PEINTURE A BON MARCHE
Le blanchissage des édifices recommandé et employé dans plusieurs des Etats-Unis par le Départemeut du Trésor, et qui fait pour le bois, la brique et la pierre presque aussi bien que la peinture à l’huile, mais qui coûte bien moins cher, se compose comme suit : faites éteindre un demi-minot de chaux vive avec de l’ean bouillante, mais en tenant la chaux couverte pendant l'opération. Coulez-la ensuite et ajoutez-y un quart de minot de sel dissous dans de l’eau chaude, trois livres de riz moulu, bouilli er rendu à l’état de pâte claire, une demi-livre de blanc d’Espagne en poudre, une livre de colle claire dissoute dans de l'eau chaude ; mêlez le tout bien ensemble et laissez reposer quelques jours. Gardez ce blanc dans un chaudron ou une fournaise portative, et, quand vous voudrez peinturer, appliquezle aussi chaud que possible avec une brosse ou un pinceau ordinaire,
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Comment faire revenir des pommes gelées. On prétend qu'on fait revenir des pommes gelées en les mettant dans l'obscurité complète ; que si on les met à dégeler à la lumière, elles se gâtent.
Ne pourrait-on point obtenir le même résultat quand il s’agit de patates ?
Comment on fuit de bon ouvrage (d’après M. Champagne, de St-Eustache, qui a obtenu la médaille d’or du “ Très grand
mérite ” agricole en 1890, tel que cité par les juges du concours, M.M. Blackwood et E. Casgrain.)
M. Champagne recommande l’industrie, le soin de toutes choses et l’économie. “Il faut éviter, dit-il, les extravagances, améliorer et enrichir un morceau de terrain Chaque année, l’ensemencer aussitôt que possible en trèfle et en mil, y récolter du foin aussi longtemps que cela paie, et ensuite le mettre en pâturage.
“ Par ces moyens le bétail et le revenu augmenteront. Ne pas avoir peur d'emprunter de l’argent pour épierrer un nouveau morceau de terre, ou pour faire toute amélioration utile et profitable.
“ Après y avoir enlevé les -pierres, continue M. Champagne, y avoir charroyé de la terre à diffirents endroits pour couvrir des roches plates et niveler ainsi le terrain de facon à pouvoir le labourer facilement, ‘le plus mauvais de mes morceaux de terre m'a toujours rapporté assez pour couvrir mes frais, en trois ans.
# Quand vous épierrez, ajoute-t-il, transportez la pierre et faites-en des clôtures de suite, pour ne pas mettre deux fois la main à l’œuvre. Quand on met de côté les pierres pour faire de la clôture plus tar@, ce plus tard ne vient jamais et les tas de pierres deviennent un refuge pour les mauvaises herbes et les cenelliers. Ne faites pas vos champs si grands que vous ne puissiez les engraisser parfait:ment en un an, et faites en sorte qu’ils soient tous, autant que possible, en communication facile avec vos
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bâtiments, de manière à ce que vous puissiez au besoin vous servir de chacun d'eux comme paturage, sans que les bestiaux aient à passer sur les autres champs. Ne labourez pas une trop grande étendue de terrain; un petit terrain bien cultivé et bien soigné vous donnera plus de profit net qu’un grand terrain mal travaillé et mal entretenu.
N'appauvrissez pas votre terrain par des labours répttés, sans engrais ; enrichissez le toujours.
Quand j'exploite un terrain sablonneux, dit-il, j'y sème de l'avoine. Si le terrain est riche et bien travaillé, j'y sème du blé, quelques fois des pommes de terre. Je laboure l'automne ou le printemps, et j'ameublis la terre autant que possible, J'ai pour coutume de ne semer que ce qui convient au terrain ; mais je ne sème jamais la graine fourragère sans que la terre ait été bien fumée. Généralement je fais deux ou trois récoltes sur un terrain bien labouré. Je récolte d’abord du grain ou des pommes de terre, puis, du grain avec graines fourragères ; ensuite je laisse en foin et fauche aussi longtemps que cela me donne du profit, à moins que je n’aie besoin de ce morceau de terre pour quelque chose de particulier ; mais je mets toujours le terrain en paturage, avant de le labourer.” +
Et M. Chimpagne ajoute :
“ Ne mettez pas à la charrue plus de terrain pauvre qu'il “ ne vous est possible d'enrichir parfaitement, l’année suivante. “ Engraissez-le et semez, chaque année, à peu près une égale “ étendue de terrain engraissé.
Au sujet de la ouestion du profit de la culture, l’on nous permettra de citer encore une des remarques si pleines de bon sens de M. Charles Champagne : “ On est si habitué à dire et à “ croire que la culture ne paie pas, que l’on ne peut pas se “ faire à l’idée que quelqu'un puisse, par le travail de la terre, “ arriver à se créer une position enviable, Qu'on le sache, la “ terre n’est pas ingrate ; elle nous récompense généreusement “ pour ce que nous faisons pour elle ; mais il faut la travailler
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“ sans cesse ; pas de temps à perdre pour le cultivateur ; tous ‘“ ses instants sont bieu plus précieux qu’on ne le croit géné- “ ralement.”
Pour augmenter son engrais, tout en consommunt son fourrage de la manière la plus profitable pour le cultivateur, c'est-àdire sur sa ferme, M. Champagne achète autant de bêtes à cornes qu’il le peut en automne, lorsqu’elles sont à bon marché ; il en prend bien soin pendant l'hiver, et, au printemps, il les revend avec un bon bénéfice ; outre les profits en argent, il augmente par là considérablement la quantité de fumier nécessaire pour engraisser sa terre. — (Extrait du même rapport.)
SILOS ET ENSILAGE.
La circulaire qui suit est adressée aux officiers et directeurs des sociétés d'agriculture. Elle résume en peu de mots les questions qui se rapportent aux silos et à l’ensilage et contient cependant ce qu’il faut pour réussir parfaitement dans l’essai de ce nouveau mode de conservation des fourrages verts.