Obidos(ville
Faro (bourg)
Macapâ (v.) 1
[2. Faro M.
I (bourg) \ 2.
11 MacaDâ/1* MacaPa (▼•) 11. Macapa^ Mazagâo(b )
Paroisses.
N. S. d'Assumpçào da Villa-Franca.
S. Ignacio de Boira.
Saut' Anna de Itaituba.
N. S. da Conceiçào de Aveiro.
Sant' Anna de Alemquer.
Sauf Anna de Obidos.
S. Joào Baptista de Faro.
N. S. da Saiide de Juruty.
S. José de Macapâ.
N. S. d'Assumpçào de Mazagào.
TOPOGRAPHIE
Beîém (Nossa-SenJiora de Belcm), sur la rive orientale de la baie de Guajarâ, à 140 kilom. de la mer, avec un port immense peu éloigné de l'Océan et dominant l'Amazone et le Tocantins. On admire la magnificence naturelle de cette ville, capitale de la province et sa première place commerciale. Sa population est de 35,000 habitants; elle possède les magnifiques palais du gouvernement, de l'évêque, et un superbe édifice en construction destiné aux séances de l'assemblée provinciale, de la chambre municipale, du jury et à tous les bureaux de l'administration provinciale; 10 églises parmi lesquelles la cathédrale, un des temples les plus beaux et les plus grands de l'empire; 35 rues et 14 places, pour la plupart plantées de beaux arbres; un théâtre, presque terminé, qui n'aura pas de rival dans tout l'empire; une belle douane, 2 arsenaux de marine et de guerre, 3 casernes, 2 banques commerciales, 2 séminaires, le lycée provincial, le jardin botanique, la bibliothèque et le muséum; des voies ferrées sur une étendue de près de 7 kilom. ; un magnifique quai en pierre de taille borde toute la partie commerciale de la ville, avec de beaux débarcadères et deux magasins importants appartenant aux deux principales compagnies de navigation à vapeur de la province. On remarque également l'église de Notre-Dame de Nazareth dont les fêtes traditionnelles et splendides attirent tous les ans des pèlerins et des curieux de plusieurs lieues à la ronde.
Obidos, charmante ville sur le penchant d'un mont qui
descend jusqu'à la rive de l'Amazone; elle a un fort sur une espèce de promontoire qui, s'avancant en demi-cercle dans le fleuve, forme du côté oriental de la ville une petite anse qui lui sert de port. Elle contient 151 maisons habitées, distribuées sur 2 places et 9 rues. Le principal édifice est l'église paroissiale. Sa population urbaine est d'un peu plus de 1000 habitants.
Santarém, située à la rive droite du ïapajoz, sur un terrain qui descend légèrement du sud au nord, à 5 kilom. du confluent de cette rivière avec l'Amazone. Hauteur au-dessus du niveau de la mer: 16 mètres. La ville a 310 maisons de jolie apparence, belle église paroissiale, élégant palais municipal et près de 180(3 habitants.
Cametâ, sur la rive gauche du Tocantins, à environ 180 kilom. S.-O. de la ville deBelém, bourg ancien et florissant et ville depuis quelques années, commerciale et importante escale de la navigation du Tocantins qui devant cette ville a 22 kilom. de largeur et forme un splendide archipel.
Macapâ, sur la rive gauche de l'Amazone, devant l'embouchure septentrionale du roi des fleuves ; il y a une forteresse importante, une belle église et d'autres édifices.
Bragança, sur un terrain légèrement élevé, à la rive occidentale de la rivière Caité, 20 kilom. au-dessus de son embouchure sur la côte de Barlavento (du vent).
Et, outre Gurupâ la gracieuse, Mélgaço la marchande de bois, et Franca l'enchanteresse qui se réfléchit dans l'eau et montre une beauté qui ne lui appartient pas, et beaucoup d'autres villes intéressantes, n'oublions pas Monte- Alcgre , dans la Guyane, sur la rive gauche ou septentrionale de la rivière Curupatuba: il y a une bourgade sur le port, au bord de la rivière, commerciale quoique médiocre; de là, par un chemin rapide et sablonneux, mais avec des sources d'excellente eau, on arrive au bout de 2 kilom., au plateau où se trouve le bourg de Monte- Alegrc, au milieu de la place duquel on admire le bel édifice de l'église paroissiale qui, suivant l'avis de M. Ferreira Penna, est le seul monument artistique de l'Amazone. Monte-Alegrc est près du bord méridional de ce haut
plateau, à 300 mètres au-dessus du niveau moyen des eaux. Tout ce qu'il y a de grandiose et de beau sur *les rives et dans le voisinage de l'Amazone, dit ce grand écrivain, se résume dans le riant tableau qui, de cette esplanade, se développe devant le spectateur. Monte-Alcgre se recommande principalement par sa température moins élevée que dans tout autre point de l'Amazone, par la pureté de son atmosphère, sa salubrité extraordinaire et l'excellence des eaux de ses sources.
COLONISATION ET CATÉCHÈSE.
C'est aux missionnaires capucins italiens qu'est confiée la catéchèse des nombreuses tribus indiennes qui se cachent, effrayées et craintives, dans l'intérieur: le concours dévoué et philanthropique de l'entrepreneur de la navigation du Tocantins et de l'Araguaya sera probablement de la plus haute importance pour la civilisation et la catéchèse des Indiens, sans compter les moyens indispensables que le gouvernement fournira nécessairement à cette œuvre économique et civilisatrice.
Il n'y a pas encore de courant d'émigration établi vers l'immense El-Dorado du Parâ : d'une colonie d'Américains du Nord établie dans le voisinage de Santarem avec une concession de 900 kilom. carrés de terrain , soutenue par des capitaux relativement considérables, il ne reste plus que quelques familles laborieuses qui y vivent heureuses et espèrent beaucoup dans l'avenir; quant aux autres colons, habitués à l'oisiveté, dès que les subsides sans travail leur ont manqué, ils ont abandonné la colonie; mais au moins les gens de bonne volonté et travailleurs sont restés, et plus tard la richesse, fruit de leur labeur et de leur activité, donnera à d'autres émigrants la preuve et l'exemple vivant de ce qu'ils pourront obtenir en peu de temps sur le sol riche et fertile de la vallée de l'Amazone.
Outre la qualité d'un renseignement précieux qui déguisera la pauvreté et les défauts de ce chapitre et du précédent, nous donnons l'intéressant tableau suivant qui a, d'ailleurs, l'importante recommandation de l'autorité de M. le capitaine de vaisseau José da Costa e Azevedo.
Di
Entre ce que nous avons dit dans ce livre et le tableau des distances ci-après , il peut se trouver quelques contradictions explicables; parce que ce précieux document ne nous est parvenu qu'un peu tard; malgré tout, la correction des fautes, quant à la détermination des distanoes, sera chose facile pour celui qui aura sous les yeux le tableau ci-après.
i)istî paquebots à vapeur dans le cours du fleuve
les.
Iïelé:
tel Iquito^
)1 | 89 | Nauta
L>147|l | 129 | 40 | S.-Regis
76 | Parinary
Bacamarina 317 [ 228 | 188 1 112 | 66 | Urarina* ,2 1 360 | 271 | 231 | 155 | 109 | 43 | Embouch. de l'Uallaga 21Uif5 I 383 I 294 | 254 | 178 \ 132
Ql ! ! ! ! !—
Laguna
Santa-Cruz
Jttrimaguas
■telle eBt la distance entre Manâos et Prainha? il les cherché.
En suivant la