Riachîïo (b.) 1. N. S. de Nazareth do Riachào
TOPOGRAPHIE
Sûo-Luiz, ville et capitale de la province, sur l'île de Maranhao et dans la baie déjà mentionnée, riche, florissante et d'une importance commerciale considérable. Elle a 10 places, 72 rues, 19 ruelles et contient près de 3000 maisons, y compris 18 édifices publics généraux et 6 provinciaux, 13 églises et chapelles, 3 couvents, 3 hôpitaux et 3 cimetières, un hospice de Miséricorde, le théâtre Saint-Louis, 2 banques: la commerciale d'emprunts, dépôt et escomptes, et celle de MaranMo d'émission, dépôt et escomptes, 2 séminaires, le lycée provincial, la fonderie de la compagnie fluviale, 2 marchés, le quai da Sagraçào bordant la rivière Anil et réliant au centre commercial le quartier dos Iîcmedios où Ton élève une statue au poète Gonsalves Dias.
Caxias, ville (autrefois Sào-José das Aldêas Altas ou simplement Aldêas - Altas) sur la rive droite de Yltapicurû, à 530 kilom. au S.-E. de la capitale, berceau de Gonsalves Dias, le plus doux et le plus délicat des poètes du Brésil. Cette ville historique et mémorable dans la guerre de l'indépendance, fut prise et saccagée par les révoltés baîaios en 1839 ; surnommée princeza do sertûo (princesse du désert), elle jouit d'un commerce florissant, possède un théâtre, deux corps de musique bien organisés, et relativement à d'autres points de la province, l'instruction populaire y est bien développée.
Alcantara, ville bâtie sur une charmante colline, d'où elle se réfléchit dans les eaux de la baie de Sào-Marcos, vis-à-vis de la ville de Suo-Luiz dont elle est éloignée de 25 kilom. On la nommait autrefois Tapuytapéra.
Vianna, ville entourée de lacs, sur le bord de la rivière Maracû; elle domine un terrain fertile, mais elle est humide et brumeuse; cette ville est commerçante et agricole.
COLONISATION ET CATÉCHÈSE.
Dans la province de Maranhào, comme en d'autres, malgré la fertilité et la richesse naturelle du sol, les colonies européennes font défaut; l'émigration du vieux monde n'a pas encore tourné ses vues vers les provinces septentrionales du Brésil ; on comprend facilement qu'elle préfère celles du sud où les colons commencent à affluer et à prospérer ; mais au Maranhào, comme dans tout le nord, on pourrait compter sur bien des milliers d'Indiens, enfants du pays, dont on ferait d'excellents colons au moyen de la catéchèse; le problème est difficile à résoudre, mais les jésuites en ont déjà donné une solution admirable. C'est une question de dévouement et d'argent; d'habileté et de religion de la part des missionnaires et de quelques sacrifices du trésor public. La dépense vaut bien le résultat probable, * et l'œuvre pénible des missions est un précepte évangélique, glorification de la charité.