N. S. Mae dos Homens de Arara
TOPOGRAPHIE
Lester ro ou Nossa-Scnhora do Lester ro, ou plus généralement Santa- Catarina , ville et capitale de la province, avantageusement située dans l'île de Santa -Catarina sur une langue de terre qui s'étend vers l'occident de la baie déjà mentionnée et vis-à-vis d'une pointe de la partie continentale de la province. Elle est modeste et pauvre en édifices: le palais du gouvernement et 1 hôtel de ville n'ont aucun mérite artistique. Depuis quelques années la construction des maisons s'améliore beaucoup, do même que le pavage des rues; les casernes et les hôpitaux militaires, ainsi que d'autres établissements publics lui donnent une certaine apparence. On y remarque un assez grand développement commercial qui tend de jour en jour à s'accroître, grâce à son rang de capitale d'une province prodigieusement riche en trésors naturels et à sa situation importante et magnifique.
Suo-José, ville maritime sur la baie qui porte le nom de la province et dans l'anse continentale, à environ 6500 mètres à l'ouest de la capitale. L'agriculture de son municipe et l'industrie de la pêche alimentent son commerce. Depuis 1839 on a découvert dans son district une mine de houille.
Suo-Francisco ou Nossa-Senhora da Graça de Sâo-Francisco, ville sur l'intéressante île de son nom, florissante; exporte beaucoup de céréales, de tabac, de café, de cordes d'imbê, etc. Sur la baie ou rivière de Babitonga, à 13 kilom. de l'Océan.
Lages, ville centrale, reine de l'intérieur, élève des bestiaux, très-riche en excellents bois, en produits agricoles, possédant une nombreuse irrigation naturelle dans son district.
Lagun<* , ville sur la rive orientale du lac du même nom, exporte les nombreux produits agricoles de son municipe et des districts voisins dont elle est l'entrepôt.
Nous nous bornerons à ces villes modestes, car notre cadre ne nous permet pas de nous occuper des bourgs, des paroisses et des centres naissants de population dans l'immense territoire intérieur où les richesses naturelles, le climat délicieux et la fécondité du sol appellent le concours de l'homme civilisé et laborieux.
COLONISATION
Nous avons déjà parlé, autant que nous le permettaient les limites de ce travail, dans le dernier chapitre de la première Partie de ce livre, des diverses colonies fondées dans la province de Santa -Catarina, de leur développement et de l'état de chacune, avec la date de leur fondation; il est donc inutile de revenir sur des détails qui ont déjà été donnés.
C'est incontestablement une des provinces où les colonies et les centres d'émigration spontanée, tant du nord comme du midi de l'Europe, ont le plus d'espoir de succès: tout y contribue, climat tempéré et extrêmement sain, sol très-fertile, richesse naturelle du pays , nombreuses rivières navigables , terres vendues à un prix si minime et à de telles conditions qu'elles sont pour ainsi dire données, tout cela attirera sans aucun doute le flot des émigrants assurés d'y trouver le bonheur et la richesse.
Le gouvernement n'a ménagé ni les dépenses ni les soins pour aider les colonies européennes et s'applique à faire ouvrir des routes et à étendre les voies de communications qui sont les meilleurs éléments de prospérité pour ces colonies, car la
santé des colons et l'abondance des récoltes dépendent exclusivement de la nature qui leur offre un excellent climat et un sol des plus féconds.
Il est néanmoins vrai qu'il y a eu dans ces colonies des différends, des intrigues et des difficultés fort désagréables, mais toutes relatives à l'administration, ou aux rapports entre les colons ou entre quelques colons et leurs directeurs européens. Il ne peut donc y avoir de motif de plainte ni contre le gouvernement général ni contre les autorités provinciales. Malgré quelques contrariétés passagères, ces établissements sont en voie de prospérité.