‹ Notions de littératureChapitre 47 sur 47 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Telles sont, dans leur ensemble et dans quelquesuns de leurs détails, les connaissances littéraires utiles à tout homme sérieux, qui veut se rendre compte de ses sentiments et de ses idées, mettre de l'orcire dans ses pensées et dans ses raisonnements, et les revêtir, soit en écrivant, soit en parlant, d'un slylo correct, clair, agréable, quelquefois ému.

Ces sortes d'études ont encore une utilité que l'expéi-lènce de Rollin a jadis éloquemment démontrée. Elles font acquérir l'habitude du travail, en adoucissent la peine, arrêtent et flxent la légèreté de l'esprit, relirent de l'oisiveté, remplissent les vides que les fonctions et les emplois laissent parfois dans les journées, mettent en état de juger sainement des ouvrages qui paraissent, de lier société avec les gens d'esprit, d'être reçu dans les meilleures compagnies , de prendre part aux entretiens des savants, de fournir de son côté à la conversation , oij sans cela on demeurerait muet , de donner, en un mot, à sa pensée et à son expression une justesse, une solidité, une précision, une grâce même, dont les connaisseurs ne tardent pas à s'apercevoir.

Ajoutons à ces avantages que les sciences et les lettres , unies dans une même intelligence par une espèce de lien fraternel , ne font pas seulement de celui qui les cultive un homme réfléchi , éloquent ou propre aux affaires : elles élèvent son cœur, en développant son esprit, et le conduisent ainsi au plus grand bonheur que l'on puisse goûter en ce monde , je veux dire le témoignage d'une bonne conscience et l'dstime des gens de bien.

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