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qui vient de dessous, la terre vierge, celle qui a besoin de prendre l'air et le soleil pour devenir fertile.
Lorsque le terrain a déjà été défoncé profondément, il n’est pas nécessaire de préparer les trous aussi longtemps à l'avance. Les plan.ations d'automne réussissent généralement mieux que celles du printemps; la terre n’est pas encore refroidie et il lui reste assez de tiédeur pour favoriser le développement du chevelu ou des petites racines. (C’est l’enseignement des pépiniéristes d'Ontario).
Vous avez dû choisir vos arbres avec soin, ne pas les laisser exposés à l'air ou à la gelée. Si vous n'avez pas eu le temps de les planter de suite à l’automne en les recevant, vous avez dû mettre les plants en jauge, c'est-à-dire, dans des canaux ou rigoles, couchés dans la terre sèche et recouverts de paille ou de mousses et de terre jusqu’au bout des tiges. Quand vous planterez sortez vos petits arbres avec précaution les uns après les autres ; faites-leur leur toilette, c'est-à-dire, examinez de près les racines ; supnrimez avec un couteau bien coupant celles qui seront endommagées, déchirées, ou écrasées, en prat:quant la coupe par dessous de manière qu’elle porte bien sur le sol. N'oubliez pas non plus d’ébarber délicatement le chevelu.
La toilette de l'arbre achevée, vous ramenerez la terre végétale dans le trou, savoir celle qui était dessus. Si les racines de l'arbre sont plus fortes d’un côté que de l'autre, vous placerez les fortes dans la direction du nord, attendu que le nord favorise moins la végétation que le sud.
Vous planterez à quelque distance du tronc de l'arbre un ou deux piquets ou tuteurs et vous y attacherez l'arbre avec des lisièrés d’étoffe ou des cordes de laine pour l'empêcher d’être arraché ou dérangé par les grands vents et de manière à c qu'il ne puisse se frotter ou s’écorcher aux tuteurs. Des cordes dures briseront l'écorce. Quand on met une dizaine de pouces de terre sur les racines des petits arbres fruitiers et
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quelques pierres plates pour retenir la terre on peut se dispenser généralement de tuteurs.
Il faut être deux pour planter. L’un soutient la tige et l'autre, avec la main, arrange les racines dans leur direction naturelle, Si alors vous avez du terreau bien pourri, prenez-en deux ou trois pelletées que vous éparpillerez et tasserez à la main sur les racines, après quoi vous ramenerez la terre neuve. Jetez cette terre légèrement afin qu’elle se divise en tombant. Il ne faut pas que la terre soit humide ou boueuse, Puis ensuite, tassez légèrement et avec précaution tout au tour de la tige avec les pieds.
Quelques-uns préfèrent faire des tranchées au lieu de trous isolés pour y planter leurs arbres; c’est une excellente méthode quand on peut la pratiquer facilement et qu’on veut planter dru.
Si vous avez besoin de planter un arbre à la place d’un autre, renouvelez la terre, surtout si c’est un arbre de la même espèce. N'enlevez pas le pivot de l'arbre sous prétexte qu’il est trop long, mais courbez-le ; en le retranchant vous détruiriez le plus solide point d’appui et le conduit principal de la sève.
Doit-on retrancher la tête et élaguer les branches en plantant ?
On doit se borner à dégarnir, à enlever les branches qui font confusion, quant aux arbres d'ornement. Pour les arbres fruitiers on agit indifféremment, Cependant je crois qu'il vaut mieux tailler de suite les pruniers et les cerisiers, afin de donner plus de force aux racines, surtout quand on plante au printemps.
Si vous voulez transplanter de vieux arbres, couvrez-leur soigneusement les racines en les arrachant, puis enduisez le tronc et les branches mêmes avec de la terre franche mêlée de bouse de vache pour prévenir les effets des coups de soleil ; cela favorise la reprise des arbres, surtout si vous plantez au printemps.
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164 NOTIONS D’AURIGULTURE
pour donner plus de chance aux jeunes arbres fruitiers de mûrir leurs bois ou pousses de l’année et afin que la gelée ne les détruise pas, un excellent moyen serait de planter les arbres presque couchés, en leur inclinant la tête du côté du midi ; pour cela, on prend le soin, en les mettant en terre, d'enlever les racines qui se trouveraient du côté sud et du côté nord ; les racines du côté est et du côté ouest seraient laissées à l'arbre et sufliraient pour le faire reprendre ; on courbe ainsi facilement l’arbre au midi, à l'automne, afin qu’il soit couvert par la neige ; l'arbre est tenu dans cette position inclinée par un crochet de bois planté en terre ; au printemps on arrache le crochet et cn relève un peu l'arbre. Cette opération devra être pratiquée plusieurs années de suite jusqu’à ce que l'arbre soit parfaitement acclimaté et bien en rapport, ou trop fort pour s’y prêter. De cette manière, assure-t-on, il mûrit parfaitement gon bois et vient à fruit plus vite qu’autrement, Une fois relevé, il serait très facile de le tailler et de le tenir en position de devenir un bel arbre. Si vous craignez qu'ils ne puissent résister à l'hiver, s’ils ne sont pas courbés et recouverts de neige, vous devez avoir quelque coin de votre verger ou vous pourriez planter presque: couchés quelques arbres d’espèces rares et délicates que vous garderiez ainsi courbés ; les fruits n’er seront que plus beaux.
Comment maintenant entretenir en vigueur et en bonne santé les arbres qu'on a plantés ? Comment les engraisser.
Il faut non-seulement viser à l'accroissement de l’arbre mais encore à la qualité du fruit, Cherchons la grosseur du fruit, soit, mais ne la cherchons jamais aux dépens de la qualité, La taille et la greffe y contribuent, mais les engrais y contribuent plus encore.
De temps à autre, surtout dans la première année, arrosez vos arbres, particulièrement à l’époque des sécheresses ; enlevez toute herbe qui voudrait y pousser, de manière a tenir le sol bien ameubli ; enlevez avec les ongles du pouce et de l'index
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les bourgeons qui voudraient pousser au tronc, là où il n’y a pas besoin de branches, et de manière à donner une belle forme à votre arbre.
N'employons ni le fumier de mouton, ni le fumier de cheval, ni la fiente de volailles. N’utilisons à la rigueur que les fumier de vache et celui de porc, lorsqu'ils sont consommés. Et, quand on le peut, il vaut encore mieux s’en dispenser, attendu que généralement les engrais des animaux ne conviennent point aux arbres. Leur engrais naturel ce sont les feuilles et copoaux pourris et les cendres de bois. Faites un mélange de feuilles et de cendre, ajoutez-y de la bonne terre, de la chaux éteinte, de la cendre de charbon, vos eaux de savon, vos eaux de lessive, des plâtras, des terres de caves ; jetez là-dessus de l’eau de fumier que vous agiterez dans une vieille tinette avec de la ferraille rouillée, et vous aurez l’engrais par excellence pour vos arbres fruitiers. Si vous pouvez mettre ces engrais à couvert, tant mieux. Si vous ne le pouvez pas, faites le tas en forme de dos d’âne pour que l’eau des pluies glisse des deux côtés et n'y séjourne pas, et à l’automne, tard, vous mettrez quelques pelletées de ce compost au pied de vos arbres. De la suie de bois forme aussi un excellent engrais, un préservatif contre les insectes ; mais il en faut bien peu, si vous ne voulez pas nuire à la saveur des fruits. Vous pouvez mettre aussi des cendres de bois et de charbon au pied de vos arbres fruitiers que vous arroserez avec de l’eau de savon très-forte. (Certaines gens déchaussent les arbres à l'entrée de chaque hiver et les rechaussent au printemps avec de la terre neuve ; ce procédé est bon, Dans tous les cas mettez vos engrais tard à l’automne ou de bonne heure au printemps afin qu’ils arrivent aux arbres en temps pour la sève du printemps et non point à la sève d'août, ce qui, dans ce dernier cas, ne profiterait qu’au développement des feuilles. Du gros sel jeté autour du tronc des arbres fruitiera l'effet d’éloigner les vers. (Voir 2ème partie).
A l'automne, dans les deux ou trois premières années,
réunissez les brauches en faisceaux à l’aide de liens de paille ou d’autres choses, afin que ces branches ne soient pas endommagées par la neige.