DES SOUS-SOLS
Maintenant que nous avons vu ce que c'est que le sol, voyons ce qu’il y a dessous, à savoir : le sous-sol.
Si en choisissant une terre vous ne regardez que le dessus, vous pouvez vous attendre à des mécomptes ; il faut savoir à peu près ce que vaut le dessous. La terre labourable repose généralement sur un lit de glaise, de roches, de tufs, de petits cailloux, de sables mouvants ou bien de sables calcaires, sur une terre dure comme la roche ou facile à défoncer.
Un sous-sol de glaise convient bien à une terre sèche par ce qu’elle retient l’eau qui communique sa fraicheur aux racines des plantes. Mais si ces racines sont portées à pivoter à une grande profondeur, elles sont alors arrêtées ; les végétaux languissent et finissent par mourir. Il faut dans ce cas défoncer ce sous-sol avec une charrue faite exprès, appelée charrue soussol, ou labourer plus profondément qu’à l’ordinaire, ou encore en faisant passer une charrue par derrière la première. Si le sous-s0l est caillouteux ou pierreux, la croissance des racines pivotantes est aussi quelquefois beaucoup gênée, surtout dans les étés secs, parceque l’eau n’y reste pas assez longtemps.
Quand c’est un sous-sol de sable, l’eau n’y reste pas non plus, mais c’est alors un sous-sol qui convient assez bien à la couche argileuse qu’il y aurait audessus,
Un sous-sol composé d’un peu d’argile et de beaucoup de calcaire est de beaucoup le meïlleur de tous. Si vous voyez du sureau pousser naturellement quelque part dans les champs ou les bois, au pied des rochers, vous pouvez dire que le sous-sol y est bon.
Le défoncement du sous-sol par la charrue sous-sol tranche la couche de terre qui est audessous de la couche arable, Cette charrue est faite de manière à trancher seulement le fond du terrain et à le rendre plus mouvant, Pour ramener la terre du sous-s0l à la surface afin de la mêler à la terre du dessus on se sert de la charrue ordinaire, mais en labourant plus profondément, disons de six à huit pouces et même beaucoup plus au besoin, comme par exemple, pour les betteraves, les pauals, les carottes des champs et le foin appelé la luzerne.
Trancher, fouiller ou remuer seulement le sous-sol est utile pour rendre plus épaisse la couche de terre à cultiver, pour livrer passage à l’eau, pour permettre à l'air de circuler plus profondément et encore pour donner plus de facilité aux plantes et aux racines de descendre à la recherche de l’humidité et de certains sucs quelquefois très favorables à leur croissance ; plus
n sol est profond plus il est en état de résister aux sécheresses et même aux grandes pluies. Il est donc avantageux de trancher, remuer et assez souvent de mélanger le sous-sol avec celui de la surface, 1° quand la terre de dessous est sem blable à celle du dessus ; 2° quand la couche de dessus est glai-
seuse, dure ou compacte, et repose sur un lit de sable, de pierres
calcaires, de chaux ou de tufs pourris ; 3° quand le sous-sol contient des éléments qui amélioreraient la terre de la surface. Si la qualité du sous-sol est inférieure à celui de dessus, il ne faut faire le mélange que petit à petit, si l’on veut qu'il soit utile,
on qu
e pas non bien à la
aucoup de y voyez du champs ou le sous-sol
sol tranche ble. Cette le fond du la terre du zssus On $6 y profondé- 1p plus au panais, les
sol est utile ltiver, pour rouler plus aux plantes nidité et de sance ; plus aux sécheavantageux le sous-sol pus est semsus est glai-
e, de pierres
le sous-sol > la surface.
lessus, il ne t qu'il soit
‘On ne doit pas généraiement défoncer le sous-sol quand il est bien humide, de peur qu’il ne devienne trop vaseux ; mais cela dépend beaucoup de la nature du terrain. Le meilleur temps pour défoncer le sous-sol et le ramener à la surface est l'automne. Naturellement, il est nécessaire que le champ soit bien égoutté par des fossés ouverts, ou mieux encore, par des conduits souterrains.
Conseils touchant les défoncements, le labourage etc,
Dans lés terres argileuses, ne retournez jamais de larges tranches de terre et ne creusez pas de raies profondes au printemps; vous ameneriez à la surface de la mauvaise terre ou de la terre vierge qui n’aurait pas eu de soleil et de l'air suffisamment et qui par conséquent ne serait pas bonne à nourrir de suite les plantes que vous y semeriez. Si vos tranches sont trop épaisses, l’air et la chaleur, qui autrement les bonifieraient, n’y
. pénétreront pas suffisamment. Un pareil labourage fait à l’au-
tomne serait bien différent ; les gelées et la neige passant dessus déferaient et diviseraient ces terrains et au printemps tout se mêlerait bien plus facilement.
. Quant aux terrains calcaires ou sablonneux, légers, brulants, mais bien fumés depuis des années, les labourer au printemps en minces tranches, trois ou quatre pouces de fer seulement, c'est faire de mauvaise besogne ; la chaleur du soleil y entre jusqu’au fond, les dessèche, les grille, les brûle et leur ôte toute leur humidité et tout leur engrais. Si vous voulez épuiser une terre légère, ne lui retournez que l’écorce et ne la roulez pas. Si vous voulez une mince récolte, n’écrémez que la surface de votre terre. Au contraire, si vous la labourez profondément sans beaucoup l’émietter, elle boira la rosée des nuits et se rafraichira.
Dans les terrains humides, argileux, froids ou marécageux, on l’a dit: les tranches étroites et peu profondes valent mieux que les larges; mais pratiquez-y quantité de rigoles pour
sa
mr mr D en LS EE
donner passage à l'air et à la chaleur. Plus ces terrains seront labourés souvent, plus ils s’amélioreront,
Dans les terrains secs, faites des tranches plates, larges et profondes, car ces terrains ont besoin de fraicheur,
Dans notre province, où la chaleur de l’été est quelquefois si intense, l'expérience m’a enseigné que pour les légimes et même pour le blé d'inde, la culture plate en rangs, dans les terrains secs, est préférable à celle qu’on fait sur des sillons, car les eaux de pluie se distribuent plus uniformément dans la culture plate ; les racines ont plus d’espace pour se répandre et le soleil et les vents ne pourront pas dessécher la terre comme il arrive pour les billons en cône ou en dos d’âne. Dans tous les cas, si vous préférez les billons, faites en le dessus plat, un peu large, afin qu’'ls puissent saisir les pluies et en être mieux rafraichis. Cette manière est très recommandable pour la culture des patates qui ne font pas leurs tubercules trop près de la tige.
Le bon jardinier ne fait pas seulement que remuer sa terre ; il l’égoutte bien, il y ajoute de bon engrais, si elle est trop maigre. Est-elle dure ou trop compacte ? il y ajoute du sable, de la cendre ou d’autres matières propres à la diviser et à la rendre plus friable. Est-eile trop sèche, trop sablonneuse ? se réchauffe-t-elle trop vite ? Il y apporte de l'argile, de la terre noire, de l’humus, du terreau, etc., enfin, il prend les moyens de la rendre ni trop dure, ni trop argileuse, ni trop sablonneuse ; dans tous les cas il tient à ce qu’elle soit bien engraissée et bien égouttée. Le cultivateur doit, pour toute sa terre en culture, imiter autant que possible le jardinier et faire de son champ ce qu’il fait de son jardin. Bien engruisser et bien égoutter sa terre, voilà encore un des grands secrets du succès en agriculture, Comment y parvenir? Par les amendements, les engrais et le drainage, par les labours, les hersages et les roulages, etc,
ns seront larges et
1elquefois gumes et dans les illons, car t dans la spandre et re comme ns tous les at, un peu mieux rala culture rès de la
remuer sa si elle est ajoute du iviser et à ueuse ? se le la terre noyens de lonneuse ; sée et bien n culture, champ ce outter sa briculture, vrais et le etc,