S.Antonio do/1. S. Antonio do Monte
Monte (b.) 1 2. N. S. das Dores do Atterrado.
TOPOGRAPHIE
A Minas-Geraes , l'exploitation des terrains aurifères et des gisements de pierres précieuses ont fait presque subitement surgir de nombreuses bourgades qui ont acquis en quelques années un développement et une richesse considérables, pour rester ensuite stationnaires ou tomber en décadence à mesure que s'épuisaient ou diminuaient les produits des mines et que d'autres plus abondantes étaient découvertes, ce qui créait de nouveaux foyers de population. Ce fait et la grande étendue de' la province dépendante de ses voisines maritimes, à cause de sa position centrale, et les communications devenues relativement faciles avec le grand entrepôt commercial de la ville de Rio de Janeiro, ont influé et influent encore tellement que dans l'opulente province de Minas-Geraes, bien qu'il y ait des villes remarquables, aucune ne correspond à l'importance générale de la province. Le chemin de fer de Pedro II modifiera beaucoup ces conditions économiques, mais encore et peut-être même pour ce motif, Minas-Geraes, tout en possédant sa capitale administrative et politique dans son propre sein, continuera à avoir pour capitale économique, c'est-à-dire industrielle et commerciale la ville de Rio de Janeiro, out reses rapports avec Bahia et Sào- Paulo et les communications probables par le Mucury avec la province d'Espirito-Santo , qui toutes réunies représentent la partie la moins importante de son exportation. Cette dépendance est le lien fraternel et d'intérêt réciproque qui fait des provinces de Rio de Janeiro et Minas-Geraes les deux sœurs les plus étroitement liées dans la famille provinciale de l'empire.
Macedo, BrésU. 30
Cette province faiblement peuplée, relativement à son étendue, et pourtant la plus populeuse de l'empire, présente plus de cinquante villes dans son vaste territoire. Notre cadre ne nous permet pas de nous occuper de chacune de ces villes en particulier, et d'ailleurs, elles ont déjà été toutes indiquées dans la division civile. Nous allons pourtant mentionner quelques-unes des plus importantes: Ouro-Preto, capitale, ancienne Yilîa-JRica, sur la chaîne du même nom, autrefois très-riche et prospère, actuellement encore assez importante à cause de sa condition de chef-lieu administratif de la province. Elle garde la mémoire de la maison de Tiradentes rasée par une condamnation qui en a également maudit le sol, glorifié d'ailleurs en 1822; et d'une autre maison, celle où vécut et mourut la belle MariUa de Dirceu, chantée par la lyre de Gonzaga, un des proscrits de la conjuration de Minas. Marianna, ancien bourg Leal do Carmo, créée ville épiscopale en 1745 par Dom Joâo V qui lui donna le nom de son épouse bien- aimée; située près de la rive droite du gros ruisseau do Carmo, voisine à l'E.-N.-E. d1 Ouro-Preto, belle mais en décadence; on remarque ses chapelles, ses ponts, le palais de l'évôque et le séminaire épiscopal hors de ses murs. Sâo-Joâo d'El-Rei, sur les ruisseaux Tejuco et Barreiros, à 410 kilom. N.-N.-O. de la capitale de l'empire; à l'époque de sa fondation, elle eut à subir les longues et fameuses dissensions entre les paulistas et les forasteiros; elle s'accrut rapidement par l'exploitation des mines et ensuite par la production agricole de son fertile municipe; elle est riche et son commerce est assez étendu. Sabarâ, sur la rive droite du Eio das Velhas, au-dessous du confluent du Sabara-Buçû, enrichie par la production minérale et l'industrie agricole. Diamantina, ville épiscopale à 370 kilom. N.-N.-O. d1 Ouro-Preto, dans une vallée entourée de hautes montagnes, traversée de nombreux ruisseaux qui charrient de l'or et des diamants, autrefois très-riches et qui ne sont pas encore épuisés; le climat du district est tempéré et très-sain, et la ville florissante. Barbacena, Serro, Paracatû, Januaria et d'autres sont semblables aux précédentes pour la richesse minérale et les autres conditions.
COLONISATION ET CATÉCHÈSE.
La province de Minas-Geras compte un nombre considérable de colons, principalement portugais des Açores, qui s'emploient comme journaliers dans les fazendas des municipes du sud et se louent de l'excellence du climat dont ils jouissent et de la fortune qui leur sourit en récompense de leur travail.
Il existe en outre quelques noyaux de colonisation qui attendent un plus grand développement; mais la province aurait beaucoup plus d'avantages avec l'immigration spontanée qui y trouverait d'excellentes terres disponibles, un climat très -sain et tempéré et un sol d'une fertilité étonnante.
11 y a de nombreuses tribus sauvages qu'on aurait facilement pu évangéliser si l'on s'en était donné la peine, surtout si l'on avait eu plus de patience, de persistance, et si l'on avait su faire à propos quelques sacrifices pécuniaires. La preuve des résultats que donnerait cette catéchèse, c'est le fait de nombreuses hordes déjà réunies en villages et qui s'occupent de travaux agricoles, de même que beaucoup d'Indiens qui vivent au milieu des hommes civilisés. Dernièrement, le gouvernement provincial de Minas avait commencé à mettre à exécution des plans rationnels et des moyens plus pratiques et plus efficaces de catéchèse; mais dans ce cas la constance dans les moyens d'exécution vaut mieux que le bon choix du système.