‹ Notions d'agriculture [microforme]Chapitre 52 sur 139 · CREER ECTS ES LEE AE · texte numérisé non relu

CREER ECTS ES LEE AE

qu'elle pourra lui rapporter, le cultivateur, à une page du livre ou du cahier qu’il aura fait ou acheté pour cela et qu’il appellera “ Dépenses ”, écrira ou fera écrire :

1891 PIÈCE Nol1

Mai 4 & 5 Labour : deux hommes et deux chevaux $ c pendant 2 jours ; rigoles, fossés, etc... tant «9 Herser, ensemencer, rouler, ete... tant ic Prix des grains et graines de foin... tant Sept. 10 Coupage du grain et rentrée ete... tant Nov. 15 Battage, vannage du grain (tant de jours Gb HOUTOR le cétoresesnirmiaeneneer teens : CRU “ 25 Dépenses d’un voyage pour la vente du grain, pension, pont, bateau, barrière etc. tant

S'il nditionte ensuite toutes ces dépenses il verra exactement combien lui a couté cette pièce de terre en argent et en travail durant cette première année ; si les graines qu'il ya mises lui ont rapporté autant qu’il a dépensé, Le compte de ces profits sera mis sur une page opposée qu'il intitulera “ Recettes ” et sur laquelle il fera écrire par un de ses enfants, s’il ne sait pas écrire lui-même :

1891 PIÈCE Nol1

Nov. 25 Vente de (tant de) minots d'avoine récoltés $% c sur la pièce No 1 à tant le minot........... tant L'année suivante un pareil compte sera tenu pour la même pièce, mais cette fois la recette sera, je suppose, du foin, savoir tant de cent bottes à tant de $ et ainsi des: AUTOS DIS hnrcreive vor api iidTarenentet restes, CAD I] faut donc partager sa terre en autant de pièces qu’il sera nécssaire et le plus commodément qu’il sera possible afin de pouvoir se rendre compte de tontes les dépenses et de tous les profits qu’on pourra faire sur chaque pièce ou réunion de pièces. On peut, par exemple, tenir le même compte de toutes les pièces mises en avoine, de toutes celles qui sont en foin etc. Ceux

quic trou\ tenir qu'at const de le époqt porte:

achet en pc

vous

votre entre!

autre ces C achat devre achet vous

coup

d'avoi votre nom une v mot d très-u dans ( ceux larger tions.

que dl entrée garçol

e du livre u’il appel-

$ c tant tant tant tant

tant

tant

rra exactergent et en s qu'il ya compte de

intitulera es enfants,

. tant

tant s qu’il sera ble afin de de tous les de pièces.

s les pièces bte. Ceux

NOTIONS D’AORICULTURE 155

qui cultiveront leur terre en suivant des assolements réguliers, trouveront tout nuturellement les divisions dont ils pourront tenir des comptes particuliers. Le plus souvent ce ne sera qu'au bout de quelques années que les cultivateurs pourront constater s'ils font bien des profits ou non, car certaines parties de leur terre, comme de leurs animaux, pourront à certaines époques leur avoir couté cher en améliorations et ne leur rapporter des profits que les années suivantes : il aura, par exemple, acheté un bélier ou un taureau de race pure : les profits qu’il en pourra retirer ne se feront sentir que plus tard.

Je suppose encore que vous n'ayez rien à vendre et que vous consommiez tout à la maison ; il faudra alors charger dans votre cahier les récoltes comme vendues à vous-mémes et les entrer aux prix courants, comme si vous les aviez vendues à un autre, Si vous vendez du lait, du beurre, du lard etc. entrez ces choses en recettes. Vous tiendrez également compte des achats faits chez les marchands au comptant ou à crédit et vous devrez souvent regarder cette liste, surtout ce que vous avez acheté à crédit, afin de vous faire penser qu’il faudra payer et vous faire éviter autant que possible de vous endetter beaucoup ou davantage ; c’est là que vous verrez comme il est utile d'avoir ce qu’on appelle un pass-book. Vous ajouterez aussi à votre livre une page indiquant le jour où telle vache, que vous nommerez, devra mettre bas ou aura mis bas, surtout si c’est une vache entrée au livre de généalogie de la province. Un mot du pelage, du nom et de l’âge de vos chevaux, sera aussi très-utile et avec le temps pourra vous servir beaucoup, même dans des procès. (Ces tableaux sont aujourd’hui nécessaires à ceux qui ont des animaux de race pure et qui veulent faire de l'argent en en vendant les produits ou pour concourir aux exhibitions. Pères de famille, apprenez à vos enfants à calculer ; que chaque soir quelques minutes soient employées à faire les entrées de la journée, et vous verrez qu’au sortir de l’école votre garçon n’oubliera pas l’écriture, prendra goût à ces petits calculs

et qu’en peu de temps il deviendra un bon calculateur ; celui qui calcule le mieux est celui qui a le plus de chance de s’enrichir ; pour cela il faut apprendre quand on est jeune.

Qu’il est déplorable de voir encore dans nos campagnes, malgré la multiplicité des écoles, de grands garçons de 20 à 25 ans qui ne savent plus ou ne veulent plus signer leurs noms ! On dirait qu’ils ont honte de savoir écrire ! Ces gens sont-ils dignes d’être électeurs ? Vraiment, non !

DE LA CULTURE DES ARBRES FRUITIERS Etc.

Remarques préliminaires.

Il n’y a pas d'exploitation grande ou petite qui ne doive avoir son verger ou son jardin. Non seulement on ne doit pas donner tout son temps et sa peine au grain de blé qui germe, à la plante fourragère qui se forme, à la fleur qui s'ouvre, mais on doit encore produire des arbres fruitiers et en prendre soin. Cependant les belles productions fruitières ont assez d’importance en agriculture et paient assez généralement pour avoir droit à nos soins et à nos égards. Il est donc désirable que chaque cultivateur néglige moins cette branche de l’industrie agricole. Rien dans une exploitation rurale à mon avis ne procure autant de jouissances saines que la culture des arbres fruitiers. Si lorsque le pauvre cultivateur qui fait machinalement tous les jours ce que faisait son père, ce que faisait son grand père et tant d’autres avant lui ou autour de lui, s'arrête auprès d'une belle végétation, ce ne sont pas les fleurs délicates, ni les feuilles charmantes qui la transportent, il est séduit par la belle et riche moisson qu’il entrevoit. Il en est de même pour l’homme qui, au déclin de l’automne, ou au printemps, plante un ! ou un prunier, Il est vivement ému ; la reprise de l’arbr ra-telle heureuse ? Y aurait-il beaucoup de fleurs et de bons iruits ? Celui qui connait la culture des arbres à fruits ressent ces alter-

ative qui fo ses ar les ab faim € eux-m

que le {

d’exis je dar suis ( veillar le cæ possèd qu'il # attend parait toutes les pa cachée

( cutiv perso arbres entièr des fr:

” HET ( pomm de cu ty v tant il

ur ; celui le s’enri-

mpagnes,

de 20 à ner leurs Ces gens

S Etc.

ne doive > doit pas germe, à yre, mais adre soin.

d’imporpur avoir able que ’industrie

avis ne les arbres nalement son grand te auprès es, ni les r la belle l'homme DE ra-ths ir uits ?

ces alter-

atives de douces émotions, de joies vives et de craintes mêmes qui font le charme et composent le tout de la vie ; il a peur pour ses arbres ; il les visite souvent, les soigne comme des enfants, les abrite contre les froids et les vents, les nourrit quand ils ont faim et leur donne à boire quand ils ont soif, Il les aime pour eux-mêmes, soit que la sève donne ou que la feuille pousse, soit que la fleur éclose ou que le fruit peude aux rameaux.

C’est là l'existence de l'amateur, de l'artiste, Il n'y a pas d'existence plus remplie, plus complète ni plus agréable, Puisséje dans cette humble livre, écrit avec toute la sincérité dont je suis capable, être assez heureux pour allumer chez mes bienveillants lecteurs ce feu sacré qui exerce l'intelligence, réjouit le cœur et attache fortement l’homme au coin de terre qu'il possède et qu'il se sent entrainé malgré lui à remuer jusqu’à ce qu'il se soit creusé en quelque sorte un lieu de repos pour attendre l'heure de la résurrection suprême ! Puissé-je faire apparaitre la profession du cultivateur la plus attachante entre toutes, et personne ne songera plus à déserter pour les villes ou les pays étrangers ces champs qui sous chaque motte tiennent cachée la pâture la plus saine de l'esprit !

Des terrains convenables aux arbres fruitiers.

Qui est-ce qui connait les arbres dans nos campagnes, les cultive, les entretient et sait les mener à bien ? Hélas ! presque personne. Aussi n’y rencontrons nous presque partout que dés arbres mal faits, chancreux, venant comme ils peuvent, laissés entièrement à eux-mêmes et ne donnant pour la plupart que des fruits dégénérés, pleins de vers ou fendillés ! Un beau peuper etun bel érable méritent sans doute notre intérêt, mais un pommier, un prunier, valent plus que les premiers par une seule de ours branches. A-t-on jamais vu labourer le pied des arbres et y voit-on mettre de l’engrais ? Malheureusement non. Pourtant ils en valent bien la peine, car il y a du profit au bout,

158 NOTIONS D’AGRICUILTURE

La première précaution à prendre, c’est d'étudier le terrain bon. et tenir compte du climat, afin de s'assurer auels arbres vien- riste dront dans l’un et quels fruits mûriront sans l’autre. quel

Certains arbres demandent une terre profonde et d’autres Rank n’en ont pas besoin. Le meilleur emplacement pour les arbres 8 te fruitiers est celui qui réunirait plusieurs sortes de terrains : qu'il mais cela se rencontre rarement. Avec un terrain bien ameubli dans cependant, bien égoutté et ne reposant point sur un sou.:-s0l de glaise, il y a toujours moyen de faire une bonne plantation. | temp Les arbres qui se contentent de peu de profondeur n’en pren- Les dront que selon leurs besoins ; ceux qui veulent aller chercher D des leur vie loin en terre pourront y aïler sans empêchement. pren Evitez le voisinage trop rapproché des forêts et des marais qui D antl pourraient nuire à la saveur des fruits. du b

L'exposition au nord convient parfois, mais faites en sorte # que la plantation regarde le levant rt ‘e midi, si elle occupe un re coteau. Si elle est en ter: in ras, arrangez vous de façon à d l’abriter par des massifs contre les vents du nord, du nord-est si et du couchant. Fu P’

Ne plautez pas sur un terrain de bois fraichement défriché car il y a encore trop d'acide, Ne plantez pas non plus vos en jeunes arbres au lieu et place de vos vieux vergers ; les bons morceaux sont mangés ; il n’y reste plus que les miettes, et table Fran desservie ne fait pas le compte de ceux qui ont faim. Ces

NH rent, QUELS ARBRES FRUITIERS FAUT-IL PLANTEFR ? ja Ve

Dans cette province, du moins dans la plus grande moitié L Rein nous ne, voyons à peu près que les pommiers, les pruniers et varié les cerisiers qui puissent payer par leurs fruits. Encore faut-il beau choisir des espèces et des variétés rustiques. Les bonnes varié espèces et les bonnes variétés ne coûtent pas plus à élever que FR lesp

les mauvaises. Nous chercherons donc seulement ce quiest D dem

le terrain res vien-

, d’autres les arbres terrains ; | ameubli ju:-801 de lantation.

’en prenr chercher êchement.

aarais qui

s en sorte Jccupe un e façon à a nord-est

t défriché plus vos les bons ss, et table

NTER ?

de moitié runiers et bre faut: il s bonnes lever que e qui est

bon. Je sais que pour ceia il faut avoir recours aux pépiniéristes et s’en rapporter à leur parole ; mais on peut prendre quelques précautions, Nos pépiniéristes sent généralemant honnêtes, car ils ont une bonne réputation à se faire ou à conserver ; cependant, pour les arbres, comme pour tous les grains qu’il nous faut avoir d’ailleurs, choisissons autant que possible dans un endroit aussi froid sinon plus froid que celui où l’on est,

Si vous allez vous-même à la pépinière, allez-y dans le temps des fruits, quand les feuilles ne sont pas toutes tombées. Les arbres dont les feuilles se dégarnissent par le haut au lieu de se dégarnir par le bas, n’ont pas une bonne santé ; ne les prenez pas. Choisissez ceux qui poussent vigoureusement, qui ont la peau claire et les yeux bien marqués, surtout les yeux du bas. Regardez de près à l'écorce et aux yeux qui se rapprochent de la greffe. Si vous y trouvez des taches de maladie, des yeux éborgnés, rongés des vers, ces sujets ne vaudront rien. Si vous ne connaissez pas la manière de greffer, n’achetez que des pommiers déjà greffés et non pas des drageons (pousses du pied) ni des sauvageons (poussés de semis ou de graines),

Voici, je crois, des espèces qui donneront satisfaction partout ; elles conviennent à la maison ou au marché :

Pommes d'été: Jaune transparente, Astracan rouge, Framboise de basse. terre ou Lowland Raxpberry, Pointed Pipka. Ces deux dernières variétés sont nouvelles,

Pommes d'ariomne : Duchesse d'Oldenbourg, Saint-Laurunt, Calville, Alexandre et une nouvelle espèce russe appelée la Varsalis.

Pommes d'hiver : Wealthy, Fameuse, Neige, Baldwin, Reinettes du Canada ou pommes grises et une autre belle variété russe apvelée l’Arabskoé (est-ce l’Arabka ?) dont on dit beaucoup de bien. M. J. C. Chapais, de St-Deu1s, a planté des variétés de pommes russes qui réussiraient bien dans les parties les plus froi@es de la province. (Voir le Journal d'Agriculture de mars 1891.) Il y a encore les pommiers de Sibérie dont

tout cultivateur devrait avoir quelques pieds. Sur les espèces rustiques, si je savais greffer, j'enterais des espèces plus tendres. Une terre argileuse mêlée de sable et bien drainée est celle qui convient le mieux aux pommiers.

Pruniers : Imperial Gage, Bradshaw, Damas, Lombards et d’autres bonnes espèces de prunes jaunes et rouges du Canada et de l'étranger qui sont aussi très rustiques.

Cerisiers : Morelle anglaise, Montmorency, Hatif de Richmond et généralement ceux qui viennent si bien dans le bas de Québec. ;

Vous trouverez grand profit à consulter “le Verger Canadien” de M. l'abbé Provencher, le catalogue de M. Auguste Dupuis, du Village des Aulnaies, de Mess. Frégeau frères, de Rougemont, Province de Québec, et de plusieurs autres prépiniéristes auxquels on peut se fier. Mais il faut bien remarquer qu'il y a une grande ‘différence de climat entre Montréal et Québec, les cantons de l’est et les paroisses en bas de Québec. Beaucoup d'arbres qui môûriront leurs fruits à Montréal, à Québec même, ne les muriront pas à Rimouski, Rivière du Loup ou Chicoutimi.

Dans un verger, deux ou trois bonnes qualités de pommiers ou de pruniers doivent être préférées à un grand nombre de variétés ; le choix où la sélection des fruits est alors moins difficile à faire à l’autommne et leur vente en deviendra aussi plus facile.

Un arbre qui, à mon avis, mérite d’être cultivé et dont on pourrait retirer un bon profit tant pour l’ornementation que pour son fruit qui est excellent en confiture, c'est le murier russe (Russian Mulberry), dont la graine a été apportée de Russie au Manitoba par les Mennonites en 1875. Cet arbre qui s'élève jusqu’à une trentaine de pieds, est très branchu et a jusqu'ici bien résisté aux froids du Nord-Ouest, Ii rapporte promptement et beaucoup. Son fruit pousse par grappes et devient rouge ou noir en mûrissant, Dans les parties froides

s espèces ; tendres, est celle

Lombards u Canada

* de Richle bas de

ger Cana- . Auguste frères, de res prépiremarquer [ontréal et e Québec.

[ontréal, à e du Loup

: de pomad nombre ors moins hdra aussi

ét dont on tation que le murier portée de Cet arbre branchu et 1 rapporte

grappes et les froides

de la province de Québec il vaut mieux, je crois, le cultiver de graine, que d’en acheter des plantes des pépiniéristes d'Ontario ou des Etats-Unis. C’est du moins l'expérience que j'en ai faite. M. Dupuis, du Village des Aulnaies, peut en fournir

un bon nombre de pieds de quelques années parfaitemen acclimatés.

Page 1