‹ Notions d'agriculture [microforme]Chapitre 13 sur 139 · IL FAUT MÉLANGER LES TERRAINS · texte numérisé non relu

IL FAUT MÉLANGER LES TERRAINS

Il résulte de tout ce qui précède que les terrains trop argileux, trop calcaires, trop sablonneux ou siliceux, ou trop marécageux, ne conviennent pas à la culture. Trop argileux, la terre n’est bonne qu’à faire des terrines ou des briques ; trop calcaire, à rendre une campagne triste et nue ; trop siliceuse, à faire du verre, à sabler les allées ou à aveugler les gens quand le vent soufile fort; trop marécageux, à fournir de la tourbe ou à donner des cendres pour engrais. Un terrain bas et humide produit des récoltes très sensibles à la gelée.

Il faut donc dans tous ces cas mélanger les terrains ensemble ; les calcaires avec les argiles, les silices avec les terreaux etc. amener de l’eau où il n’y en a pas assez et en ôter où il y en a de trop; on obtiendra ainsi de bons sols, faciles à cultiver.

Le calcaire et le sable divisent l'argile ; l'argile appesantit le calcaire et le sable ; l’humus ou terreau absorbe et retient l'humidité et pompe l’eau du sous-sol ; il prévient donc les sécheresses ; il a aussi le pouvoir d’absorber l’ammoniaque de l'atmosphère et de reteurr les autres substances fertilisantes ; l’humus améliore encore les tissus des terrains en rendant les argiles plus friables, les sables plus compactes et moins arides,

Dons les terres fortes les fumiers se décomposent lentement mais font sentir leurs bons effets pendant longtemps ; dans les terres légères, ils se décomposent très-vite, mais ne durent

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