DES LABOURS
J’en dirai peu de chose ; les cultivateurs en général savent quand il faut labourer et quand le terrain est prêt à recevoir la charrue, Je dirai cependant tout de suite qu’on doit autant que possible labourer en automne, notamment les terres argileuses ou pesantes: c’est meilleur pour le terrain. comme nous l’avons déjà vu, et on obtient par là une grande avance pour les printemps suivant. Les terres noires, surtout celles qu’on appelle savanceuses, peuvent être labourées avec avantage à la fin de L'été, car alors elles sont sèches.
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Le labour doit être régulier ; les tranches de terre doivent être droites, d’égale épaisseur et d’égale largeur; elles doivent être renversées régulièrement les unes sur les autres afin de se supporter également ; si elles ne sont pas droites ou ne s’appuient pas également, il y a des trous où l’eau se ramasse et se tient ; les grains ne peuvent pas être enterrés partout à la même profondeur et partant ne mûriront pas en même temps.
Les planches doivent être droites, d’égale largeur aux deux bouts, plus larges dans les terres légères que dans les autres terres; plus une planche est taillée régulièrement plus vous sauvez de temps à labourer, car il n’y aura pas de tours perdus. La course des planches doit être autant que possible, surtout dans les terres fortes et les terres sourceuses, dans le sens de la pente naturelle du terrain afin d’aider à l'écoulement des eaux. On devra toujours labourer de manière à enterrer toutes les herbes et les fumiers ou pailles qui peuvent se trouver sur le terrain,
Il vaut mieux labourer les coteaux le printemps afin que le terrain ne se dégraisse pas à la fonte des neiges. En général les coteaux raides ou de terre forte devraient être laissés en prairie ou en pacage. Les colons dans les townships devraient même ne pas les défricher et les garder en bois.
Les raies des planches doivent être droites afin d'offrir une plus belle apparence et de mieux faciliter l'écoulement des eaux, N'est-ce pas qu’il est bien laid de voir dans la même pièce des planches larges et des planches étroites, des planches ayant les bords plus élevés que le millieu, des raies en zig-zag ou de petites planches dont le milien est bien plus haut que les bords ? Impossible dans ces champs de se servir de machines à faucher ou à moissonner.
Dans les terres fortes ou pesantes bien égouttées, donnez généralement à vos planches de dix à onze raies de largeur, et plus dans les terres légères, à moins que vous n’ayiez affaire à des terres humides ou difficiles à égoutter ; dans ces cas vous
mettez les plus étroites. Plus le sous-sol est dur plus on doit faire les planches étroites.