COMMENT DISSOUDRE DES OS
par arpeni
Il faut 100 Ibs. d'huile de vitriol pour dissoudre 40 Ibs. CC d'os moulus. Voici comment on procède: mettez les os mou- LR EOR lus dans une boite de bois bien étanche ; humectez les os avec de l’eau pendant deux à trois jours, employant environ 25 Ibs. d’eau pour chaque cent livres d'os moulus ; ajoutez alors votre huile de vitriol et remuez le tout avec un bâton, deux ou trois fois par jour, pendant 5 à 6 jours, puis mêlez le sulfate d’ammoniaque, ensuite le muriate de potasse et le sulfate de soude, et en dernier lieu, le plâtre, et méea langez bien le tout ensemble. Pour assécher et rendre ce “ « composé maniabl, mettez-y de la terre noire séchée, du charbon fin ou de la sciure de bois, mais ne vous servez pas de chaux ou de cendres de bois comme dessicatif ou matière asséchante. Souvent les habitants peuvent ramasser des os sur leurs terres ou celles des voisins, ou peuvent encore en avoir à bon marché
des bouchers; dans ce cas, ils doivent les écraser avec une masse de fer aussi fins que possible et y ajouter environ 60 Ibs, d'huile de vitriol par chaque 100 1bs. d'os ainsi concassés.
TERRE DE SAVANE (much).
Voici ce que je lis dans une correspondance au Country Gentleman, journal d'agriculture très apprécié aux Etats- Unis : Comme on attire l'attention des cultivateurs sur la nécessité d'enrichir leurs terres, je vais vous donner les résultats de mon expcrience de plusieurs années avec de la terre noire de savane. Voici ce que je fais : A la fin de l'été, quand la terre noire est sèche, j'en extrais la quantité qui me parait nécessaire pour l’année suivante, et je la mets en tas. En temps convenable, je la charroie près de la maison et je jette dessus les eaux de vaisselles, les savonnures, les eaux sales et les urines, les fientes de volailles, les cendres lessivées ou non lessivées. Je commence ce compost à l’automne, mais si on le commençait au printemps on ferait une bien plus grande quantité d'engrais. Le printemps suivant je remue ce tas à la pelle, deux ou trois fois, et il se trouve en état d’être employé. Je m'en sers dans les sillons pour les cultures sarclées de la manière dont on se sert du phosphate. Je trouve que cet engrais vaut bien mieux que le fumier d’étable pour les cultures en sillons et qu’il égale le phosphate, car le fumier d’étable a l'effet d’assécher la terre, tandis que la terre noire sèche attire l’humidité. C’est l'affaire d'äpeu près une journée d'homme pour garnir un acre de blé d'inde ou de patates, en mettant cet engrais à la main dans les sillons, près des plantes. J'ai trouvé que cet engrais contenait un alcali ou quelque chose qui empéche les oiseaux et les corneilles de déterrer les grains et les vers de manger les racines du blé d'inde, Les vers ou pucerons blancs ne touchent pas aux germes de patates semées avec cet engrais. Le bIé d'inde mûrit huit à dix jours plus vite. J'ai
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connu des cultivateurs qui ont payé jusqu'à 50 cents le voyage la terre noire dont ils voulaient former un compost pour
leur champ de tabac; et ils prétendaient ne pas avoir fait un mauvais marché.
J'ai remarqué aussi que la première récolte n’enlevait pas toute la force de cet engrais ; elle se faisait sentir encore l'année suivante. Les grains du blé d'inde ou les germes des patates ne souffrent pas d’être mis en contact avec cet engrais, au contraire, ils poussent mieux que s'ils étaient dans de la terre ordinaire. Ce compost a certains avantages sur le phosphate, en ce qu’il ne nous coûte aucun argent, si nous avons de la terre noire à notre disposition, et qu’il éloigne les insectes des racines des plantes. J'ai mêlé en tas du fumier d’étable pendant l’hiver avec de la terre noire, dans une proportion de deux voyages de fumier contre un voyage de cette terre, et j'ai trouvé
que pour n'importe quelle plante ce mélange valait mieux que du fumier vert seul.