‹ Notions d'anatomie et de physiologie généralesChapitre 3 sur 10 · VARIETE · texte numérisé non relu

VARIETE

Conduits biliaires non sécrétants.

Conduits prostalicpies.

Fosses nasales.

Trachée.

/ Peau.

. . ■ Conjonctive.

a. 1 euumen taire / A , ,

Bouche et pharynx.

\ Œsophage.

Glandes sébacées.

— de l’aisselle.

è. Des glandes et] — salivaires.

Épithéliums pa-/ parenchymes, j Foie, vimenteux ou polyédriques.

Rein.

Poumon.

j Cellules pigmenlaires... Chororde.

mentaires... K|)idcrme.

Amas pigmentaires... Épid'"®-tachse.

ta ires.

Je (lirai successivement quelques mots de chacune de ces quatre variétés.

J^a première variété est une des gTandes classes de la division des épithéliums; elle comprend les noyaux libres complètement dépourvus de matière périphérique; les noyaux sphériques ou ovoïdes mesurent de 6à8millim. de diamètre. Bien que dans plusieurs circonstances leurs dimensions puissent varier de moitié, ils sont finement gTanuleux, l’acide acétique ne les dissout pas, mais il les pâlit un peu et rend leur contour plus net; la teinture de carmin les colore en roug’e. A l’état normal, les noyaux ne renferment pas de nucléole; seuls, les noyaux épithéliaux des culs-de-sac mammaires en présentent un ou deux hrillants. Mais, si l’org’ane qui les renferme devient le siég’e d’un travail morbide et surtout d’une hypertrophie, il est fréquent de les voir se charg-er d'un ou deux amas nucléolaires réfractant fortement la lumière. Cette variété d’épithélium se rencontre presque toujours comme élément anatomique accessoire, dans plusieurs des régnons indiquées pai‘ le tableau; mais, pathologiquement, ils peuvent devenir par hyperg’énèse éléments fondamentaux.

Les cellules (épithéliales sphériques, qui constituent la deuxième variété, ne se rencontrent jamais chez les animaux à sang’ chaud, comme élément anatomique principal. Leurs dimensions varient de 0,015 à 0,02. Leur noyau est entièrement semblable à ceux que je viens de décrire comme constituant la première variété. L’homme en présente dans la thyroïde, les uretères, les bassinets, les amyg-dales, les g'ang'lions lymphatiques, les culsde-sac de la muqueuse stomacale, et la rate; il en est de même chez tous les mammifères; chez les oiseaux.

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ce genre d’épithélium devient plus abondant, et d’une manière générale leur nombre augmente à mesure qu’on descend l’échelle zoologique. Il n’est pas rare de voir, dans les derniers degrés, les cellules pourvues de cils vibratiles,

Le tableau que j’ai présenté au début de cette courte notice anatomique indique suffisamment la place que les épithéliums prismatiques constituant la troisième variété, occupent dans l’organisme. Dans ces divers endroits, on les rencontre en effet sous la forme de cellules allongées, dont la dimension longueur est très-variable ; c’est ainsi qu’à la trachée ils mesurentde 0“‘".05à0'"“.08 ; aux trompes de O””. 02 à 0“"". 03, et dans certaines tumeurs de la trachée ou des fosses nasales ils peuvent acquérir jusqu'à O™™.! de long, tandis que leur largeur n’excède jamais 0"’“.01 .Ces dimensions variablesentrg,înent des différences d’aspect suivant qu’on les considère dans la projection du grand ou du petit diamètre. Fréquemment on les voit présenter la forme d’une pyramide à quatre ou six faces, dont la base est tournée vers la surface qu’ils tapissent. Telles sont les formes typiques de l’épithélium prismatique; mais, soit dans les rares tumeurs formées de cet élément, soit sur les surfaces qu’il recouvre et dont une inflammation a modifié la structure, il n’est pas rare d’observer des déformations, en cjuelque sorte des variantes de conformation ; ou bien les deux extrémités de la cellule se ])rolongent en un mince filament, ou bien, si la cellule est pyramidale, son sommet présente une longueur et une g*racilité inaccoutumées. L’épithélium pi-ismatique porte constamment un noyau de forme

ovoïde, d’une larg’eur très-souvent ég’ale à celle de la cellule qui le renferme, en contact immédiat avec les parois. Quand la larg’eur du noyau est moindre, le vide est comblé par des g’ranulations g-risâtres, beaucoup moins nombreuses à l’état frais que sur le cadavre.

Seuls, ces épithéliums se montrent parfois munis de cils vibratiles; on voit alors naître sur plusieurs points de là cellule de petits prolong-ements noirs, homog-ènes, rapprochés les uns des autres, etd’une long-ueur de 0”"". 006 à 0"’“.07 ; ces cils immobiles sur le cadavre vibrent fortement, lorsque l’épithélium qui les porte a été pris sur un animal vivant, ou très-récemment mis à mort.

De tous les épithéliums, le plus répandu dans l’org’anisme est certainement celui qui constitue la quatrième variété du tableau ; l’épithélium pavimenteux. La face interne des conduits g-landulaires, les séreuses, la peau, la membrane interne de l’arbre vasculaire et la plupart des muqueuses en sont tapissées, en outre plusieurs parenchymes, gdandulaires ou non, en renferment des quantités considérables; les dimensionsvarient de 0“™. 008 àO"’™. 01 de diamètre. Toutefois certaines surfaces, les séreuses par exemple, présenten tconstamment d’énormes cellules. • '

L’épithélium pavimenteux contient toujours un noyau pourvu ou non de nucléole. Ce noyau, de plus en plus foncé à mesure que 1 ’on observe des cellules plus profondément situées, disparaît presque toujours dans celles qui se trouvent à la périphérie, et l’on peut en examinant une couche stratifiée suivre parfaitement son atrophie gTaduelle. Entre le noyau et la paroi de la cellule se voient des g’ranulations g’risâtres, et dans certains parenchymes, au foie surtout, des g’ranulations g’raisseuses,qui parfois

très-abondantes, et réunies en larg’es g*oultes huileuses dislendent la eellule et font disparaître les ang*les.

Aux cellules épithéliales pavi menteuses et à elles seules s’adjoig’nent en quelques points des g’ranulations j>ig>mentaires. A la choroïde, les cellules renferment une g’rancle quantité d’un pig’ment noir très-foncé dans leur intérieur, de plus elfes sont environnées de toutes parts de gTanulations identiques. Les cellules de l’épiderme, renferment aussi une quantité de matière pig-mentaire, plus ou moins considérable suivant les régions. Ces g’ranulations, uniquementsituées dans les cellulesprofondes, disparaissent g-raduellement à mesure (pi’on les examine dans des éléments plus superficiellement situés. Du reste, leur nombre est variable; très-abondantes au.x mamelons, au scrotum, elles sont en petite quantité en dehors de ces points. Il ne faut pas confondre les g’i'anulations pig-mentaires, et surtout la coloration noire des cellules épithéliales où on les trouve avec la coloration noire produite par rinsolation. L’action des rayons solaires noircit l’épiderme, sans communiquer de matière pig’inentaire aux cellules qui le constituent; sous leur influence, celles-ci deviennent moins transparentes et très-g*ranuleuses, mais ces g-ranulations, qui, examinées au microscope, ne sont pas brunes ou noirâtres, sont attaquées par l’acide acétique, tandis que ce corps est sans action sur les g’ranulations pig’mentaires. Personne n’ig’iiore aujourd’hui que c'est à la très-g’rande abondance des corpuscules pig’inentaires (|ue la race nègre doit sa coloration; toutefois, chez les noirs comme chez les blancs, le pig’uient a disparu dans les cellules les plus superficielles. La matière pig’mentaire îie présente pas une coloration noire cou-

stante,sa nuance varie du noir le jdIus intense à la teinte cuivrée, ou même au jaune-orang'e. Notre race présente (lu pigmient ainsi coloré dans les taches connues sous le nom de taches de rousseur, tandis que son abondance excessive donne à lapeaudesraces mong’oliques et américaines leur coloration caractéristique.

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