REPTILES
Chéloniens. Parmi les tortues, il y en a de mer du genre chélonien; d'eau douce ou des rivières, du genre émyde, et celles de terre du genre testudo ; à l'exception de fort peu d'espèces, elles sont toutes estimées sur les meilleures tables.
Sauriens. Les jacarés, du genre alligator, d'après le docteur Emilio Maia, le lézard, le sinimbû etc.
Ophidiens. Le glboia et le sucuriuba appartiennent au genre boa; et à ce même genre et en même temps au coluber, beaucoup d'autres serpents qui ne sont pas venimeux; mais, bien que les deux premières ne le soient pas, elles peuvent être fatales, car, disposant d'une force prodigieuse, elles saisissent les plus grosses proies et peu-à-peu les avalent; heureusement l'homme les évite facilement et les tue. En dehors de ces genres, l'erpétologie brésilienne est tristement riche: les
serpents venimeux sont nombreux et quelques-uns portent un venin très-violent. Parmi les plus redoutables, on distingue principalement le surucucû, du genre trigonocéphale , et le casmiel ou serpent à sonnettes, du genre crotale; le premier a la queue terminée par un aiguillon, il fréquente les lieux sombres et humides et poursuit furieux , par bonds , quiconque l'a touché ou réveillé; un coup de dent détermine presque toujours la mort; le cascavel dont la morsure est également mortelle, annonce au moins sa fureur par le son des grelots de sa queue. Après ceux-ci, viennent le jararaca et beaucoup d'autres qui sont un danger réel pour la vie de l'homme; cependant ils ne mordent que lorsqu'ils sont attaqués ou foulés aux pieds, et presque tous, ils fuient devant l'homme, si celui-ci ne les touche pas. Le grand risque est toujours dans la négligence de la victime, car tous ces serpents et le surucucû lui-même sont tués avec la plus grande facilité, au moyen d'un coup de baguette sur la colonne vertébrale.
Batraciens. Ils sont nombreux, mais offrent peu d'intérêt; les grenouilles sont réputées par quelques-uns un excellent plat alimentaire.