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CHAPITRE TH

Province de Maranhâo.

de Andrade de grandes

ESQUISSE HISTORIQUE

Vicente-Yanez Pinzon qui, en 1500, avant l'arrivée de Cabrai à Porto - Seguro , avait découvert le cap Saint-Augustin qu'il nomma Santa- Maria de la Consolation, et de là navigua jusqu'à l'embouchure de l'Amazone, fut le premier qui foula la terre de Maranhâo; il débarqua près d'un cours d'eau où il perdit quelques-uns de ses hommes dans un conflit immédiat avec les indigènes.

En 1534, Joâo de Barros et Fernando-Alvares reçurent en donation des capitaineries héréditaires dimensions: celle du premier, outre tout le territoire qui s'étend depuis la baie da Traiçao jusqu'à l'extrémité septentrionale de la province de Rio -Grande du nord, comprenait, avec celle du second, tout ou presque tout le territoire du Maranhâo. Les deux donataires prirent pour associé Ayres da Cunha qui, avec deux fils de Barros et un mandataire d'Andrade, vint avec une flottille de dix navires contenant près de mille colons et cent treize ou cent trente chevaux, pour fonder une colonie considérable; mais l'expédition se perdit sur les bancs de Maranhâo et à peine une centaine d'hommes furent sauvés du naufrage; parmi ceux-ci se trouvaient les deux fils de Barros qui, après de longues souffrances, s'embarquèrent de nouveau et arrivèrent aux Antilles.

Dix ans après, Luiz de Mello da Silva, dirigeant une entreprise semblable, organisée à ses frais, naufragea également, mais plus heureux qu'Ayres da Cunha il put retourner à Lisbonne

sur une caravelle, la seule qui eût échappé au naufrage sur ce même banc.

Ces désastres firent négliger le Maranhâo pendant quelque temps par les entrepreneurs de colonies.

En 1594, Jacques Riffault, armateur de Dieppe, arriva avec trois navires à l'île de Maranhâo, s'y établit, tira parti de l'alliance avec les Indiens et retourna en France où, avec l'autorisation du gouvernement, il organisa une compagnie qui arma une nombreuse expédition sous les ordres de Daniel de La Ravardière; cette expédition partit de Cancale et vint mouiller dans le port de Jeviré ou de Maranhâo.

Daniel de La Ravardière fonda la colonie française sur un plateau à gauche du port et donna à la bourgade le nom de Saint-Louis en l'honneur de Louis XIII, roi de France, qui avait promis des secours à cette colonie naissante.

Le Brésilien déjà fameux, Jeronymo de Albuquerque fut le chef choisi pour chasser les Français. Il débarqua en 1614, à la tête de 500 soldats en un endroit nommé Guaxinduba sur cette môme île de Maranhâo, et le 19 novembre de la même année, il défit complètement 200 Français et plus de 1500 Indiens qni vinrent l'attaquer; il profita de sa victoire et poursuivit énergiquement la guerre commencée; il obligea enfin La Ravardière à capituler et à rendre le fort ftltapary ou Saint- Joseph. Les Français s'étaient en outre engagés à retourner dans leur pays au bout de cinq mois; mais Alexandre de Moura arriva le 1er novembre 1615 avec le titre de gouverneur de Maranhâo; il refusa de souscrire à cette convention et imposa une retraite immédiate à ces étrangers ennemis.

Alexandre de Moura ne pouvait disputer les palmes de la victoire à Geronymo de Albuquerque qui reçut le glorieux surnom de — Maranhâo — et mérita l'honneur de gouverner cette capitainerie jusqu'au 17 février 1618, date de sa mort.

Par décret du 13 juin 1621 , fut institué l'Etat de Maranhâo composé de la capitainerie du même nom avec celles de Para et de Cearâ, ayant un gouverneur-général et un juge-auditeur. Il est à remarquer qu'on permit alors le retour des jésuites dans cet Etat, mais sous la condition formelle qu'ils ne

protégeraient plus les Indiens et ne se mettraient pas entre ceux-ci et les colons!

Nous devons faire observer que le premier gouverneur de l'Etat de Maranbào (le capitaine [de la Parahyba Francisco- Coelho de Carvalho) fut nommé le 25 mars 1624 et qu'en conséquence de l'invasion hollandaise de cette même année et des ordres du gouvernement, il n'entra dans l'exercice de ses fonctions que le 3 septembre 1626.

Malgré la condition positive imposée aux jésuites, dès l'année 1624, commencèrent à se manifester les prétentions de ces prêtres (favorisées par la métropole) à la domination sur lés Indiens, ce qui fut une cause de troubles et de conflits dans l'Etat de Maranhâo.

Le capitaine hollandais Koen conquit l'île de Maranhâo en 1641, d'après les ordres de Maurice de Nassau, et cette conquête lui fut très-facile à cause de 1$ honteuse faiblesse du capitaine-général Bento-Maciel Parente qui n'osa pas même lui résister; mais au mois d'août 1642 Antonio -Moniz Barreiros sauva l'honneur du Maranhâo en poussant le cri de l'affranchissement et mourut à la tête d'une poignée de braves; l'impulsion était donnée par cet acte patriotique et le sergent-major Antonio -Teixeira de Mello digne héritier de la gloire de ce héros, se mit à la tête des patriotes et repoussa les Hollandais en février 1645.

Le reste du 17e siècle se passa au Maranhâo dans les douloureux conflits occasionnés par la versatilité et l'incapacité du gouvernement de Lisbonne qui alimentait l'agitation et les désordres entre les jésuites et les colons au sujet des Indiens, multipliant les chartes royales, tantôt en faveur des uns, tantôt en faveur des autres; mais ce qui poussa les esprits au plus haut degré d'irritation, ce fut la création d'une compagnie à laquelle on accorda le monopole de tout le commerce d'importation et d'exportation de cet Etat, ce qui provoqua la révolte de 1684. Le gouvernement légal après avoir écrasé ce soulèvement, se vengea cruellement en faisant dresser des potences où furent pendus Manuel Beckmann et les principaux chefs de la révolte* et pourtant ces chefs avaient donné les preuves les

Maczdo, Brésil. 15

plus évidentes de modération dans leur victoire éphémère sur les erreurs et les calamités publiques que le gouvernement légal reconnut lui-même, car il révoqua les lois arbitraires qui avaient provoqué le soulèvement, aussitôt après la mort injuste et cruelle de ce3 martyrs. ,

En 1733, le gouverneur- général de l'Etat de Maranhâo transféra sa résidence dans la ville de Bélém au Para, et Maranhâo fut gouverné par des grands-capitaines jusqu'en 1754 où il commença à avoir des gouverneurs subordonnés au capitainegénéral de l'Etat, et enfin en 1772, il devint capitainerie indépendante jusqu'à l'affranchissement et la fondation de l'empire et entra comme de droit dans le système de provinces du Brésil.

L'Eglise de Maranhâo fut élevée à la catégorie d'évêché comprenant le Parâ et Piauhy en 1677, suffragant du patriarchat de Lisbonne dont il se détacha en 1828.

Cette capitainerie reçut en 1811 son tribunal de Relaçâo, le troisième du Brésil; ce tribunal avait également sous sa juridiction le Para et Piauhy.

Pendant la guerre de l'indépendance, le Maranhâo fut une des dernières provinces qui s'affranchirent du joug portugais. Lord Cochrane, en arrivant sur le vaisseau Pedro J, le 26 juillet 1823, devant la ville de Sâo-Luiz, s'attribua la gloire d'avoir fait changer la face des choses et d'avoir obtenu de la Junta provisoire l'adhésion au nouvel empire; le seul fait incontestable c'est qu'il lit accroire que son vaisseau était suivi d'une escadre imposante, et que son stratagème réussit à merveille; il est également certain qu'il y trouva les patriotes préparés à l'aider de leur mieux; mais cela ne diminue pas l'importance et l'utilité de ses services. Malgré tout des combats meurtriers s'engagèrent encore dans l'intérieur, jusqu'à ce que dans cette même année (1823) Joâo-José da Cunha-Fidié capitula à Caxias où il s'était fortifié avec les dernières réserves des armes portugaises.

A l'exception de quelques légers troubles en 1823, explicables par la réaction de l'esprit national brésilien irrité contre la résistance opiniâtre et l'oppression irréfléchie des chefs

portugais, et quelques autres mouvements populaires qui furent sagement réprimés par des mesures préventives ou étouffés à leur naissance par la prudence et l'énergie ,du président de cette province, M. Candido-José de Araujo-Vianna (actuellement marquis de Sapucahy), lorsque la nouvelle de l'abdication de Dom Pedro Ier arriva au Maranhâo en mai 1831 , cette province jouit d'une paix et d'une tranquillité qui augmentèrent ses progrès et sa richesse jusqu'en 1838 où éclata dans le bourg de Manga do Jguard une révolte qui s'étendit sur une grande partie de la province, répandant l'horreur et les crimes partout où passaient les bandes armées composées de gens presque sauvages, de malfaiteurs et de troupes d'esclaves: la riche ville de Caxias fut saccagée d'une manière barbare, beaucoup de fazendas de grande culture furent complètement détruites, et le nombre des victimes de la férocité de ces bandits fut trèsconsidérable. Cette abominable révolte dura deux ans sous la conduite de chefs qui n'avaient pour toute recommandation que leur audace brutale, et quelques-uns d'entr'eux ne savaient même pas lire! On doit au colonel M. Luiz Alves de Lima (aujourd'hui duc de Caxias) la gloire d'avoir mis un terme à cette guerre sauvage; il battit, en 1840, en une suite de combats successifs ces bandes d'insurgés et de malfaiteurs et finit par voir toute la province de Maranbâo pacifiée, tranquille et sujette à l'empire des lois; et grâce à l'amnistie générale accordée par S. M. l'Empereur Dom Pedro II, un mois après la déclaration de sa majorité, tous les Brésiliens qui subissaient la peine de ce crime politique recouvrèrent leur liberté.

Depuis 1840, la province de Maranbâo se développe et prospère au point d'être considérée au nombre des plus importantes de l'empire. Elle se distingue principalement par la culture des lettres et a été le berceau d'excellents poètes, d'écrivains remarquables et d'hommes d'Etat eminents.

Par la loi du 12 juin 1852, le territoire compris entre le Turiassû et le Gurupy, qui appartenait au Para, fut incorporé au Maranbâo, et par une autre du 23 août 1854 le municipe de Carolina, démembré de la province de Goyaz, lui fut également annexé.

POSITION ASTRONOMIQUE ET DIMENSIONS

La latitude est toute méridionale: elle se trouve entre le 1° 5' et le 10° 40', et entre le 1° 45' de longitude orientale et le 5° 43' de longitude occidentale.

La province étend son territoire du nord au sud sur une longueur de 1720 kiloin. depuis l'île Itacupy jusqu'aux sources du Parnahyba dans la chaîne das Mangaheiras; et de l'est à • l'ouest sur une longueur de 1170 kilom. depuis l'embouchure du Parnahyba (Barra das Canarias) jusqu'à un endroit près du Sào-Francisco , vis-à-vis du confluent du Tocantins et de VÂraguaya. Sa surface est de 522,000 kilom. carrés et le littoral d'environ 900 kilomètres.

BORNES

Elle confine au nord avec l'Océan Atlantique, au sud avec la province de Goyaz par le Tocantins, le Manoel-Alv es-Grande et la chaîne das Mangabeiras , à l'est avec celle de Piauhy par le Parnahyba et à l'ouest avec celle du Parà par le Chirupy.

CLIMAT

Le climat de la province de Maranhâo est chaud et humide. Les pluies et les orages qui indiquent la saison d'hiver commencent au mois de décembre; Ayres Cazal rapporte que dans la partie méridionale, ils commencent en octobre, mais ceux-ci ne semblent pas devoir déterminer la règle, attendu qu'ils sont très-faibles, le peuple les nomme chuvas de cajûs (pluies de cajûs). A l'exception des rives et du voisinage du Parnahyba où régnent les fièvres intermittentes , toute la province jouit en général d'excellentes conditions de salubrité.

ASPECT PHYSIQUE

Lo sol est bas et plan, sans élévations importantes dans le voisinage de la mer; au centre et dans les districts du sud le terrain devient beaucoup plus accidenté: il est traversé par des chaînes de montagnes et différents cours d'eau qui arrosent de splendides forêts, ainsi que de vastes plaines qui, dans

quelques parties de la province, sont couvertes par les eaux dans la saison pluvieuse.

C'est au centre et au sud que s'élèvent les chaînes de montagnes du Maranhâo; toutes semblent être des ramifications de la cordiliière à'Espinhaço qui se prolonge de Goyaz par la chaîne da Mangabeira. Les principales sont celles d'Itapicurû qui sépare les hauts versants du fleuve du même nom de ceux du Parnahyba, do Machado et do Ncgro où prennent naissance les cours d'eau tributaires du Mearim ; de Cintra qui , avec celle do Negro, donne naissance à des cours d'eau qui grossissent le Grajàhû; da Desordcm et d'Alpercatas où prennent leur source les rivières ainsi nommées et quelques autres, et Tautinga à l'extrémité méridionale de la province. Toutes ces chaînes se trouvent indiquées dans l'excellent Dictionnaire historique et géographique de la province de Maranhâo , par M. César-Augusto Marques qui nous a été d'un puissant secours dans l'organisation de ce résumé.

HYDROGRAPHIE

Outre le bassin du Parnabyba qui appartient aussi à cette province et que nous avons déjà étudié, on rencontre d'autres fleuves dont les principaux sont les suivants: VItapicurû, avec un cours de 1660 kilom. de l'est à l'ouest, en tenant compte des détours; ses principaux affluents sont: à gauche YAlpcrcatas et à droite le Corrente; outre ces rivières, il reçoit encore d'autres ruisseaux; il est parcouru par les vapeurs de la compagnie fluviale Maranhense sur une longueur de plus de 550 kilom.; avant le confluent de VAlpercatas, se trouve la cascade de Sant' Anna et quelques autres au-dessus de celle-ci. Le Mearim qui prend sa source dans un vaste plateau à 1341 mètres au-dessus du niveau de la mer, entre les chaînes Itapicurû, Negro et Canella; sa largeur près de la source est d'un peu plus d'un mètre; il reçoit le tribut de plus de trente rivières et ruisseaux jusqu'au confluent du Pindaré sur sa rive gauche; il reçoit encore de nouveaux tributaires et se jette dans l'Océan

par deux embouchures après un cours d'environ 880 kilom. ; ses affluents ont de longueur: le Pindaré environ 530 kilom. et le Grajahû 580 kilom. Le Gurupy dont la source est parfumée par la vanille et le girofle qni croissent spontanément sur ses bords, à plus de 120 kilom- au nord de la Carolina Yelha; il est large, profond et riche de l'opulence naturelle du sol qu'il arrose, abondant en canelle, en cacao, en girofle, en vanille, en coumarou ou fève de tonka, en roucou, en salsepareille, en andiroba, en abutiia, en huile de copahu etc. outre les précieux bois de menuiserie, de teinturerie et de construction; il se jette également dans l'Océan. Le TuryassA et le Turynana qui, après un cours assez long, se jettent dans l'Océan. Outre ces cours d'eau, il y a encore le Manoel-Alves-Grande qui prend sa source dans la chaîne das Mangabeiras, et d'autres encore moins importants qui, prenant une direction différente, vont se jeter dans le Tocantins, digne bassin d'une méditerranée intérieure.

PRODUCTIONS NATURELLES

Règne minéral. La production déjà reconnue se compose de pierre calcaire, sulfate de fer, alun, fer, plomb, argent, antimoine, amiante, salpêtre, sel gemme, molybdène, cristaux, pierre meulière, outre les mines d'or comme celles de Turyassû et de Maracassumé exploitées par une compagnie; la richesse présumable doit être bien plus grande dans les terrains et les déserts encore mal connus.

Règne 'végétal. C'est un immense trésor spontané: les bois propres à toute espèce de constructions et d'ouvrages d'ébénisterie y abondent, et outre ceux-ci, il y en a d'autres qui ne sont pas de moindre valeur tels que: les arbres qui produisent la gomme copale, le mastic, le benjoin, le sang de dragon, l'huile de copahu, le storax; les araribàs estimés dans la teinturerie, les cacaoyers etc.; la vanille, l'abutûa, le gingembre, la cahinanna, le jalap, l'ipécacuanha y viennent aussi très-abondamment. Entre les palmiers, on distingue le carnaûba. Parmi les arbres et les arbustes à fruits estimés, les attas, les cajueiros, les jaboticabeiras, les mangabeiras et les ambuzeiros y sont communs.

Règne animal La production est semblable à celle des provinces précédentes, sauf quelques exceptions dépourvues d'importance dans un travail de cette nature.

# INDUSTRIE, AGRICULTURE ET COMMERCE

Par sa situation géographique, par la fertilité de son sol pourvu d'une excellente irrigation naturelle, par le nombre de ses cours d'eau navigables et par sa position administrative coloniale chef de l'Etat de ce nom, la province de Maranhâo est une des plus riches et des plus civilisées de l'empire. Plus prudente que les deux provinces amazoniennes, ses trésors naturels ne lui font pas négliger l'agriculture: le coton, la canne à sucre, le tabac, les céréales, principalement le maïs et surtout le riz dont les récoltes abondantes sont les principaux produits d'exportation et les sources de la richesse provinciale. Dans les deux dernières années, la crise produite par la guerre franco-allemande, et depuis une date moins récente, la diminution progressive des bras esclaves ont produit une influence nuisible sur le commerce et la production agricole; mais cette guerre a terminé en 1871, et le mal économique de la réduction de ces bras qui disparaîtront complètement dans un avenir prochain, sont une nécessité urgente de recourir au travail libre, bien plus avantageux sous tous les points de vue, comme l'a parfaitement compris la province, où de 1860 à 1869 les affranchissements se sont élevés au chiffre de 5056.

Le Maranhâo possède, subventionnées par le gouvernement provincial, les compagnies de navigation à vapeur suivantes: la côtière entre le Maranhâo , le Para et le Cearâ , la fluviale de l'Itapicurû, du Mearim, du Pindaré et du bassin entre Sâo-Luiz (capitale) et Alcantara , qui appartiennent à la Compagnie de navigation à vapeur du Maranhâo; VAuxiliar Maranhense qui s'est engagée à parcourir ces mêmes cours d'eau et bassins, ainsi que la rivière Munim, en étendant son service aux ports de Sào-Bento, Pericunian, Guimarûes, Cajapiô, Cururupû, et Turyassû; outre ces deux compagnies, il y a encore une ligne particulière privilégiée appartenant au citoyen français Jean-

Etchegouin Portai, qui navigue le Mearira depuis Lagem do Curraî jusqu'à Pedreiras, et qui doit bientôt étendre sa navigation jusqu'à Flôres, environ 540 kilom.

STATISTIQUE

Population: 500,000 habitants dont 420,000 libres et 80,000 esclaves.

Représentation nationale et procinciale: 3 sénateurs et 6 députés à l'assemblée générale, et 30 à la provinciale.

La province est divisée en deux districts électoraux avec 852 électeurs et 51,771 citoyens qualifiés votants.

Force publique: Garde nationale: 18 commandements supérieurs, 44 bataillons et une section de bataillon d'infanterie, un corps de cavalerie en service actif; 3 bataillons et 13 sections de bataillon de réserve; avec 36,791 gardes -nationaux en service actif et 9656 de réserve; total 46,447.

Corps policial: 123 hommes (état effectif).

Corps provisoire (gardes-nationaux • détachés) : 216 hommes (état actif).

Instruction primaire et secondaire: Publique primaire: 118 écoles dont 73 pour le sexe masculin avec 3504 élèves et 45 pour le sexe féminin avec 1149 élèves; particulière: 11 pour le sexe masculin avec 422 élèves et 10 pour le sexe féminin avec 584 élèves. Publique secondaire : écoles pour le sexe masculin 5, élèves 545; particidière : écoles pour le sexe masculin 21 avec 220 élèves; pour le sexe féminin 12 avec 85 élèves.

Depuis la date très -récente de cette statistique officielle, deux sociétés et plusieurs citoyens ont obtenu la permission d'ouvrir d'autres écoles d'instruction primaire.

Nous ne faisons pas entrer dans le nombre des établissements publics d'instruction secondaire la Maison des élèvesartisans, institution spéciale où les enfants apprennent, outre l'instruction primaire, le dessin, la géométrie, la musique, la gravure et différents métiers.

Division civile, judiciaire et ecclésiastique: La province de Maranhâo se divise et se subdivise en comarcas (districts), municipes et paroisses, ainsi qu'il suit :

Municipea.

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