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CULTURE DES LÉGUMES

Cultivez des léqumes autant que vous pourrez.

Le cultivateur met ordinairement toute son attention à produire la plus grande quantité de grains possible. Ces efforts sont recommandables généralement, mais quand ils sont voués à une branche particulière de culture, à l'exclusion des autres, ils cessent de l'être. En d’autres termes, c’est une mauvaise pratique, et ses mauvais effets se feront sentir tôt ou tard par l’'appauvrissement du sol, surtout aux endroits où la culture des grains a été presque exclusive. La culture rationnelle est de produire de bonnes récoltes et de les consommer autant que possible sur la ferme. Plus vous aurez d'animaux sur votre terre plus vous produirez d'éléments nutritifs pour vos plantes. Dans ce cas, la meilleure méthode consiste à cultiver des récoltes qui vous donneront le plus de profit à l’arpent et qui, par conséquent, vous permettront de nourrir un plus grand nombre d'animaux. A ce point de vue, la culture des plantes racines est un facteur important dans l'élevage des bestiaux, vu qu’elle rapporte beaucoup à l’arpent. Ces plantes sont très nutritives et fournissent une nourriture bien saine, quand le bétail n’a pa

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d'autre nourriture verte, comme lorsqu'il est à l’étable, dans les longs mois de l'hiver. Outre ces qualités nutritives, les plantes racines ont des effets mécaniques aussi avantageux sur la santé des animaux, vu qu’elles aident beaucoup à l'assimilation de la nourriture sèche qui, malheureusement, forme souvent la seule nourriture des bêtes à l’étable.

De toutes les plantes racines, les carottes sont les plus nutritives et, quand le sol est profond, riche et meuble, elles produisent énormément ; de vingt à vingt-cinq milles livres de l’acre. Les carottes se conservent bien et on peut en donner aux animaux dans tout le cours de l’année, si on en prend un soin convenable, Mais elles ne se récoltent pas aussi aisément que les betteraves, vu qu’elles pénètrent plus profondément dans le sol et qu'elles exigent l'emploi de la pelle ou de la charrue pour les arracher. C'est probablement pour cette seule raison qu’on ne les cultive pas autant qu’on le devrait.

La betterave paraît dans beaucoup d’endroits être la plante favorite, et, toutes choses bien considérées, cette faveur peut être raisonnable et méritée. Dans les conditions les plus favorables, elles rapporteront peut être plus que les carottes et se couserveront aussi bien pour la nourriture des animaux au printemps.

Les choux de Siam et les navets viennent ensuite dans l'ordre de la valeur. Le plus grand argument en leur faveur est qu’ils exigent moins de travail et qu’ils peuvent être semés tard, surtout les navets (furnips), qui, dans cette province, peuvent l'être même en juillet avec profit.

Quant à la culture des récoltes racines faite un peu en grand, il faut, bien entendu, autant que possible, éviter les travaux à la main. Le jardin ou le champ doit être long'et étroit, avec des rangs sur la longueur afin qu’on puisse les sarcler et cultiver avec avantage par le moyen du sarcleur ou du cultivatenr à cheval. Quant à la manière de les ensemencer, le meilleur instrument est le semoir de jardin conduit à la main ou tratné par un

cheval. Si vous êtes obligé de semer à la main, évitez de semer

À À R est trop fort ; c’est ce qu’on est toujours porté à faire ; si on y fait attention, ces semailles peuvent être faites sans nuire aux autres P° travaux de la forme. Quelques cultivateurs se figurent qu’il a faut mettre ces plantes en terre au commencement de la saison, 4

avant toutes les autres semences ; ce n’est pas le cas. Celles : : : ; HN ui qu’on destine à la nourriture des animaux ne doivent jamais 1

être semées avant le premier de juin. Semées trop à bonne de heure au printemps, elles ne lèvent pas aussi vite et les mau- fe vaises herbes ont le temps de prendre le dessus ; ce qui arrive l'as toujours dans ce cas Semons donc un arpent, deux arpents her de plantes racines cette année, à part les patates, au lieu de faut deux perches. Je crois sincèrement que l'habitant qui en aura lee cultivé un arpent et qui en aura pris un soin convenable cette hr année, voudra en avoir deux arpents et même plus, l’année A) prochaine, ae

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