‹ Notions de chorographie du BrésilChapitre 25 sur 92 · Teffé (ville) Js · texte numérisé non relu

Teffé (ville) Js

Paroisses.

N. S. da Conceiçào de Manâos.

S. Angelo de Tanupessassû.

N. S. da Graça de Cudajaz.

N. S. do Carmo de Cunamâ.

S. Antonio de Borba.

N. S. das Dores de Manicoré.

N. S. da Conceiçào de Barcellos.

N. S. do Rosario de Tbomar.

S. Gabriel.

S. José de Marabitanas.

S. Rita de Moura.

N. S. do Carmo do Rio Branco.

N. S. do Rosario de Serpa.

S. Anna de Silves.

N. S. da Conceiçào de Manés.

N. S. do Carmo da Villa Bella

da Imperatriz.

N. S. do Bom Soccorro de Andirâ.

S. Anna de Alvellos.

S. Theresa de Teffe.

N. S. de Guadalupe da Fonte Boa.

S. Paulo de Olivença.

S. Francisco Xavier de Tabatinga.

TOPOGRAPHIE

Manâos, ancienne Barra do Bio-Negro, sur la rive gauche de cette rivière, capitale de la province, ville encore peu considérable dont le développement ne date que de quelques années, sans édifices importants: C'est la reine du Solimôes. Teffé, située sur la rive orientale de la baie de son nom. 13 kilom. au-dessous de l'embouchure de la rivière Teffé dans le Solimôes et à 710 kilom. du confluent du Rio-Negro, ville historique, ancienne mission de jésuites; par sa position, entrepôt naturel du Japurà, rivale probable de Manâos et très-riche en produits naturels que contiennent ses immenses forêts et que lui offrent ses eaux ; elle sème et récolte du coton , du café et du tabac en petite quantité, parce qu'elle préfère la pêche facile du Pirarucû, l'industrie de l'huile de tortue et de peixe boi (poisson-bœuf), et celle de la fabrication de filets et de

grossiers tissus de coton , et encore plus , parce qu'elle recueille ce que la nature lui offre spontanément: la salsepareille, les huiles végétales, la résine, l'étoupe, les châtaignes, le cacao et beaucoup d'autres dons précieux. Tabatinga, intéressante surtout parce que c'est la sentinelle vigilante limitrophe de l'empire, dans une position charmante et fortifiée dernièrement; on la nomme également Ega; c'est le chef-lieu du district de Solimùes. Sào-José de Maribitanas , semblable à la précédente par sa position géographique et politique. Barccllos, Serpa, bourgs, ainsi que quelques paroisses encore peu importantes mais qui, par leur position géographique et la fécondité du territoire qu'elles occupent, sont appelées à devenir des villes de premier ordre.

COLONISATION ET CATÉCHÈSE.

Le gouvernement provincial a reconnu la nécessité de l'immigration européenne, mais pour l'obtenir, il ne possède pas les moyens financiers nécessaires et il inclut en vain tous les ans dans son budget une somme insuffisante, tellement minime qu'elle sert tout au plus à indiquer son désir d'appeler des émigrants; il a au moins réussi à engager des artisans et des ouvriers pour les travaux de construction des édifices publics, et il est certain que ces engagés ne songent pas à quitter une province où, presque sans effort, l'aisance est assurée. Mais cela ne suffit pas: il n'y a pas encore de véritable émigration vers YAmazonas; ce monde prototype des libéralités de Dieu est encore presque inconnu aux hommes civilisés. C'est YEl- JJorado et plus que cela, car il surpasse tout ce que l'esprit le plus exalté peut imaginer de richesse extraordinaire du sol. Bientôt, sans aucun doute, le temps et la lumière de l'expérience manifesteront aux plus incrédules les prodigieuses richesses de la région amazonienne.

La catéchèse des innombrables Indiens qui, plus ou moins craintifs ou défiants, . s'éloignent des populations civilisées, est une œuvre de patience, de dévouement et de charité évangélique: quelques Pères capucins italiens s'en sont chargés, et les dépenses qu'on fait actuellement pour ce travail si important de

la catéchèse et qui s'élèveront beaucoup plus à l'avenir seront largement compensées par la satisfaction de l'accomplissement d'un devoir d'humanité et par l'avantage matériel de l'acquisition de bras nombreux et robustes qui s'emploieront à un travail utile.

La catéchèse des Indiens est pour la province iïAmazonas un précieux élément de progrès, car elle sera une source de travail et un capital producteur d'immenses avantages moraux et économiques.

Page 1