‹ Notions de chorographie du BrésilChapitre 55 sur 92 · Rio S · texte numérisé non relu

Rio S

N. S. da Gloria.

S. Anna dos Brejos.

S. Francisco das Chagas.

Sant' Anna de Campo Largo.

Sant' Anna de Angical.

TOPOGRAPHIE

SâO'Salvador , ville et capitale de la province, et jusqu'en 1763 capitale du Brésil-colonie, fondée en 1549 par Thomé de Souza, premier gouverneur-général; grande et avec une population estimée à près de 200,000 âmes; place commerciale de premier ordre; elle se divise en ville basse et en ville haute. Dans la première, prédomine le commerce; on y remarque la Bourse; les établissements de banque; la douane, vaste édifice avec un magnifique pont en fer; l'arsenal de marine, voisin de la douane; l'arsenal de guerre situé vers le nord de la ville; une station du chemin de fer de Bahia au Sâo-Francisco , près de la Bourse; l'usine à gaz, etc. Les principaux édifices sont: l'église de la Conception bâtie en marbre, celle de la Trinité qui est magnifique et, vers le nord, la majestueuse et riche église de Bomfim, très-vénérée et bâtie sur une charmante éminence , et beaucoup d'autres édifices religieux. Près de cette éminence, se trouve l'établissement des Véhicules Economiqtics, avec un vaste atelier pour la construction des voitures, qui sont traînées par des chevaux, sur des rails, jusque-là, et depuis cet endroit par des locomotives jusqu'à Ribeira de Itapagipe. Sur toutes les places, il y a des fontaines, et le nombre des grandes et' belles maisons est considérable. Dans la ville haute qui s'étend gracieusement sur un mont jouissant d'une vue magnifique, on remarque de belles places, le palais du gouvernement, l'hôtel-de- ville , l'ancien et spatieux collège des jésuites dont l'église est aujourd'hui la cathédrale, et dont l'édifice et ses dépendances sont occupés par l'Ecole de médecine, l'hôpital de la Miséricorde et la bibliothèque publique avec environ 18000 volumes. Les maisons particulières y sont réputées pour leur luxe et leur élégance; les principaux édifices sont l'ancienne cathédrale ou le Sé, le couvent et l'église du tiersordre de Saint-François, le couvent de Saint-Benoît, l'ancien couvent de la Palme où se trouvent établis le lycée et le muséum ; beaucoup d'églises parmi lesquelles on remarque celles de la Piété et de la Miséricorde; le théâtre Saint-Jean, etc. Le jardin public est dans une situation magnifique. La ville de

Sào-Salvador ou Bahia se recommande encore par de nombreuses associations littéraires, philanthropiques et patriotiques, un goût développé de la lecture, beaucoup d'imprimeries et de nombreux journaux quotidiens et périodiques. Cette ville compte enfin 4 cimetières catholiques et 2 protestants, hors du centre de la population urbaine.

Santo-Amaro, ville agricole florissante; elle a une belle église paroissiale, un établissement de Miséricorde, la maison de retraite dos Htwiildes pour l'éducation des filles, etc. On doit fonder dans le municipe YInstituto Bdhiano de Agricultura pour lequel on a déjà dépensé des sommes considérables.

Nazareth, ville agricole sur le Jaguaripe; ses principaux édifices sont l'église paroissiale et la municipalité ; on y construit la magnifique station du Tram-road.

Cachoeira , ville historique sur le Paraguassû , riche , populeuse et commerçante; elle a des églises somptueuses, de belles maisons, beaucoup de manufactures de cigares etc.

Valença, ville sur l'Una; on compte parmi ses principaux édifices l'église paroissiale et la municipalité; on y remarque la manufacture de tissus de coton Todos os Santos dont les produits passent pour être les meilleurs de tout l'empire.

En outre, les villes de Maragogype, sur la rive gauche du Gnahy, Caravellas, maritime, etLençôes, centrale et aurifère qui se développent par les produits de l'agriculture, largement favorisée par la fertilité du sol, ceux de l'industrie qui commence à se développer, et enfin par le commerce.

COLONISATION

L'immigration européenne ne connaît pas encore la province de Bahia qui lui offre de si grands avantages: on y compte pourtant les colonies de Commandatuba et de Cachoeira. Celle de Commandatuba compte 500 colons qui s'occupent de l'élève des bestiaux; elle a 19 moulins à farine de manioc et une fabrique de poterie; on y ouvre des routes; en cinq mois, elle n'a eu que deux décès: une femme et un enfant

Celle de Cachoeira promet plus encore: 11 familles composées de 60 personnes sédentaires contribuent à l'ouverture de bonnes routes; elle produit en abondance du manioc, du riz et des haricots, possède un spacieux terrain excellent pour la culture du cacao, du café et de la canne à sucre. Elle est d'une salubrité extraordinaire: en 1871, il n'y a pas eu un seul décès.

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