elle communique l'efficacité à certaines choses, et par les prières de l’Église
d) qu’il peut être remis indépendamment d’un autre péché véniel distinct, e) que, s’il n’est pas accusé à confesse, il pourra être remis par l'acte de contrition ou d’attrition qui accompagne l’absolution ou qui la précède, f) que, dans ce dernier cas, il serait par rapport à l’absolution comme le péché mortel déjà pardonné par
N.B.— On Peut croire que pour éviter le sacrilège dont il est parlé en c), cas plutôt théorique que pratique, il suffit d’accuser d’autres péchés dont On a l’attrition, par la formule générale : je m'accuse de Plus de bien d’autres Péchés... (Ami du Clergé, 1898, p. 775).
B) Tanquerey (Th. dog. 1911, v. 3, P. 535 et 538) donne comme un fait certain que dans les premiers siècles, plusieurs péchés, considérés comme véniels, sont devenus aujourd’hui des fautes mortelles, par suite d’une meilleure formation de la conscience chrétienne. De son côté, le P. Cros, appuyé sur les Bollandistes, fait remarquer que la confession des péchés véniels était inusitée au VIIIe siècle et qu’elle ne s'introduisit qu’à partir du XIe siècle (Enf. à la sainte Table, 1e série, p. 179). Dans ces questions, il faut s'inspirer de l'esprit de l’Église, qui nous est exposé par Pie X dans sa Lettre au clergé catholique.