Natividade (b
ll.BoaVista l.Boa Vista(v.) 1.
Paroisses.
N. S. Madré de Deus do Catalâo.
N, S. do Desterro de Caldas Novas.
N. S. do Carmo de ViUa Bella.
S. Ilita do Paranahyba.
N. S. da Conceiçâo de Santa Cruz.
Divîno Espirito Santo do Vaivem.
N. S. do Pilar.
N. S. da Conceiçâo de Crixâs.
S. Antonio do Ainaro Leite.
S. José de Tocantins.
N. S. da Conceiçâo de Trahiras.
Sant' Anna de Cavalcante.
S. Theodoro de Nova Roma.
S. Félix.
S. Sebastiâo do Forte.
N. S. dos Remedios de Arraias.
S. Antonio do Mono do Chapéo.
S. Domingos.
Sant' Anna da Posse.
S. Joào da Palma.
Divino Espirito Santo do Peixe.
N. S. da Conceiçâo.
S. José do Duro.
S. Maria de Taguatinga.
N. S. das Mercôs do Porto Impérial.
N. S. do Carmo.
N. S. da Natividade.
Sant' Anna da Chapada.
S. Miguel e Aimas.
N. S. da Consolaçâo da Boa Vista.
TOPOGRAPHIE
Goyaz , ville et capitale de la province, ancienne Villa- Boa et d'abord bourgade de Sauf Anna, située sur la rivière Vermelbo qui la traverse; ses principaux édifices sont le palais du gouvernement, celui de l'évêque, l'hôtel de ville, la cathédrale et l'édifice dont on a dernièrement fait l'acquisition pour y établir le séminaire épiscopal. Elle possède un hôpital de
charité, un pont sur la rivière etc. Meia- Ponte, sur les rives du Rio dos Aimas, à 170 kilom. E. de la ville de Goyaz: c'est la plus considérable de la province pour la production agricole de son municipe et pour son commerce. Elle contient de belles églises; on fabrique dans son district des tissus de laine et de coton. Santa-Luzia , dans une situation charmante, entre les rivières Ponte -Alta et Sào-Bartholomeu, à 13 kilom. de la route de Paracatû, à 330 kilom. E.-S.-O. de la ville de Goyaz. Comme les autres, elle a surgi dans le voisinage des mines d'or, mais dernièrement on y a un peu négligée l'extraction de l'or pour l'exploitation de l'agriculture et l'élève des bestiaux, bien plus lucrative. On y fait des fromages excellents. Porto-Imperial, sur la rive droite du Tocantins, à 1000 kilom. N. de la ville de Goyaz. Bomjim, à 290 kilom. S. de la même capitale, sur la route qui conduit à Sâo-Paulo et à Rio de Janeiro. Boa-Vista, sur le Tocantins, Catalâo et Palma. Ce sont les villes et, par conséquent, les principaux centres de population de la province.
A l'exception des villes et des bourgs qui doivent leur prospérité à leur position comme points intermédiaires dans les relations commerciales, toutes les autres villes et les bourgs, et même quelques-uns des premiers ont eu pour origine le voisinage des mines d'or et, bien que dans quelques municipes on s'occupe encore de l'extraction de ce métal, ils doivent leur principale richesse à l'agriculture et à l'élève des bestiaux.
CATÉCHÈSE.
La province de Goyaz offre un vaste champ à la catéchèse
dans ses nombreuses tribus sauvages.
Cette province compte les cinq villages d'Indiens suivants: Carretcio, fondé en 1764 à 130 kilom. de la capitale.
Actuellement habité par un petit nombre d'Indiens cherentes et
chavantes.
Sào-Josê do Araguaya, sur la rive droite de l'Araguaya, créé en 1845 par le moine capucin Frère Sigismundo de Taggia qui en est le directeur; il compte 321 Indiens cherentes et chavantes qui s'occupent de pêche et de culture.
Fedro-Affonso, créé en 1849 sur le bord du Rio do Somno, près de son confluent avec le Tocantins, par le capucin Frère Raphaël de Taggia ; il compte plus de 200 Indiens caràbôs qui s'occupent de labourage et de pêche, et s'engagent comme conducteurs de bestiaux exportés au Macaranhào.
Thcreza-Christina, également fondé en 1851 par Frère Raphaël de Taggia, au confluent du gros ruisseau Ipiabanha dans le Tocantins. Ce village comprenait plus de 3000 Indiens chcrentes et chavantes qui s'appliquaient au labourage, à la pêche et à la navigation. Ce village est considérablement déchu en conséquence de l'insalubrité de l'endroit et d'autres causes; il se trouve actuellement réduit à six familles cherentes. Mais, à 160 kilom. plus loin se trouve un autre village avec le nom local de Panella de Ferro qui réunit environ 1000 Indiens de la même tribu, sous la direction de l'Indien civilisé, le capitaine Manoel da Motta. Cet établissement promet de prendre un grand développement,
Boa-Vista, créé en 1841 par le capucin Frère Francisco do Monte Sâo-Vito, à 6500 mètres de la ville de Boa-YTista do Tocantins; il compte 600 Indiens apinagês qui s'occupent à la pêche, au labourage et à la navigation.
Quelques tribus d'Indiens apinagês, gradaûs et cayapôs commencent à se rapprocher de la civilisation et se présentent dans le village de Panella de Ferro et dans le fort de Santa- Maria pour y faire réparer leurs outils, s'en procurer d'autres, etc.
Le collège de Santa- Isabel fondé d'après les ordres du gouvernement impérial par M. le docteur Couto de Magalhàes qui l'a institué dans une maison du fort de Leopoldina et où les enfants indiens reçoivent l'instruction primaire, la religieuse et la professionnelle. Des informations données par M. le docteur Couto de Magalhàes sont on ne peut plus favorables: il assure que ces enfants indiens montrent assez de docilité et beaucoup d'intelligence.
Ce collège donnera probablement de grands résultats, car il contribuera puissamment à la civilisation des indigènes; au surplus c'est une œuvre philanthropique et humanitaire.