Castro (v
TOPOGRAPHIE
Coritïba, ville et capitale de la province, assise sur un plateau de la chaîne de Cubatào, à 950 mètres au-dessus do niveau de la mer, à 86 kilom. du port d'Antonina et à 100 kilom. de celui de Paranaguâ; elle a de jolies églises, des maisons d'une apparence régulière, des rues pavées; en voie de progrès; l'agriculture et l'élève du bétail prospèrent dans son municipe. Paranaguâ, ville maritime, à l'embouchure du Tiberé et sur le bord méridional de la baie de son nom; c'est la pins importante de la province par son commerce, son port, ses beaux édifices et sa douane. Antonina, ville également maritime sur le port d'Itapemà, dans la partie la plus occidentale de la baie de Paranaguâ; elle a un bon mouillage et un bureau d'exportation; commerçante et prospère. Morretes, ville centrale sur la rive droite du Nhundiaquâra, à 20 kilom. d'An-
tonina, 45 de Paranaguâ et 80 de Coritiba; elle exporte beaucoup de mate dont l'industrie l'enrichit. Ponta-Grossa , autre ville centrale située dans les Campos-Geraes ; elle est dans une si heureuse situation qu'elle est considérée comme la reine de son beau district qui s'applique à l'agriculture et à l'élève des bestiaux. Castro, autre ville centrale fondée, il y a*84 ans, dans la partie supérieure de la rivière Hiapô, à 200 kilom. de Coritiba; son district est renommé par ses mines d'or et de pierres précieuses encore exploitées, et en outre, comme les villes précédentes, elle croît et se développe par la puissante ressource de l'agriculture et de l'élève des bestiaux.
Outre les villes précédentes, les bourgs et les bourgades se développent et acquerront une grande importance dans cette province, une des mieux partagées de l'empire.
COLONISATION ET CATÉCHÈSE.
La colonisation, à peine naissante, commence à se diriger vers la province de Parana. Les colonies Asstmguy , de Thereea et de Jatahy, qui a perdu son caractère militaire, et les établissements d'immigrants sur le Bacachery offrent une preuve incontestable de la plus riante perspective, et plus encore, le passage de nombreux émigrants européens de la province de Santa-Catarina dans celle de Parana . Encore quelque protection et quelque patiente sollicitude, encore quelques sacrifices que l'avenir remboursera au centuple, encore quelques bonnes routes et l'émigration européenne ne manquera pas d'affluer dans un territoire si riche et si fertile, dont le climat est si doux et si favorable, et qui est tellement vaste qu'il peut facilement rendre propriétaires des dizaines de milliers de familles laborieuses auxquelles son sol privilégié offre la santé, une longue vie, la liberté et la richesse.
Quelques villages d'Indiens qui commencent à se mettre en rapport et à travailler avec les hommes civilisés, comme ceux de Sâo-Jeronymo, Sào-Pedro de Alcantara et Palmas, sont la meilleure preuve de ce qu'on peut obtenir par la douceur et la catéchèse.
Pour preuve de l'excellence du climat et de la salubrité de cette province, nous transcrivons l'information officielle suivante:
«Le village de Sâo- Pedro de Alcantara se compose de 11 Brésiliens civilisés et de 838 Indiens; dans ce village d'Indiens et dans celui de la colonie de Jatdhy qui compte 211 individus, il n'y a eu que deux décès en 1869.»