‹ Notions de chorographie du BrésilChapitre 67 sur 92 · Batataes (b · texte numérisé non relu

Batataes (b

Paroisses.

N. S. das Dores de Botucatû.

N. S. da Piedade dos Lençoes.

S. Domingos.

N. S. dos Remedios da Ponta do Tieté.

Sant' Anna da Itapera da Faxina.

S. Antonio de Apiahy.

S. Joào Baptista da Faxina.

N. S. do Bom Successo.

N. S. da Conceiçào da Franca.

N. S. do Carmo da Franca.

S. Rita do Paraizo.

Macahubas.

Rifana.

S. Bom Jésus da Canna Verde de

Batataes.

S. Bento e Santa Cruz de Cajurû.

TOPOGRAPHIE

Sào-Pmdo, ville et capitale de la province, entre le ruisseau Inhangabaït et la rivière Tamanduatehy, à 6500 mètres du Tiétê; son berceau a été le collège des jésuites fondé en 1553 sous le nom de Sao-Paulo de Piratininga. Dans cette ville se trouvent le gouvernement provincial et une des deux écoles de sciences sociales et juridiques de l'empire. Ses principaux édifices sont l'ancien collège des jésuites qui est actuellement le palais du gouvernement, le couvent des franciscains où fonctionne l'Ecole des sciences sociales et juridiques, la cathédrale, l'église de Sainte-Iphigénie etc. Elle possède un petit théâtre, des sociétés littéraires maintenues par la jeunesse académique, des imprimeries etc. Elle communique avec la ville de Santos et la mer par le moyen d'un chemin de fer qui traverse la chaîne du Cubatâo. Elle se glorifie enfin d'avoir dans son voisinage la plaine d'Ypiranga où fut proclamée l'indépendance du Brésil.

Santos y ville maritime et important entrepôt commercial, avec une douane, des lignes de vapeurs nationaux et étrangers

Macedo, Brésil. 25

et un chemin de fer qui s'avance dans l'intérieur, populeuse, riche, avec de belles maisons particulières. Elle a été le berceau d'Alexandre de Gusmâo, surnommé voador, l'inventeur des aérostats, et des frères Andrada (José-Bonifacio, Martim- Francisco et Antonio-Carlos) noms glorieux pour le Brésil.

Itû, ville à 6500 mètres du Tiétc, centre de production agricole, commerçante et prospère, avec de belles églises, deux couvents, un hospice de lépreux, un hôtel de ville et une maison de détention, des rues bien pavées et une population nombreuse, un séminaire etc. Patrie de Paula e Souza le savant et de Feijô l'austère.

Sorocaba, ville sur le bord de la rivière du même nom, à 135 kilom. S.-O. de la capitale de la province; centre de production agricole; très -commerciale et populeuse. Elle possède quelques belles églises et des édifices remarquables. On y effectue tous les ans une grande foire de chevaux, mulets, bœufs, etc., qui lui viennent de l'intérieur et des provinces de Paranâ et Rio-Grande do Sul.

Iguape, Sâo-Boque, Porto-Feliz, Capivary, Campinas, Bragança, Amparo, Jundiahy, Atibaia, Constituiçào , Tiété, Taubaté (ancienne, historique et orgueilleuse de son passé), Sào-Luiz do Parahytinga, Pindamonhangaba , Ubatuba, Jacarehy, Sào - José do Parahyba, Mogy dos Cruzes, Parahybuna, Guaratingudâ, Cunha, Bananal, Arêas, Lorcna, Silvetras, Rio-Claro, Limeira, Itapetininga , Tatuhy, Mogy-Mirim, Itapèra da Faxina et Franca do Imperador sont des villes de la province de Sâo-Paulo, quelques-unes desquelles sont très-considérables, soit par leur commerce, soit par leur situation maritime, soit par leur importance comme centres de production agricole en des municipes dont le sol est d'une fécondité extraordinaire.

Nous sommes forcés de passer sous silence des bourgs et des bourgades naissantes qui promettent de devenir de puissantes villes; malgré tout, il est indispensable que nous nous occupions d'un bourg en complète décadence et peut-être le plus insignifiant de tous, mais qui est d'une grande importance historique.

Sâo-Viccnte, bourg, la première colonie établie à Sào-

Paulo; fondée en 1552 par Martim Affonso de Souza sur l'île alors et longtemps après nommée Enguâ-Guassû, et qui fait aujourd'hui partie du continent. Peu de temps après sa fondation, négligée à cause de la meilleure position et des conditions plus favorables de Santos, Sûo-Vicente devint un faubourg de cette dernière, et le rang de bourg ne lui a été conservé qu'à cause de son importance historique comme première colonie régulière établie au Brésil.

COLONISATION

Il y a près de trente ans que le sénateur de l'empire, Campos Vergueiro, introduisit dans ses considérables établissements agricoles de Sào- Paulo le travail libre par l'engagement de colons européens. Cet exemple a été suivi et l'est encore par plusieurs fazendeiros importants. Quelques-unes de ces colonies n'ont pas réussi, mais d'autres se sont maintenues et prospèrent. Il ne nous appartient pas d'étudier les systèmes suivis dans ces colonies , leurs avantages ou leurs inconvénients, ni les plaintes, quelques-unes raisonnables, mais la plupart mal fondées et injustes de la part des colons. Le fait est qu'on y a éprouvé toutes les contrariétés inhérentes à l'inexpérience, et que les cas de réclamations des colons et de désaccord entre eux et les fazendeiros au sujet des conditions auxquelles ils s'étaient engagés de part et d'autre etc. ont été résolus par le gouvernement impérial, lequel a nommé des commissions d'enquête qui ont étudié et élucidé les droits et les devoirs de chacun afin que stricte justice fût faite.

Quelques-uns des anciens colons sont aujourd'hui propriétaires; parmi les plus laborieux et les plus dignes, peu ont quitté la province. Dans ces dernières années plusieurs centaines d'Européens ont été engagés dans quelques /agendas où ils vivent heureux et contents.

Malgré les pertes subies par différents fazendeiros et les plaintes de quelques colons, considérablement exagérées en Allemagne, la colonisation à Sào-Paulo a été très-avantageuse pour la province, et non moins pour les travailleurs européens engagés qui se sont trouvés si heureux qu'après l'expiration de

leurs engagements, les uns ont continué à travailler dans les mêmes fazendas, et d'autres ont formé des établissements indépendants où, par le moyen de la culture ou d'autres industries, ils ont trouvé l'aisance et la fortune qui, au Brésil, ont toujours récompensé l'homme laborieux.

Cette colonisation continue et continuera encore; mais ce que la province de Sâo-Paulo et celles du sud ont le droit d'espérer de leur climat doux et tempéré et de la fertilité de leur sol, c'est l'immigration spontanée des Européens du nord et du sud qui y viendront certainement trouver le bonheur et la richesse.

En concluant, ce serait de notre part un oubli injuste et impardonnable que de ne pas déclarer qui si l'espace ne nous manquait, le travail lumineux et détaillé, le rapport développé et consciencieux que le commissaire du gouvernement, M. le docteur Car?alho de Moraes a présenté sur les colonies de Sào- Paulo , pourrait nous être d'un puissant secours pour une histoire complète et résumée de ces colonies.

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