‹ Notions d'agriculture [microforme]Chapitre 7 sur 139 · DE L'EAU · texte numérisé non relu

DE L'EAU

L'eau est composé de deux gaz, l’oxigène et l’hydrogène, r:.

dans la proportion d'environ un tiers du premier et de deux OR tiers du second ; elle forme les quatre cinquièmes des plantes et a des végétaux, ainsi que de la chair et du sang de l’homme qui aut en consomme les trois-quarts d’une tonne par an, La pluie, FEUX essentielle à tous les végétaux et à toutes les plantes, est pro- | qu'a duite par l’évaporation de l’eau sous quelque forme qu’elle | mét

} sen

ces lon-

que l'air

gaz.

)n remue * Ja force

té et qui es et à la de deux 1efois il y nvisibles, air. Les s que les ir ce qu’il s voyons himaux et al se sert elle acide cet acide e servent

ydrogène, de deux lantes et mme qui La pluie, est pro-

qu'elle

existe, de la terre, des animaux et des plantes ; dans cette forme, elle est une vapeur invisible que ramassent les atomes dans l'atmosphère. La propriété de l'air est de s'élever, quand il est réchauffé ; de là il suit que lorsqu'il devient quelque part rechauffé par la décomposition de quelques substances, soit dans le sol, soit à sa surface, soit par la chaleur du soleil, l'air monte ; et quand il monte et rencontre des courants plus froids, les particules invisibles qu’il contient se condensent en particules plus grandes ; et quand ces particules se sont aggrandies et devenues saturées d’eau, la force des courants qui s'élèvent ne peut plus les supporter ; alors elles retombent en pluie. Les hommes de science nous disent que dans une sécheresse il y à tout plein d'humidité dans l'air, mais que cette humidité est tenue en suspens tant qu’elle ne rencontre pas une surface froide ou des courants froids pour la faire tomber. Par exemple si, dans une journée chaude, vous placez un pot d’eau très froide sur la table, l'extérieur du pot se couvre bientôt de gouttelettes. C’est alors tout simplement l'air chaud qui frappe la surface froide du vase et qui fait précipiter l'humidité, C’est ainsi que quand le sol est poreux l’air circule à travers et, lorsqu'il vient en contact avec la terre froide du dessous, l'humidité se précipite là où c’est nécessaire. Il en résulte qu’il est plus utile en agriculture de travailler et remuer la surface de la terre, de détruire les mauvaises herbes dans le temps chaud qu’en tout autre temps, afin d’en ouvrir les pores et d’y produire de l’humidité. Tout le monde sait d’ailleurs que c’est dans les journées chaudes et humides que les plantes font le plus de progrès.

L'air contient cependant plus ou moins d'antres gaz ou de constituants invisibles, et, ce qui est étrange, les autres éléments ou substances n’ont pas tous 14 même affinité les uns avec les autres où ne s'unissent pas ou ne se combinent pas tous ensemble, C’est ainsi que le cuivre et le fer ne peuvent s’unir qu’au moyen d’une matière possédant de l’affinité avec les deux métaux, comme par exemple, l'étain. L'eau toutefois s’unit et se mêle facilement à d’autres substances, entre autres à l’am-

qu ‘Ja terre plus ou moins d’ammoniaque et de nitrogène suivant la

| teur de contribuer à augmenter la quantité de ces substances

moniaque et à l’acide carbonique qui favorisent la croissance et entrent dans la composition de toutes les plantes. Il est démontré par des observations minutieuses que la pluie jette sur

position de la contrée. Il est donc nécessaire pour tout cultiva-

sur sa terre s’il veut la rendre bien productive. Cela nous démontre aussi combien les engrais chimiques ou commerciaux, qui contiennent beaucoup de ces substances, peuvent être utiles à qui sait les employer.

Page 1