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CHAPITRE XVIII

Province de Sâo-Pedro do Rio-Grande do Sul.

ESQUISSE HISTORIQUE

Le territoire de cette province a échappé aux donations de capitaineries héréditaires à l'époque du partage du Brésil par Dom Joâo III et même après cela, car il n'a jamais eu de donataire. Il était occupé par des tribus sauvages qui se distinguaient par les dénominations de Minuanos, Tapes et Charmas et parlaient toutes le dialecte guarany. Une côte basse, sans abris et sans ports, et les dangers du passage qu'on a depuis nommé Rio-Grande ont fait que pendant plus de deux siècles cette intéressante partie de la colonie portugaise d'Amérique fut tout-à-fait négligée par la métropole et même par les aventuriers étrangers.

Cependant une puissance qui régnait en maîtresse sur la péninsule ibérique, la puissance formidable connue sous le nom de Compagnie de Jésus avait déjà fait d'importantes conquêtes dans les régions de l'Uruguay, du Paranâ et du Paraguay, où elle avait fondé les célèbres missions parmi lesquelles les sept suivantes près de la rive orientale de l'Uruguay : Sào-Francisco de Borja, Sâo-Nicolâo, Sào-Luiz de Gonzaga, Sâo-Lourenço, Sâo-Miguel, Sào-Joào-Baptista et Santo-Angelo restèrent, après des combats plus ou moins longs, sous la juridiction de la province de Sào-Pedro do Rio-Grande do Sul ou, pour mieux dire, sous la domination des rois de Portugal depuis 1801.

Le gouvernement théocratique des jésuites sur l'immense et très-important territoire du bassin de La Plata fut l'œuvre

de nombreuses années, de pénibles travaux et de laborieux sacrifices de la part de ces Pères qui eurent à vaincre les instincts, les mœurs, l'amour illimité de la liberté chez les Indiens, par le moyen de la catéchèse, de la patience, de l'abnégation et des plus grandes souffrances. Ils éprouvèrent des revers, des destructions de noyaux naissants de catéchumènes, comme dans les missions de Guayra, par les attaques des panlistas, envahisseurs des déserts et chasseurs d'Indiens, même de ceux qui se trouvaient déjà réunis en villages sous la protection et la direction des jésuites. Malgré tout , les Pères de la Compagnie réunirent, disciplinèrent et maintinrent dans une obéissance aveugle et absolue, sans libre-arbitre, sans droit de propriété, de réflexion ni de volonté plus de cent mille sauvages qui leur étaient entièrement dévoués.

Les étroites limites de ce travail succinct ne nous permettent pas d'étudier le système de gouvernement théocratique des Pères de la Compagnie de Jésus dans les importantes missions qu'ils avaient établies dans le territoire du bassin de La Plata. Nous partagerons à cet égard l'opinion deRaynal: «Ce système, ce gouvernement théocratique des jésuites aurait été le meilleur s'il eût été possible de le conserver dans toute sa pureté.» Pour les pauvres Indiens, la domination morale absolue, mais douce et calme de ces prêtres qui prenaient le nom de directeurs et qui étaient réellement des souverains dans le temporel comme dans le spirituel, était du moins mille fois préférable pour ces malheureux Indiens aux tourments affrenx, à la destinée brutale et cruelle que leur réservaient les redoutables sertaîiejos de Sâo-Paulo qui, après leur avoir fait subir les plus douloureuses privations, les rendaient comme esclaves à de nouveaux maîtres dont le despotisme cruel et barbare faisait de la vie de ces pauvres indigènes un long et douloureux martyre. Ce crime contre l'humanité était pourtant toléré et même considéré comme un acte légitime par le gouvernement colonial.

Nous rappellerons aussi que, prenant comme prétexte la nécessité de repousser les agressions des Portugais, le gouverneur jésuite du Paraguay, le Père Montoya, demanda en 1649

au gouvernement espagnol l'autorisation d'exercer les vieux Indiens chrétiens au maniement des armes à feu. Ultérieurement, le Père-visiteur André de Roda donna un règlement militaire aux missions de cette contrée, de sorte que les jésuites purent organiser leurs forces au point d'opposer une sérieuse résistance armée à l'exécution du traité de Madrid.

Mais nous sommes obligés de revenir sur nos pas pour ressaisir le fil chronologique de l'esquisse historique de Rio- Grande do Sul.

Comme à Santa-Catarina, l'impulsion donnée à la colonisation de Rio-Grande pendant le dix-huitième siècle est due principalement à la fondation de la colonie de Sacramento et aux querelles avec les Espagnols.

En 1715, par ordre de Francisco de Tavora, gouverneur de Rio de Janeiro, cinq colons suivis de quelques esclaves partirent de Laguna pour explorer les plaines du sud jusqu'à la colonie de Sacramento et s'assurer s'il y avait quelque point du territoire occupé par des étrangers. Ils arrivèrent jusqu'à Sâo-Domingos-Soriano, village d'Indiens charmas; mais au retour, ils furent pris par les sauvages qui les retinrent en esclavage ; ils ne recouvrèrent la liberté que quelque temps après, par la fuite. Une autre expédition plus nombreuse parcourut la campagne et ramena des bestiaux dont elle s'était emparée dans le voisinage de Maldonado ainsi qu'une quarantaine d'Indiens des villages espagnols qui déclarèrent avoir été envoyés par leurs Pères jésuites pour choisir des lieux propices à la fondation de nouveaux villages; le capitaine-général de Laguna renvoya ces Indiens avec une lettre adressée aux missionnaires dans laquelle il leur disait que ce territoire appartenant au roi de Portugal, il ne leur était pas permis de la parcourir, et encore moins d'y créer des bourgades. Le môme capitaine-général Francisco-Brito Peixoto, pour empêcher les invasions des jésuites, envoya son neveu Joâo de Magalhâes avec une trentaine d'hommes qu'il devait laisser établis dans ces déserts après avoir fait alliance avec les mimianos. Cette difficile mission fut parfaitement remplie: elle établit des relations amicales entre

Macedo, Brésil. 27

les minuanos et Laguna et fonda les premières estancias d'élève de bestiaux dans les plaines du sud.

Les paulistas , toujours aussi entreprenants , par leur énergie et leur caractère aventureux attachèrent leur nom à l'histoire de Rio -Grande et à la cause de la domination portugaise dans la partie la plus méridionale du Brésil. Une route de Sâo-Paulo à la capitainerie du sud, la marche du mestre de camp Manuel Dias en 1735 avec une expédition armée à travers le désert pour aller au-delà de Rio-Grande opérer une diversion dans les troupes espagnoles qui assiégeaient la colonie de Sacramento , les plaines de Vaccaria dont il prit possession au nom du Portugal ainsi que d'autres grands services qu'il rendit, contribuèrent activement à l'œuvre de la colonisation de ce territoire destiné à devenir la forteresse imprenable du sud de l'empire.

En 1737, le brigadier José da Silva Paes, d'après les ordres qu'il avait reçus, fonda la première colonie militaire et une bourgade régulière à l'embouchure du Rio-Grande do Sul sous l'invocation de Jésus Maria José, et deux forts, celui de Sanf Anna à une demi-lieue vers l'intérieur, et celui de Sâo- Miguel dans la chaîne du même nom. Ces mesures, d'un caractère tout militaire, coïncidèrent avec le siège de la colonie de Sacramento et les combats entre les Espagnols et les Portugais sur la rive gauche de La Plata depuis 1735 jusqu'en septembre 1737, où arriva dans les deux colonies rivales la nouvelle de l'armistice signé à Paris par les représentants des deux métropoles le 16 mars de la même année.

Cet armistice n'endormit pas l'activité de Dom Joâo V qui favorisa et encouragea l'émigration de familles des Açores et de Madère vers Rio-Grande de Sâo-Pedro do Sul dont la population augmenta considérablement et commença à s'étendre vers l'intérieur.

Mais Rio-Grande do Sul dont la colonisation était organisée suivant des plans guerriers, devait croître et se développer au milieu des combats. C'est de là que provient cet esprit si fier et si belliqueux qu'on remarque encore dans les habitants de cette province.

En 1750, le traité de Madrid était venu annoncer une paix perpétuelle entre les colonies des deux métropoles ibériques. Ce traité établissait les limites qui devaient séparer du sud au nord les deux immenses colonies américaines; mais il manquait encore l'essentiel: c'était la démarcation. Les commissaires portugais et espagnols qui ne pouvaient manquer de se trouver en désaccord et en opposition sur le Paranâ, étaient du moins en parfaite harmonie jusqu'à l'Uruguay; mais leurs travaux furent interrompus par les agressions des Indiens des missions de l'Uruguay commandés par les jésuites qui s'opposèrent, les armes à la main, à la démarcation des frontières. Gomes Freire de Andrade vainquit en 1756 la résistance des bandes des missionnaires, mais bientôt surgirent de nouvelles difficultés entre les commissaires, ce qui suspendit encore une fois les travaux. Les deux métropoles finirent par annuler en 1761 le traité de 1750, et l'année suivante éclata la guerre dans La Plata et le Rio-Grande do Sul.

De 1762 à 1777, les guerres furent presque continuelles dans ces colonies, avec des résultats favorables tantôt aux Portugais , tantôt aux Espagnols. Mais cette dernière année fut désastreuse pour le Portugal: la fortune si longtemps indécise se déclara en faveur de l'Espagne qui, par le traité de San- Ildefonso resta maîtresse de la colonie de Sacramento, des missions de l'Uruguay et d'une bonne partie du territoire de Rio-Grande.

La paix de 1777 qui dura entre les deux colonies jusqu'en 1801, contribua au développement de l'agriculture et de l'industrie spéciale des habitants des plaines de Rio -Grande de Sào-Pedro do Sul qui, d'ailleurs, avaient été séparés, depuis 1760, de la capitainerie de Santa-Catarina , avec un gouvernement distinct subordonné à celui de Rio de Janeiro. La population s'était considérablement développée dans la nouvelle capitainerie: Sur les bords de ses principaux cours d'eau et de ses deux lacs opulents s'élevaient activement de jolies bourgades; l'exubérante fertilité du sol avait commencé à animer le commerce d'exportation maritime; les grands avantages que donnait l'élève des chevaux et des bœufs faisaient que de vastes

estancias se répandaient au milieu des plaines, dirigées par les fameux cavaliers énergiques, infatigables et d'une hardiesse extraordinaire. Parmi ces colons, se trouvaient de nombreux officiers et soldats qui avaient quitté les armes pour se mettre à la tête de ces établissements d'exploitation rurale, mais en conservant dans leur manière de vivre et inoculant dans l'esprit des populations qui les entouraient, les mœurs militaires et le ressentiment profond des Portugais contre les Espagnols voisins, vainqueurs en 1777, ennemis en Europe et en Amérique ou, au moins, adversaires traditionnels.

La nouvelle de la guerre déclarée par l'Espagne au Portugal, par le manifeste du 27 février 1801, fut reçue avec joie par les troupes et la belliqueuse population de Rio-Grande qui brûlaient de prendre leur revanche des tristes revers de 1777. Cette revanche fut en effet brillante: en peu de jours une poignée de braves volontaires reconquit les Scte-Povos das Missoes, tandis que l'armée régulière établissait la puissance portugaise au-delà du JaguarCw et de Santa-Tecla. La paix de Badajoz célébrée le 6 juin 1801 fut à peine connue le 17 décembre dans la belliqueuse capitainerie qui, malgré les réclamations espagnoles, garda les fruits de ses victoires.

Par décret du 25 février 1807, Rio-Grande de Sào-Pedro do Sul fut élevé au rang de capitainerie générale, et sa capitale fut transférée du bourg de Rio-Grande à celui de Porto- Alegre.

Dans la facile campagne de 1812 qui fut aussi stérile que facile; dans la guerre qui dura de 1816 à 1820 et avait pour principal but l'exécution des plans politiques du roi Dom Pedro II, acceptés par ses successeurs jusqu'à Dom Joâo VI, et dont les conséquences furent l'incorporation volontaire de la Banda Oriental au Brésil avec le titre de Province Cisplatine; Rio- Grande de Sào-Pedro do Sul fut par son intrépide cavalerie un élément très-important de succès et de victoires splendides.

Province de l'empire depuis la fondation de celui-ci, Rio- Grande de Sào-Pedro do Sul a payé son tribut civique en répandant glorieusement son sang dans la guerre de l'indépendance de la province Cisplatine.

Pendant les convulsions politiques qui agitèrent l'empire sous la minorité de l'Empereur actuel, cette lière province se jeta comme d'autres dans les excès de la rébellion. En 1835, éclata une affreuse guerre civile qui dura dix ans et coûta des flots de sang généreux, la vio à quelques milliers de braves et des capitaux considérables. La soumission des révoltés, fatigués de ces luttes prolongées, et l'amnistie sagement accordée par l'Empereur mirent un terme à ces tristes et douloureuses guerres fratricides et réconcilièrent les lîio-G randenses après dix ans de combats acharnés. Les rebelles eurent pendant quelque temps dans leurs rangs le fameux patriote italien Garibaldi qui est sans contredit un juge très-compétent pour des actes de vaillance: il affirme que la cavalerie de Rio-Grande est la première du monde pour la bravoure, la hardiesse et l'impétuosité. Ce témoignage insuspect n'avait pas besoin d'être confirmé par l'éloquence bruyante des faits subséquents.

En 1851, la province de Rio-Grande de Sào-Pedro do Sul fournit un contingent considérable dans la guerre par laquelle l'empire, avec le concours de ses alliés, sauva l'indépendance de la république Orientale de l'Uruguay et anéantit la dictature et le despotisme de Rosas dans la confédération Argentine. Dans la guerre du Paraguay, la cavalerie rio-grandense se couvrit de gloire, rendit les services les plus signalés, et parmi les héros que, dans la marine et dans l'armée, presque toutes les provinces de l'empire s'honorent de compter dans cette longue suite de batailles et de combats glorieux qui ont duré cinq ans, celle de Rio-Grande présente avec un juste orgueil: le marquis do Herval (le légendaire Osorio), le vicomte de Pelotas (général Camara), le baron d'Ijuhy (général Bento Martins de Menezes), et d'autres qui, comme ceux-ci, heureusement vivent encore ; et parmi les morts, les généraux Menna Barreto et le baron do Triumpho (José-Joaquim de Andrade-Neves).

Dans la province de Rio-Grande do Sul fut créé par une bulle de Pape Pie IX, en vertu du décret du 27 août 1847, un évêché démembré de celui de Rio de Janeiro.

Le climat tempéré du sud du Brésil et la fertilité du sol de Rio-Grande offrent de puissants stimulants à l'émigration

européenne. En 1824, comme nous l'avons déjà dit, on a fondé dans cette province une colonie d'Allemands sur les terres comprises entre les rivières Sinos et Cahy, à environ 45 kilom. au nord de Porto- Alegre; cette colonie a été nommée Sâo-Leopoldo, du nom de l'impératrice Leopoldine qui l'avait prise sous sa protection.

Le travail a procuré l'abondance à tous les colons, l'activité et l'économie ont donné la richesse à beaucoup d'entr'eux. Cet exemple encourageant n'a pas donné les résultats qu'il était permis d'espérer, c'est-à-dire, l'affluence de nombreux émigrants allemands et l'établissement de nouvelles colonies, parce que bientôt après eut lieu la guerre Cisplatine, suivie de près par la secousse inévitable causée par les graves événements de 1831 et par les dix ans de guerre civile qui ont beaucoup nui à la prospérité de la colonie alors récente de Sâo-Leopoldo.

Mais après la guerre est venue la paix, et la colonie de Sâo-Leopoldo présente comme toute la province le tableau brillant de la prospérité et du développement industriel, agricole et commercial, tout en maintenant son noble caractère et sa iière attitude de brave et glorieuse gardienne de la frontière méridionale de l'empire.

POSITION ASTRONOMIQUE ET DIMENSIONS

La province est comprise entre le 27° 5' et le 33° 45' de latitude méridionale et entre le 6° 22' et le 14° 18' de longitude occidentale.

Sa plus grande étendue du nord au sud est de 885 kilom. de l'embouchure du Mampituba au ruisseau Chuy, et de 765 kilom. de l'Océan à la rive gauche de VUrucrtiay. Surface 364,000 kilom. carrés. Le littoral est d'un peu plus de 930 kilom.

BORNES

La province de Sâo-Pedro do Rio-Grande do Sul est bornée au nord par celle de Santa -Catarina; au sud par la .république Orientale de l'Uruguay; à l'est par la province de

: anta-Catarina et l'Océan Atlantique; et à l'ouest par la république Orientale de l'Uruguay et la confédération Argentine.

La ligne limitrophe entre cette province et celle de Santa- Catarina a été indiquée dans le chapitre précédent; les limites déjà réglées avec la république Orientale se trouvent dans le Chap. II de la première Partie, dans l'étude générale des limites de l'empire; et celles de l'ouest avec la confédération Argentine suivent le thalweg du fleuve Uruguay depuis l'embouchure du Pepery-Guassu jusqu'à celle du Quaraim.

CLIMAT

Dans la province la plus méridionale de l'empire, le climat est doux et tempéré comme celui du midi de l'Europe; les saisons de l'année sont bien prononcées; en quelques parties de la province, il gèle en hiver, et l'été est brûlant. Ces conditions réunies à la salubrité sont déjà reconnues par les Européens qui vivent dans cette partie de l'empire et s'y trouvent parfaitement bien.

ASPECT PHYSIQUE

Le sol est généralement plat et s'étend en plaines immenses vers le sud et l'ouest, en opposition à la Serra do Mar dans la partie orientale et quelques coxilhas dans la partie occidentale de la province.

La chaîne Orientale ou Scrra-Gcral domine exclusivement; elle vient du nord, suit la côte sur une longueur d'environ 180 kilom., se dirige à l'ouest en inclinant vers le nord-ouest, et 530 kilom. plus loin, termine dans le voisinage de l'Uruguay, après avoir traversé dans cette direction le territoire de la province qui se trouve ainsi divisé en partie haute ou septentrionale et en partie basse ou méridionale. La haute Serra do Mar s'abaisse peu à peu en s' éloignant de la mer et va terminer près du lit du beau fleuve sorti de son sein, le majestueux Uruguay.

En étudiant le système orographique de la province et les

ramifications et dépendances de la chaîne Orientale, M. le bachelier Antonio Eleutherio de Camargo, dans son Tableau Statistique et Géographique de la province de Sâo- Pedro do Hio- Grande do Sul élucide parfaitement la matière en écrivant ce qui suit:

«1er groupe: Serra do Mar proprement dite avec les diverses dénominations locales de: Serra das Antas, dos Ausentes et de Taquary.

De cette section de la Scrra-Gcral font partie les chaînes et les monts qui se prolongent vers le sud et sont connus par les dénominations locales suivantes: Serro-Agudo, Fortaleza, Forno, Cruzinha, Ferrabraz, Santa-Cruz, Escadinhas, Sapucaya, Dous-Irmàos, Morrctcs, Torres, Itacolomy, Cristal, Antonio- Alves, Matheus Simôes et Ncgro.

«2° groupe: Serra-Geral qui du parallèle ci-dessus se dirige vers l'ouest, c'est vraiment une suite de la Serra do Mar; elle porte les dénominations locales de: Serra do Butucarahy, do Pinhal, Sâo-Martinho, da Paschoa, do Pinheiro-Marcado , de Santa-Cruz, de Sào-Jacob, de Sào-Pedro et de Sâo-Xavier.

«3e groupe: Serra do Herval, depuis le 29° 30' au point géographique où la chaîne perd le nom de Serra do Mar pour prendre celui de Scrra-Gcral, et à la section connue sous le nom de Serra de Sào - Martinho , se prolonge vers le sud la grande élévation de terrain nommée Coxilha-Geral qui, au centre de la province, après avoir établi la distribution des eaux vers les bassins de Santa -Maria à l'occident, de Jacuhy et de Camaquam à l'orient, le long de la rive droite du premier et du second, et de la gauche du troisième, se dirige vers l'est, comme rameau de la Serra- Gérai, et reçoit les dénominations locales de Serra de Batovy, de Caçapava, da Encruzilhada et do Herval.

«Cette chaîne isolée semble au simple observateur un système orographique sans aucun rapport avec celui que nous avons décrit. Mais la Serra do Herval est sans aucun doute un rameau de la Serra-Geral à laquelle elle se relie par la Çoxilha-Grande qui lui sert de contrefort.

« A ce groupe se rattachent les chaînons et les monts con-

nus sous les dénominations de Santa-Maria, Ouro, Carrciras et Caveiras.

«4e groupe: Serra dos Tapes. La Coxilha-Grande se prolonge encore vers le sud, en étendant un rameau de la Serra- Geral dans la direction de l'est, après avoir fait la séparation des eaux qui se dirigent vers la rive droite des rivières Santa- Maria ou Ibicuhy-Grande et Camaquam, et les versants vers le Rio-Negro (de l'Etat Oriental) et le Jaguarào.

«Ce prolongement de la Coxilha-Grande est le contrefort qui rattache la Serra dos Tapes à la Serra- Gérai. Dans son développement, elle reçoit le nom de chaîne de Santa -Tecla; quant aux dénominations locales de chaîne das Asperezas, et do Velleda, elles appartiennent à une bifurcation de la chaîne dos Tapes.

« A ce groupe appartiennent les chaînons de lioquc, Pavâo, Taboleiro, BaM, Arvorcs et Serro-Partido.

« Rameau occidental. De la chaîne de Santa-Tccla se dirige vers l'occident un rameau ou contrefort avec les dénominations locales de Sanf Anna, Serrilhada et Hacdo, qui sépare les eaux du Pira,by- Grande (affluent du Rio-Xegro) de celles du Santa- Maria, et se prolonge dans la direction du nord -ouest jusque près du fleuve Uruguay, entre l'Ibicuhy et le Quaraim, et forme d'autres rameaux, parmi lesquels celui du nord porte le nom de Coxilha de Japejû, et Caverâ celui qui se détache entre les pointes Ibirapuytan et Ibicuhy da Armada.

«A ce groupe se relient les chaînons Ivaiacà, Jarâo, Vacaquâ, Trindade, Cruz, Palmas, Chapéu, Itaqnatiâ, Xa/alote, Irajasse et Chato.»

Nous devons rappeler que dans la province de Rio-Grande do Sul, on donne le nom de Coxilhas à des chaînes de collines plus ou moins longues couvertes de pâturages. Nous avons déjà dit également que la cordillière Orientale est bien moins élevée dans cette province où, d'après M. Camargo, le savant ingénieur que nous avons cité plus haut, elle ne forme pas même le divortium aquarum des deux grands bassins. Les chaînes secondaires et les rameaux sont en général peu élevés.

HYDROGRAPHIE

C'est la Coxilha-Grande qui, en traversant la province du nord au sud, détermine la distribution des eaux vers le bassin occidental ou de l'Uruguay, et vers l'Atlantique qui reçoit les bassins orientaux.

Dans l'Océan se jettent: au nord le Mampituba qui est en cet endroit la limite de la province; il prend sa source dans la chaîne do Mar, et est également nommé Verde jusqu'à l'embouchure de la rivière Scrtûo; il a pour tributaires: le Montciro, le Sertùo et l'écoulement du lac Sombria. Le Tramandahy qui vient de la même chaîne, reçoit les eaux de plusieurs lacs et après 70 kilom. de cours se jette dans l'Océan, à 72 kilom. au sud du Mampitiiba. Le Bio-Grande, déjà étudié. Le ruisseau Chuy, important comme limitrophe de l'empire. Parmi ceux-ci, le Bio-Grande, ou Grand-Canal est le seul qui soit navigable pour des navires de fort tonnage, bien qu'avec certaines difficultés , comme nous l'avons déjà vu dans la première Partie.

Beaucoup d'autres rivières se jettent dans l'Océan par les canaux qui servent d'écoulement à quelques lacs importants.

Le Jacuhy dont la largeur est en certains endroits de plus de 200 mètres, navigable et volumineux; il reçoit le Juahj, YIngàhy et au moins vingt autres affluents parmi lesquels les plus importants sont le Vaccacahy et le Taqtiary, et forme le Guahyba qui se jette dans le lac dos Patos, avec le Gravatahy, le Sinos et le Cahy secondaires.

Le Camaqtiam qui vient de la chaîne de Santa-Tecla et se jette, grossi de quinze tributaires, dans le lac dos Patos par trois embouchures.

Le Stio-Gonçalo, rivière ou canal d'une importante navigation commerciale, ainsi que ses tributaires: le ruisseau Pelotas, navigable; la rivière Piratinim d'une navigation plus modeste; le ruisseau do Meio, les rivières Tamanduà et Santa-Maria, et le ruisseau Pedras.

Le Jaguarào qui descend de la Serra- Assegiiâ , et se jette dans le lac Mirim, grossi de treize affluents, avec une naviga-

tion facile jusqu'à la ville de son nom et même 6 kilom. audessus. L'importance géographique et politique de cette rivière est parfaitement reconnue et se trouve déjà indiquée dans l'étude générale des limites de l'empire.

Nous négligeons de mentionner d'autres cours d'eau de peu d'importance, de même que les canaux de certains lacs secondaires.

Dans le basin occidental ou de Y Uruguay, fleuve qui a déjà été étudié dans le système hydrographique général du Brésil, se jettent des rivières importantes dont la simple énumération serait une chose extrêmement facile; mais Y Uruguay est tellement intéressant, non-seulement sous le point de vue purement géographique, mais encore en sa qualité de limitrophe, et par conséquent politique, que nous laissons encore parler M. Camargo. Il dit dans son Tableau Statistique et Géographique:

«Bassin occidental ou de l'Uruguay. Ce fleuve majestueux prend sa source dans la Serra do Mar, dans la province de Santa- Catarina , et coule sous le nom de Pelotas jusqu'au confluent du ruisseau qui sépare la province de Santa -Catarina de celle de Paranâ. Les principaux cours d'eau qui le grossissent à sa source sont les ruisseaux Correntcs, Marombas, Cachorros et Canôas qui viennent tous de la Serra do Mar. Sous le nom de Pelotas, il sépare la province de Rio -Grande de celle de Santa-Catarina, et sous le nom Uruguay, il la sépare de celle de Paranâ et de la confédération Argentine.

«Son cours est d'environ 1660 kilom. dont 1000 kilom. dans le territoire du Brésil. Il a son embouchure vis-à-vis de l'île de Martim-Garcia et forme avec les eaux du Paranâ le Rio de la Plata. Il coule en général vers l'ouest jusqu'à Salto- (hande qui se trouve à 7260 mètres au-dessus du confluent du Pepiry-Guassû. De là, il coule vers le sud-ouest jusqu'à l'ancienne bourgade de Sào-Marcos, d'où il se dirige vers le sud jusqu'à son embouchure.

«En plusieurs endroits de son cours, Y Uruguay présente les largeurs suivantes:

«Au passage de Goyen, où cette province communique avec celle de Paranâ, 248 mètres.

A l'embouchure du Chapecô, 440 mètres.

A l'embouchure du Pcpiry-Gttusstt, 483 mètres.

«Il existe dans Y Uruguay deux points remarquables qui le divisent en deux parties très -distinctes, sous le rapport géographique et quant aux conditions de navigation : le Salto-Grandc à 7260 mètres au-dessous du confluent du Pejùry-Guassû, et le SaUo-Oricntal au-dessous d'Uruguayana.

«Les tributaires de l'Uruguay sont, en commençant de sa source :

Rive gauche: Silveira, Divisa, SanVAnna, Soccorro; Rive droite: Canôa;

Gauche: Passo-Fundo, Forquilha, Lageado; Droite: Timbô, limite entre Santa-Catarina et Paranâ; Gauche: Uruguay-Mirim ou Passo-Fundo , ruisseaux Tigre et Ariranhas;

Droite : Chapccô ou Novo-Pepiry-Guassû des Espagnols, qui vient de la province du Paranâ, et qui a été considéré par les commissions espagnoles de 1789 et 1790, comme la limite entre les possessions portugaises et espagnoles ;

Droite : Negro, ainsi nommé récemment et dont le confluent se trouve dans la province du Paranâ;

Gauche: Uruguay- Puy tan ou Rio da Varzea.

Droite: Deux rivières qui n'ont pas encore de nom, Sertâo;

Gauche: Pardo, Cebollaty ou Guarita;

Droite: Apeterehy;

Gauche: ruisseau Pary;

Droite: Pepiry-Guassû, limite entre la province du Paranâ et celle de Corrientes; ruisseau Itajoâ;

Gauche: Turvo ou Albery, Nhocorâ, Santa -Eosa, Santo- Christo ou Pindahy, Boa-Vista, Commandahy ou Albutuhy, Ijuhy formé de deux branches: Y Ijuhy- Grande et Yljuhy-Pequeno : on remarque dans cette rivière le saut de Pirapô ; Piratinim, qui prend sa source dans la Serra- Gérai et se jette vis-à-vis des ruines de l'ancienne bourgade de Conceiçâo; ruisseau Omanohâ et Urucutahy; Camaquam; ruisseaux Estiva, Santa- Luzia et Butuhy ;

Gauche: Ullncuhy qui prend sa source dans la chaîne de Sao-Martinho d'où il descend sous le nom d'Ibictthy-Mirim, se dirige vers le sud-est jusqu'à sa confluence avec le Toropi, et de là prend son cours vers l'ouest. Il a pour tributaires: d. Toropi — g. ruisseau Gaugeupy; rivière de Santa-Maria qui prend sa source dans la Coxilha de Sant' Anna; coule vers le nord en recevant les affluents suivants: g. ruisseau de Ponche- Verde, — d. ruisseau de Sanf Anna — g. ruisseau Boni Pedrito — d. rivière Taquarcmbô; Jaguary dont les tributaires sont: le ruisseau Sauce sur la rive droite et les ruisseaux Ibarô et Santo- Antonio sur la gauche; — g. Ibicuhy-Mirim ou da Armada qui a pour tributaires: Upicarahy, Upamoratim, Jtaquatiâ, Vacaquâ; — d. ruisseau Caceguy; — g. ruisseaux Saican et Tapcvy; — d. Jaguary et son principal tributaire Juguary- Mirim; — g. ruisseaux Iguaqud, Carahy-Passo, Lageado; — d. rivières Taquary et lté; — g. rivière Ipirapuytan avec ses tributaires: g. ruisseau Pai-Passo, d. Caverâ ou Ibirapuytan- Chico, g. Inhanduy; — d. Sdo- Francisco; — g. ruisseau Itapocorô, rivière* Ibirocahy, Jiquaqua ou Sonchorim.

Gauche: ruisseaux Toropasso, Imbâa, les deux Salso entre lesquels se trouve le bourg d'Uruguayana, Itapitocay) Guarapuytan , Quarahim - Chico.

Gauche: Rivière Quarahim; elle prend sa source dans la Coxilha -Grande, dans le rameau de la Serra-Geral nommé Coxilha de Haedo et se jette dans V Uruguay sous le 30° 11' 12 " de latitude méridionale et le 14° 29' 20" de longitude occidentale. Elle sert de limite entre la province de Rio -Grande do Sul et la république de l'Etat Oriental de l'Uuruguay. Ello coule vers le nord-ouest jusqu'au confluent du ruisseau Camuatim, d'où elle prend la direction du sud-ouest et ensuite se dirige vers l'ouest jusqu'à son embouchure. Elle a pour tributaires: g. le ruisseau Invcrnada par lequel se prolonge la ligne de division avec l'Etat Oriental; — d. les ruisseaux Catim et son tributaire Sarandim, Arcal, Qmrahim-Mirim, Garopâ, Camuatim, Cajuatéy Capivary et Guapitanguy; — g. Invcrnada, SepuUuras, Catalan, Pintada, Tres-Cruzcs, Ghuarô et Jttcutuâ.»

Nous avons déjà parlé dans le Chap. VIII de la première

Digi

Partie, dans l'étude sur l'hydographie générale de l'empire, des lacs de la province de Sâo- Pedro do Rio -Grande do Sul.

PRODUCTIONS NATURELLES

Règne minéral: C'est un des plus riches; il a déjà été examiné dans l'étude générale. On y trouve de l'or, de l'argent, des pyrites, du fer dans ses diverses combinaisons, du cuivre, de la galène, du plomb, du kaolin, des porphyres, des marbres d'excellente qualité, etc.; on y rencontre des topazes, des cornalines, des opales, des émeraudes, de très -beaux et nombreux cristaux, etc. La houille abonde en différentes localités.

Règne végétal. Dans la chaîne Générale et ses ramifications qui s'étendent dans l'intérieur de la province, ainsi que dans les vallées des grandes rivières, il y a des forêts qui fournissent d'excellents bois de construction comme le jacarandâ, ripé, la cannelle grise et noire, la peroba, le bois de fer, le cèdre, le vinhatico etc. Dans la partie supérieure de la région de l'Uruguay, on rencontre de vastes forêts de pkis.

La salsepareille, l'ipécacuanha, la liane mucunà et beaucoup d'autres végétaux employés en médecine y sont communs. Les plaines immenses de la province, qui occupent une surface beaucoup plus vaste que les bois et les forêts, se divisent en campos Umpos où ne se trouvent ni bois ni végétation élevée, et en campos serrados où se montrent des touffes peu étendues de bois généralement d'une petite élévation.

Règne animal. Le même que dans les autres provinces.

AGRICULTURE, INDUSTRIE ET COMMERCE

La province de Sâo-Pedro do Rio-Grande do Sul pourrait égaler en quantité et surpasser en variété de productions agricoles les plus riches provinces de l'empire; car son sol trèsfertile convient parfaitement à la culture de toutes les plantes indigènes des autres provinces et à celles de l'Europe, surtout de l'Europe méridionale; mais l'industrie si productive de l'élève des bestiaux fait négliger l'agriculture qui d'ailleurs fleurit relativement par le travail des habitants des chaînes de montagnes

et de la zone des forêts, et par le concours vivifiant de la colonisation. La canne à sucre, les céréales vulgaires dans tout l'empire, l'orge, le seigle, le blé, l'avoine, les lentilles, le millet, le colza, Yamendoim, les patates, les pommes de terre, le coton, le lin, le chanvre, le tabac, etc. y sont avantageusement cultivés. Dans les jardins et les vergers qui alimentent les marchés et fournissent une petite partie de leurs produits à l'exportation, on récolte presque tous les fruits du Brésil et des autres contrées, sans en excepter les meilleurs de l'Europe qui y produisent abondamment.

L'industrie prédominante, celle qui occupe la plus grande partie de la population, est celle de l'élève des bestiaux. Elle se divise en deux grandes branches: les estancias et les charqueadas; les bœufs sont élevés et engraissés dans les estancias, et ensuite sont envoyés dans les charqueadas où ils sont abattus et dépécés: la viande est préparée et desséchée pour l'exportation , de même que les cuirs , les cornes , les os, ainsi que les autres parties de ces animaux sacrifiés à l'intérêt et à l'utilité de l'homme. Rio-Grande exporte aussi des chevaux et des mulets dans les autres provinces de l'empire, ce qui est encore pour elle un revenu considérable.

La récolte et la préparation de l'herbe mate est encore une autre industrie très-avantageuse pour les populations des chaînes de montagnes du nord, du centre et du sud de la province.

La richesse minérale ouvre de nouveaux horizons à cette belle partie de l'empire : les mines de houille lui promettent des avantages très -considérables; une compagnie anglaise exploite celles du ruisseau dos Itatos; une autre de la même nation, celles de Candiota qu'on va relier à Rio-Grande par un chemin de fer. Outre celles-ci, l'exploitation de mines de sulfate de cuivre et d'autres minéraux sur les bords de la rivière Quaraim a été autorisée.

Outre ces principales industries et la préparation de Vextractum carnis, qui est fort importante, les fabriques de la province fournissent encore des vins différents, des eaux-de-vie, de délicieuses liqueurs de pêches, de limons doux, de pastè-

ques etc., du vin rouge et blanc (dans les colonies), du savon, du tabac en poudre, des cigares, des tissus et beaucoup d'autres produits.

Le commerce est considérable et très-animé; sans compter les ressources subsidiaires, les différents produits de l'élève et de l'exploitation de l'espèce bovine fournissent à la province les principaux articles d'exportation, tandis que dans l'intérieur, les colonies obtiennent de grands avantages de l'agriculture et de l'horticulture, et les populations agricoles des montagnes expédient leurs produits dans les villes et les municipes voisins.

L'importance considérable du commerce de la province de Sâo-Pedro de Rio-Grande do Sul est incontestable, surtout si l'on a égard aux difficultés de sa seule artère de communication directe avec l'Océan: le fleuve ou canal de Rio-Grande. En outre, se présentent de nouvelles voies de progrès et de grandeur dans les chemins de fer, les uns en exécution, d'autres en voie d'organisation; du sud la province; de Bio-Grande à Candiota (compagnie anglaise); de Santa-Oatarina ; de Porto- Alegre à Hamburger-Berg par Sâo-Leopoldo, etc.; sans parler du développement des lignes du télégraphe électrique. Enfin, les banques , les puissantes maisons de commerce et les agences des banques anglaise et italienne, établies dans les capitales et les villes les plus considérables, attestent encore l'importance du commerce et la richesse de la province.

STATISTIQUE

Population. 440,000 habitants dont 360,000 libres et 80,000 esclaves.

Représentation nationale et provinciale; 3 sénateurs et 6 députés à l'assemblée générale, et 30 à la provinciale.

La province est divisée en 2 districts électoraux avec 566 électeurs et 39,671 citoyens qualifiés votants.

Force publique. Garde nationale: 17 commandements supérieurs , 5 bataillons et 2 sections de bataillon d'infanterie, 1 section de bataillon d'artillerie, 50 corps et 8 escadrons de cavalerie en service actif; 12 bataillons et 22 sections de

bataillon de réserve; avec un effectif de 12,833 gardes-nationaux de la force active et 10,780 de la réserve, total 23,613.

Corps policiaî: 356 hommes (état effectif).

Instruction primaire et secondaire. Primaire publique: 246 écoles dont 156 pour le sexe masculin avec 4715 élèves, et 90 pour le sexe féminin avec 2878 élèves; particulière'. 109 écoles: 2935 garçons et 1467 filles. Secondaire publique: 6 établissements dont 3 pour le sexe masculin avec 47 élèves et 3 pour le sexe féminin avec 97 élèves.

Les écoles d'instruction primaire particulière ne sont pas séparées pâr sexes, parce que beaucoup d'entre elles sont mixtes.

Les documents officiels ne donnent aucun renseignement sur l'instruction secondaire particulière.

Dans l'instruction secondaire publique, on remarque principalement le Lycée rio-grandense et YEcole normale.

Division civile , judiciaire et ecclésiastique: La province de Rio-Grande do Sul se divise et se subdivise en comarcas (districts), municipes et paroisses, ainsi qu'il suit:

Comarcas.

Municipes.

Paroisses.

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