AUTRE TRAITEMENT D'UN VERGER
Dans l’espace de trois ans, dit un agriculteur, j'ai angmenté la production de mon verger, de 15 minots qu’elle était auparavant, à 200 minots, et voici comment :
J'ai d’abord raccourci la tête de mes arbres d’un quart; puis, à l'automne, j'ai labouré le terrain du mieux que j'ai pu (c'était un terrain rocailleux). Je labourais moins profondément près des arbres ; à mesure que je m'en éloignais, je tirais les tranches et les raies épaisses, afin que l’eau du printemps ne se ttnt pas au pied des arbres. Je charroyai une bonne quantité de fumier ; je le pulvérisai parfaitement et je fis des sillons dans lesquels je mis ce fumier. J’y semai du blé d’inde, des fèves (huricots) et des citrouilles, qui me donnèrent une belle récolte. Le printemps suivant, je fis les mêmes opérations et j'ens encure une récolte bien satisfaisante de blé d'inde, de fèves et de citrouilles, Mes arbres s'étaient mis à pousser très vite, et, cet automne là, je récoltai de très bonnes pommes. Le printemps suivant, je fumai le verger pour la troisième fois et y semai des patates qui vinrent très grosses, mais qui pourrirent beaucoup. Je compensai cette perte par une récolte de 200 minots de très beaux fruits, De cette manière, un arbre de belle fleur jaune, au lieu de trois quarts de minot de pommes qu’il donnait auparavant, produisit sept minots de superbes pommes que je vendis à très bon prix, A mon avis, d’après l'expérience que j'en ai, les pommiers sont généralement trop touffus eu égard au nombre de leurs racines, et partant ils manquent d’une nourriture suffsante pour bien développer leurs fruits. Gardez neu de variétés
et prenez toujours des espèces rustiques ; vous n’aurez pas de désappointements.